lundi 18 août 2008

Lundi 1 septembre 2008

18 08 2008

Cette nuit où tous les chats sont gris quelques cadavres ont dansé ensemble…
Dans le jardin, le ver, le crapaud, Gertrude, nue, les pies moqueuses, les escargots et les orties : tout valsait : moi je voyais …
Et je buvais du grand regard tout ce qui luit la nuit de la fin août…
Plus loin les villes aussi tremblent la nuit.
Des bars dans des souterrains, des bipèdes pleins de substances qui dansent :
Tous cherchent l’amour.
Beaucoup s’arrangent avec le mensonge : celui de la consolation.
Gesticulation de l’amour en perdition : coincé au niveau de la braguette…
À la queue leu leu ça défile pour s’enfiler : cocaïne, Alcool, cigarettes des trottoirs, des rires en explosions, des générations en dégénération : alcool, cocaïne, cigarettes des trottoirs… Avale, console, oublie, consomme : des casiers pour les fous : encore plus fous : toujours plus fous !
Je suis ivre du regard...


Dimanche 31 août 2008

18 08 2008

Tremblements de lune noire.
Ne rien faire.
Ne pas bouger.
Attendre.
Laisser couver...
Sans peur car sans attache :
Je ne bouge pas.
Au paradis : Tout bouge sans mouvement...

lundi 16 juin 2008

Lundi 16 juin 2008

16 06 2008

Demander au soleil de se lever... La lune, elle, monte à son apogée.
Envie de chaleur sur la peau : pour effacer la chair de poule du moment...
Soleil...

Beau t’es beau t’es beau t’es beau t’es beau t’es beau t’es beau t’es beau t’es beau t’es

Convoquer la beauté du monde : la faire apparaître.

Beau t’es beau t’es beau t’es beau t’es beau t’es beau t’es beau t’es beau t’es beau t’es

Vouloir le beau du monde : il va se montrer.

Beautébeautébeautébeautébeautébeautébeautébeautébeautébeautébeautébeautébeau

Se concentrer sur le beau sans politesse.
Voilà l’existence : l’appel de la beauté.

Beautébeautébeautébeautébeautébeautébeautébeautébeautébeautébeautébeautébeau

Quand elle vient : la laisser libre de passer.

Se concentrer : maintenir l’état : laisser l’onde traverser.
Laisser passer.
Lui faire la place : c’est là : l'urgence de notre vie, notre race…
Du monde ?


© Jack Jacques

vendredi 6 juin 2008

Vendredi 6 juin 2008

06 06 2008

Un jour….
J’apprends que l’Amour meurt.
Un bouquet de fleurs…
Les pétales rouges sang qui éclaboussent le sol blanc.
Le coeur bat au milieu du silence.
Circulation du sang à l’intérieur. Pincement au cœur.
Chaleur autour : miel et douce.
Larmes amères…
Alors c’est vrai ?
C’est l’Amour qui meurt ?
Lui non plus ? Il n’est pas éternel ?
Si ?
Silence.
Il n’y a donc rien de solide ici ?
Silence.
Non ?
Silence.
Rien qui ne meurt pas ?
Silence.
Le piège est géant ?
Silence.
Fermé sur nous ?
Silence…
Nous reste-t-il ?
Si ?
Lance
Un désir ?
Silence.
Aimer à nouveau ?
Semer Aimer ? Encore ? Le récolter ? C’est ainsi qu’il survit ? C’est ça la vie ?
Mourir. Recommencer. Vivre après le deuil ? Quelle est notre race vraiment ?
Chut !
Vide.
Silence.

