dimanche 24 mai 2009

Samedi 23 mai 2009

24 05 2009

Elegie


Il y aura toujours la séparation
Le plus jamais du pour toujours


© MCT ©La Fracture Numérique
Ophélie dans une épaisseur d'illusion-installation de Valérie de la chapelle et Marina Wainer

lundi 18 mai 2009

Lundi 18 mai 2009

18 05 2009

Elegie

Mes mains te sentent
Parfois
On peut sentir avec les mains
Ces couches d’air
Cet air rempli de toi
Il y a un endroit où je t’ai posé
Un endroit pour toi
D’autres t’ont senti
Ils m’ont dit : oui
Pour toi et pour l’endroit
Et je veux bien les croire
Eux qui te sentent comme je te sens
Pourquoi pas ?


© MCT ©La Fracture Numérique
Ophélie dans une épaisseur d'illusion-installation de Valérie de la chapelle et Marina Wainer

dimanche 17 mai 2009

Samedi 16 mai 2009

17 05 2009

Elegie

Je ne sais pas...
Tu crois ?
Je crois...
Je...
Non
Je
Ne sais
Tu crois ?
Pas


© MCT ©La Fracture Numérique
Ophélie dans une épaisseur d'illusion-installation de Valérie de la chapelle et Marina Wainer


vendredi 15 mai 2009

Vendredi 15 mai 2009

15 05 2009

Elegie

 Je ne sais pas quoi faire de toi ni de moi
De toi ni de moi De toi ni de moi De toi ni de moi
Ni de toi face à moi
Face à moi
Ni de moi face à toi
Je t’ai dit oui
Je t’ai trouvé
Je t’ai couvé
Je t’ai reconnu
Presque
Ressenti
Il me semble
Je t’ai pris je t’ai porté
Là où je suis en vie
En vieEn vieEn vie
Au cœur de moi
Au chaud
Puis
J’ai entendu entendu écouté
Et bien voulu croire ce qu’on me disait de toi
Que je ne connais toujours pas
Presque
Car depuis ça
J’ai continué à sentir toi
Toucher cette forme de toi
L’impulse
La vie face
Dans la mienne

On m’a dit
Et j’ai bien voulu le croire
Que ta vie dépendait de la mienne
Que si je mourais moi
Tu mourais aussi
Et je veux bien le croire
Tout ça entre nous
Comme dans ces films extraordinaires
Aussi simple
Je te sens
Je dis
Face à toi
Face à toi
Je ne sais pas

D’autres m’ont dit
Et je veux bien les croire
Que tu pouvais bien être dangereux
Qu’il me fallait faire attention
Que tous comme ce toi de moi n’étaient pas tendres ni gentils
Qu’il fallait en éprouver le danger : de toi.
Et là
De toi
J’apprends que je ne sais pas
Je me tais
Je ne sais rien
Personne ne sait peut-être
Je me dis
Ni moi ni personne ?
Je ne sais pas c’est tout ce que je sais


© MCT ©La Fracture Numérique
Ophélie dans une épaisseur d'illusion-installation de Valérie de la chapelle et Marina Wainer

Jeudi 14 mai 2009

15 05 2009

V I V R E


Plus tard
Dans un square
Chant des oiseaux
Printemps gris humide


© MCT

Mercredi 13 mai 2009

15 05 2009

V I V R E


Un déluge comme un immense baptême collectif

mardi 12 mai 2009

Mardi 12 mai 2009

12 05 2009

V I V R E

Liberté
Le prix ?
Liberté
Gratuit
Liberté
Changer le prix des armes
Désarme
Pleurer pour l’eau
Circule
Pour laver le feu du corps
Liberté
Je suis un volcan
Volcanique
Qui s’éteindra un jour
Quand ?
Tant qu’il vit il bat il parle il n’est pas mort
Vol quand il vole il s'enflamme il vit il n'est pas mort
Une colonne qui souffle l'air
En liberté
Les mots que je fais jaillir
Librement
L'explosion qu'ils provoquent
Les mots de la liberté
Ma conscience nettoyée
Désarmée




