lundi 22 septembre 2008

Lundi 22 septembre 2008

22 09 2008
Dans tous les sens
Après la fin du livre

Ophélie - Les gens pas comme nous, on ne comprend pas leur odeur…
Ce sont des gens que l’on regarde sans voir.
Eux qui font notre foule inéxistante.
Ils sont toutes les odeurs.
Un grand mélange qui ne veut rien dire-c’est pire.

Lui -  Il suinte, l'homme. C’est pire.

Ophélie - Oui ... Trop variée, trop vaste, l’odeur de la cohue…

Lui - L’incompréhension de cette odeur que l’on trouve dans une rue…

Ophélie - Oui : Des tas de gens mélangés… 

Lui - Fâchés, brûlés, aimés, attardés, pressées, désaxés, envolés !

Ophélie - Pas la peine de goûter, on risquerait d’avaler le vide…
De devenir plein de néant-désespérant.

Lui  - L’homme

Ophélie -  Désespérant...

Lui - Est un poème humoristique contre lui-même.

Ophélie - Mesdames et Messieurs

Lui - Vous puez et vous n’êtes pas beaux et vous n’y pouvez rien.

Ophélie - Tout de même... Vous êtes ridicules avec vos faux visages en plastiques, vos faux cheveux en nylons, vos fausses courbes prétentieuses, vous êtes ridicules car cela ne change rien à ce que vous êtes.

Lui - Dessous, ces fausses formes, vous sentez mauvais.
L'homme pu.

Ophélie - Mais s'il se lave il sentira bon. Tout est possible...


© Jack Jacques