 
© Jack Jacques

vendredi 30 mai 2008

Vendredi 30 mai 2008

30 05 2008

J’éprouve : je me souviens de l’Amour.
Sa Foi porte à la connaissance : c’est une lumière : un phare : l’éclairage en est particulier car il n’est pas visible.
Pas touchable. Pas ou tout à la fois ?
Entendre et sentir : l’être touché.
Je suis touchée il semble.
Ne pas toucher pourtant.
Comme en regardant ce ciel le soir où deux astres se disent :
Bonjour, je t’aime, je suis là, j’épouse le globe face à toi, je garde tes formes…
C’est cela Aimer ?


©A.Vartanian

mardi 27 mai 2008

Mardi 27 mai 2008

27 05 2008

L’humanité rassemblée dans les couloirs du métro est une humanité docile ! J’ai traîné mon corps fantôme dans ces artères souterraines et je n’en croyais pas mes yeux. Tout un troupeau au pas, végétant dans les odeurs mêlées, attendant sagement que les rames emportent et désemportent, s’emplissent et se désemplissent de tous ces corps étrangers qui n’en devenaient qu’un : la foule.
Et dehors les voitures font ce que dessous les humains font…
C’est donc cela une ville d’aujourd’hui ? La puissance des pays riches ?
Mais c’est d’une pauvreté absolue… Une laideur épouvantable…
Comment l’esprit peut supporter cela ?
Comment pouvons-nous nous satisfaire d’un concept inacceptable et faux : la modernité ?
Qu’y a t il de moderne dans le fait de devenir un troupeau ?
La vie des humains est affreuse pour la plupart…
Des esclaves de la société.
Il y a beaucoup trop de monde aux heures de pointe !
Et comment font-ils eux pour aller travailler ?
Pour aller chercher l’argent qui leur donne le droit de vivre au sein de ce complexe organisé ?
Ils acceptent sans rien dire ?
Je comprends mieux pourquoi tous ces médecins administrent tous ces médicaments qui isolent l’esprit du corps : c’est une souffrance insurmontable d’être un humain moderne dans une grande ville…
Je n’ai pas supporté, moi… Je voulais taper tout le monde !
Il me montait des rages et des envies de tuer…
Envie d’écraser tout ça… C’est affreux… Je ne suis pas adaptée à ce monde civilisé… Incapable de prendre sur moi : il en est hors de question…
Je ne prendrai plus le métro ! Je marcherai à pied ! Je ne gagnerai pas ma vie tant pis…


© Gérard Laurent

lundi 26 mai 2008

Lundi 26 mai 2008

26 05 2008

Papa Ier, dit M. Shakespeare... Mon géniteur... Mon papa...
Pas facile d'être une fille de !

Comme il est long le temps de cette reconnaissance-là : le père.
Sitôt évoqué, ce nom-là : que l’origine se pose dans un néant insupportable…
Où est-il ? Qui est-il ?
Notre père qui êtes aux cieux, que foutez-vous Bon Dieu ?
Quelle famille semez-vous ainsi ?
Le père est absent.
Le mot famille prend la valeur du mot religion.
Immédiatement.
Nous sommes tous les cobayes de l’invisible Père. Notre héritage au fond des âges…
Avec ou sans foi, croyance, calcul, bonté ou pourriture au cœur :
Nous sommes tous insupportablement posés sur terre sans nom, sans reconnaissance, dans un vide si grand et si féminin que seule la quête du père rend supportable.
Qui que nous soyons… Homme et femme… Père et mère… frères humains qui après nous vivrez…
 Nous sommes des êtres prêtés par l’ineffable pour un moment définissable par le temps écoulé dans une vie : Sans preuve de Lui : le père de toute cette viande reproduite ici : d’orgasmes en organes : entre les cuisses des femmes.
 Mon esprit est à lui seul un esprit.
Mon corps est simplement un corps.
Et mon âme découle sans doute de quelque chose…
Loin du corps de mes géniteurs : au niveau de leur âme et plus loin encore…
Un soleil qui donne la vie, le père ?
Un astre que l’on ne peut affronter de face ?
Un minuscule spermatozoïde dans une laitance éjaculée dans le fond de la mer ?
Dans la mère ??
L’humilité mêlée à l’orgueil de plus grand, sans doute.
Une opération magique, absolument.
Une présence divine, assurément.
Qui toujours est l’inconnu.
Un dépassement de notre petit être qui se vautre à terre de jour en jour jusqu’à la lumière… Le père est un Dieu qui rend Dieux ses enfants…
Simplement un Dieu. Evidemment. Juste cela.
Des Dieux qui enfantent des Dieux. Et tout le monde sait que la perfection n’existe pas.
Pas ici.
Un père est un Dieu regrettable comme tous les êtres et pourtant si nécessaire à la chaîne…


