mercredi 16 décembre 2009

Mercredi 16 décembre 2009

16 12 2009

JOURNAL DES TEMPS QUI COURENT


Soleil qui descend à présent.
De moins en moins longtemps la lumière pour la terre avant de remonter de plus en plus longtemps cette lumière.
Tu vois ça ? La vie du temps ?
Tu l'imagines encore un peu cette vérité ?
Tu entends le silence sous le bruit que l'on fait et puis...
Le bruit qu'il fait le temps, sous le silence qui le couvre ?


© MCT

mardi 15 décembre 2009

Mardi 15 décembre 2009

15 12 2009

JOURNAL DES TEMPS QUI COURENT


La vie a passé sur nous. Tiens une goutte très fine de pluie…
Et toi ? Tu vois ta vie qui s’échappe de lignes en lignes ? Tu as peur de 2012 ? Peur de la mort ? Honte de l’avouer ? Ils disent que les pôles s’échangent. Qu’ils font ça, le Sud et le Nord à peu près tous les 70 000 ans. Ils cherchent partout, les hommes, moi aussi d’ailleurs, dans des livres, des vieilles prophéties, pas toi ? D’autres cherchent dans les complots des journaux, du côté des tirants… Mais quoi ? Que chercher ? La pourriture ou la beauté ? La fin d’un vieux monde ou le début d’un nouveau ?   Des évènements, des avions qui s’écrasent, des actualités météo, des ministres qui emménagent, des corps qui se battent juste à un mur de ceux qui s’adorent et toi qui bat-là : sous tout ça…
Un peu de silence, n’est-ce pas ?
Silence.


© Jacques Perdigues

lundi 14 décembre 2009

Lundi 14 décembre 2009

14 12 2009

JOURNAL DES TEMPS QUI COURENT


Je reste seule avec toi, à présent.
Je vais fouiller seule devant toi, tout ça d’Elle.
Avec l’auteur mort qui parle.
J’irais chercher ces mots et nous lirons ensemble.
Tu vœux ?
Tu viens ?


© MCT

dimanche 13 décembre 2009

Dimanche 13 décembre 2009

13 12 2009

JOURNAL DES TEMPS QUI COURENT


Tu as continué de lire...
Tout a basculé.
Nous a basculé.
Silence.
Un jour elle s’est éclipsée.
Elle m’a lâché la main, m’a posé face au papier et m’a dit : trace.
Je trace.
Ainsi sous la plume, elle s’est échappée, Ophélie.


© MCT

vendredi 11 décembre 2009

Vendredi 11 décembre 2009

11 12 2009

JOURNAL DES TEMPS QUI COURENT


Épilogue du premier geste


Il fait beau  sur Paris : le soleil levé va se recoucher.
Il s’achève, le récit, chaque jour.
Je n’ai qu’une idée en tête : raconter. Fouiller, trier, retrouver la mémoire.
Hamlet n’a plus d’idée. Je n’entends plus soudain son amour. Fils débranchés. Mains lâchées, cœurs détachés.
Aussi cruel que spontané, l’amour passe. La solitude refait surface. Libre à nouveau aux milliards d’autres.
On meurt seul de toute façon. On s’accompagne ensemble, mais on est seul. De toute façon. Tragédie des amours qui flanchent, légèreté de l’oubli qui panse.
Laisser tomber l’histoire comme Ophélie dans la rivière : plouf : Rupture.
Je n’ai qu’une idée : commencer.
Et puis recommencer.
Je suis  au creux du vertige.
Toi aussi ?


© MCT

jeudi 10 décembre 2009

Jeudi 10 décembre 2009

10 12 2009

JOURNAL DES TEMPS QUI COURENT


Nous avons peut-être pris l’image pour nous-même.
Peut-être que j’ai pris mon image ?
Peut-être que nos corps d’acteurs se sont pris pour eux-mêmes ?
Peut-être est-ce cela la vérité ?
Peut-être la vérité n’existe pas ?
Peut-être qu’il n’existe qu’une succession d’exemples tous aussi vrais les uns que les autres mais redevenus faux au sein d’un tout ?
Tous dans tout devient flou…


© MCT

lundi 7 décembre 2009

Lundi 7 décembre 2009

07 12 2009

JOURNAL DES TEMPS QUI COURENT


Venus n’est pas dans l’image extérieure de nous.
L’image est un moyen de transport… Regarde… Tu vois ?
Aphrodite beauté fatale qui éclipse tout de la raison et de la force mentale.
Rien à voir avec l’effort.
Démarche puissante.
Au milieu de toi elle est comme tu veux, comme tu l’imagines : ta liberté.
Regarde cette image : Cortège de fauves, Ophélie guidée par Aphrodite.
Conduite des chars dans le ciel, nos pensées volées au-dessus de nos consciences en des routes inconscientes.
C’est beau n’est-ce pas ?
Une pulsion en toute liberté sans autre arrière pensée.
Contemplation.
Il est souvent écrit perversion et désir animal...
Piège absolu
Etoile du désir


© MCT

vendredi 4 décembre 2009

Vendredi 4 décembre 2009

04 12 2009

JOURNAL DES TEMPS QUI COURENT


Soleil et vent. Clapotis des fenêtre à demi closes, vit de l’air.
Toi ? L’auteur ?
Le présent dans le jour qui se lève et qui descend…  Je le sens dans mes cheveux, le vent…
Quelqu’un parle ? Un regard bref derrière l’œil. J’imagine un flou autour d’un corps.
Une vision de loin, un possible mot comme « mystère »… L’apocalypse, la révélation du mystère ?
Vous les morts, vous soufflez aux vivants des airs de mer et d’écume.
Vous caressez autour de nos corps peut-être même qu’aujourd’hui certains d’entre vous me conduisent. Je me laisse faire. Je n’écoute pas forcément, ne fait pas trop attention à vous, mais comme un sang qui va sous les veines, vous accomplissez autour de nos êtres. Nous nous côtoyons sur des souvenirs et des pages d’écriture. Vous êtes ces vibrations dans les siècles qui passent et le vent sur nos têtes


© MCT

mercredi 2 décembre 2009

Mercredi 2 décembre 2009

02 12 2009

JOURNAL DES TEMPS QUI COURENT


Les dieux si tu veux ils sont là : tout un syncrétisme ambiant qui nous fabrique. Tout est là.
Derrière le crâne de chacun.
La déesse amour n’a pas encore terminé. Son cortège d’animaux sauvages,  maintient de notre monde et nous-même d’étreinte en étreinte, pour parvenir à l’humain. Si c’est elle qui donne l’impulse, ce désir sans qui tout est mort alors, c’est elle qui nous souffle : sur son courant nous nous laissons filer. C’est elle cette barque sur laquelle glisse Ophélie. De Shakespeare à Rimbaud, cette voix qui souffle à l’incarnation : son sacrifice qui germe en nous.


© MCT