© Consuelo Zoelly

jeudi 22 mai 2008

Jeudi 22 mai 2008

22 05 2008

Il n’y a rien de plus bouleversant que l’Amour :
Sa rencontre.
Le grand mystère : la séparation : ce qui en découle…
La peur. L’ignorance. Le fantasme. Le doute. Le flou. La parole.
Le mensonge :
Le plaisir.
La promesse rêve d’ amour adulte, pur, confiant : au plus secret de la beauté : qui brûle pour faire belle la vie.
Une lune après l’autre…
Des éclipses.


© Consuelo Zoelly

lundi 19 mai 2008

Lundi 19 mai 2008

19 05 2008

L’évolution de la femme dans notre partie du monde
Le dérapage de l’image
Le contrôle de la reproduction
La chair
La stagnation de la femme dans l’autre partie du monde
L’involution et l’évolution tout autour de l’ovulation
La terre nous remue l’eau nous secoue
Le bipède marche debout tant qu’il peut

voix - Aide toi et le ciel t’aidera...

L’avenir de l’homme c’est l’homme
Comme
L’avenir de la femme c’est la femme
Puis
L’avenir de l’humain c’est « l’ensemble » loin des schémas divisés…


© Heerabag

vendredi 16 mai 2008

Jeudi 15 mai 2008

16 05 2008

Etre ou ne pas ?

C'est quoi ?

Etre ?

C'est ça la question...


© Gérard Laurent

mercredi 14 mai 2008

Mercredi 14 mai 2008

14 05 2008

Couac à l'UMP : la loi OGM repoussée par l'Assemblée

Le Figaro - Il y a 4 heures
Nathalie Kosciusko-Morizet et Jean-Louis Borloo ont dû affronter, mardi, la grogne de leur majorité tout au long du débat à l'Assemblée nationale. Un nombre insuffisant de députés de la majorité dans l'Hémicycle a entraîné à une voix près le rejet du ...
Kosciusko-Morizet regrette la fin des débats sur les OGM Challenges
A l'UMP, trop d'absents... Nathalie Segaunes Le Parisien
France Info - Le Monde - 20minutes.fr - NaturaVox
279 autres articles >>nouvelobs.comGeorge W. Bush salue en Israël "un ami proche"
nouvelobs.com - Il y a 38 minutesLe président américain est arrivé en Israël pour participer aux festivités du 60e anniversaire de l'Etat hébreux et tenter également de relancer les négociations israélo-palestiniennes. Arrivé en Israël mercredi matin 14 mai, le président américain ...
George Bush en Israël France 2 NRJ s'envole de 10% et se désengage de NRJ Mobile Boursorama - 32 autres articles >>
Larousse s'ouvre au Net
Le Monde - 101 autres articles >> La piste Todt-Mourinho évoquée au PSG... Le come-back de Larsson...20minutes.fr - 33 autres articles >>
Dahina, rescapée de Michel Fourniret, témoignera à son procès
TF1 - 132 autres articles >>La France prend du poids
nouvelobs.com - 16 autres articles >>Clinton-Obama : et maintenant
TF1 - 1 526 autres articles >>Sarkozy, recueilli devant la dépouille de Pascal SevranTF1 - 329 autres articles >>Dans l'actualité-Jean-PaulMouren transat AG2RClarence SeedorfSociété Générale Justine Henin Nawaz Sharif Prison Break Indiana Jones

Ophelie 
Siil’enceu ! Merdaloreu ! J’ai la tête à l’envers je vais exploser euh….
Je voudrai juste entendre le chant des oiseaux et le bruit des feuilles là :
Dans la grande ville :
Au milieu des bruits d’homme et de leurs poubelles …
Entendre entre le silence : là : sur et sous ce banc du 13èmeu ....


                                                                            © Gérard Laurent

mardi 13 mai 2008

Mardi 13 mai 2008

13 05 2008

Les pleurs du monde arrosent la terre et s’évaporent au ciel.
Le peuple de Birmanie, le peuple de Chine à présent, la flore de Floride menacée par le feu…
Tout un dérèglement de la nature qui nous rend humbles
Qui pourrait toucher l’universel cœur de l’homme…
Dans son passage ici dans le temps sur la terre :
En prêt dans l’univers :
Les battements de la vie humaine résonnent et se partagent pour le meilleur et pour le pire.
Des milliers d’êtres disparaissent et des milliers  d’autres apparaissent dans un cycle toujours recommencé :
Le travail de la vie...


© heerabag

lundi 12 mai 2008

Lundi 12 mai 2008

12 05 2008

Ophélie

Je vous écris d’en bas : où je me trouve : noyée de partout : aux tréfonds : avec mélancolie et désespoir : à vous là-haut : plus haut : sans les bruits des dégâts qui traînent ici-bas : loin des agissements des humains paniqués : perdue dans cet enfer :  attachée à votre plus : connectée à vous et vautrée sous les poisses des non dits et les traces que laissent les mystères…

L’ange

là-haut :
plus haut :
où je suis :
élevé dans l’air :
avec amour et détachement :
pour la passion :
sans la prendre pour moi :
dans un ailleurs qui fuit les agitations et paniques de cet enfer de la matière…


Ophélie

Je t’entends d’en bas : connectée à ta voie…
Sans te voir : mais portée par le mystère…


L’ange
 

Connecté:
 léger dans l’air :
lourd de votre matière :
attaché à votre cœur…


samedi 10 mai 2008

Samedi 10 mais 2008

10 05 2008

Un homme blanc dans l'dos ?


© Gérard Laurent


© Gérard Laurent

J'adore le concept... Plus on est de fous, plus c'est cool...

vendredi 9 mai 2008

Vendredi 9 mai 2008

09 05 2008

Il y a des artistes qui projettent des vœux dans le monde entier :
Du bout de leurs pinceaux, de leurs plumes, de leurs gestes…
Ce sont eux qui perpétuent mon existence.
Chaque jour, on me peint, on m’habille, me déshabille :
Je fais le tour des cœurs comme certains tournent autour de la terre :
Mon « Je » est un esprit fluide que je leur prête : un échange : un geste gratuit au milieu des calculs du monde…
Oncle Tom me raconte qu'il existe une série Ophélie composée par Artiste Ouvrier et Jérôme Menasger…
Et nous passons voir ça...
C’est immédiat les rencontre entre personnages…
À peine avais-je poussé la porte de l’atelier de Jérôme à Montreuil, que son homme blanc m’a sauté dessus !



© Gérard Laurent                                             © Gérard Laurent
Il faut savoir que l’homme blanc trouve la vie si belle qu’il s’y colle partout… Il saute de murs parisiens en murailles de chine avec une légèreté si facile qu’il semblerait que son créateur ait à peine besoin de poser son pinceau pour le faire apparaître !



© Gérard Laurent

Une robe toute neuve, vous vous rendez compte ?
Il va falloir que je "ménage" Consuelo qui venait tout juste de me rhabiller avec ce fin tablier...
Mais j'y songe...
C'est une robe Mesnager !
Pour balayer les crasses et poussières de l'existence...