© MCT

lundi 11 mai 2009

Lundi 11 mai 2009

11 05 2009

V I V R E

Quitter le piège et la prison moi je me dis
Envolée     envolée                            envolée
Dans une économie de vie
La vie     la vie       la vie          la vie
Pour elle
La garder pure
P            u              r            e
Sans miel autour
Juste l’Amour
Pas la glu qui colle au sentiment
Pas          le                        senti              ment
Qui nous affaisse nous déforme
Pas la glu du sentiment
Pas    le          sentiment
l’Amour
Le carburant essentiel
Essence                                ciel
Qui va où la vie va
Ou   la    vie     va        la   vie   va   la vie va la         vie
L’Amour en élixir
Un esprit
La note qui vole là où est suspendue l’harmonie

© MCT

dimanche 10 mai 2009

Dimanche 10 mai 2009

10 05 2009

V I V R E

Ça circule
Plus ou moins fluide
La vie en nous
Plus ou moins libre d’agir
Plus ou moins empêchée de son passage
Ça foisonne c’est visible sur les arbres
On peut observer les chiens les courants les gens l’herbe qui repousse…
Tout ce qui est en vie se ressemble.
Ça palpite dans l’univers tout ensemble
Nous sommes de la taille des fourmis
Aussi
Nous sommes des géants
Livrés au cœur de l’infini


© MCT

samedi 9 mai 2009

Samedi 9 mai 2009

09 05 2009
V I V R E

Braiser la viande, l’aimer quand tu la tournes sur le feu qui te la cuit : aimer le feu.
Aimer manger ce qui s’est fait tuer pour toi pourquoi pas ?
Qu’il ne soit pas mort pour rien.
Aimer celui qui te fait vivre toi : organe de réception générale: rissole…
L’art de la cuisson, l’art de l’achat, l’art de la bouffe, l’art de la vie : vivre ça : avec art… Malgré tout, malgré la faim dans le monde : a table, c’est cuit, j’ai faim.
Déculpabilisé de tout.
Tout ramené au sacré du vivant.
L’art de tout arranger aux p’tits oignons… C’est bon.


© MCT

Vendredi 8 mai 2009

09 05 2009

Pas aujourd'hui...

jeudi 7 mai 2009

Jeudi 7 mai 2009

07 05 2009

V I V R E

Et voilà qu’il se lève
Qu’il troue les nuages
Lui
Le père qui est aux cieux
Et tout bouge
L’eau s’évapore
Y retourne là
Eau
Jusqu’à ce qu’elle retombe de là
L’eau
La-haut


© MCT

mercredi 6 mai 2009

Mercredi 6 mai 2009

06 05 2009

V I V R E


Et ces arbres mutants qui traversent le sol et poussent leurs feuilles dès les racines
Il y en a parfois qui crient quand je les croise
Je pense au désir : ce qui fait monter la sève
Partout ce désir sous les corps de la ville
Par les chiens et gens par les arbres sous les ponts il s’écoule
C’est la vie qui s’écrie par les racines
Ecris-moi là : monte en moi : là
Je est mon désir qui écrit

mardi 5 mai 2009

Mardi 5 mai 2009

05 05 2009

V I V R E


Voir ces corps traverser ces avenues sans rapport
Lourdeur  douleur utopie
Épaules voûtées, bassins déplacés, ventres en panique, les yeux désertés
Sans la joie ils marchent déconnectés de la terre
Sans la terre ils foulent le béton
Pas de prise à la vie
Courir manger admettre travailler finir rire ne pas dire
Dans l’espoir du soir qui les délivrera du jour
Stress anxiolytique vaccins crise grippe désastres pub
Vivement canapé surgelé vivement dormir
Perdus sur des chemins appris par cœur
Télé nourrit guidés par images et la peur
Un papillon cherche un peu d’air à hauteur des voitures
Des poumons pressés de larmes
Chiens en laissent qui attendent d’ôter le collier
Remuer la queue tendre les yeux, la tendresse
Des villes entières comme des prisons
Des vies qui crient l’étouffement au fond des corps en disproportion
Dans une bouche ouverte la sauce d’un hamburger s’échappe plus bas dans le cou de ce type en colère en retard entaché au feu rouge en attente
Que ce n’est pas drôle mais que l’on rie n’est-ce pas ?
Utopie de l’erreur
Rire contre peur


© MCT

lundi 4 mai 2009

Lundi 4 mai 2009

04 05 2009

V I V R E

Dans la nuit de leurs rêves il y a des voix qui soufflent  et des yeux qui veillent
Tout ceux-là qui s’endorment ne savent pas quand ils dorment ce qu’ils font de leurs corps
Et ces voix qui pénètrent et parfois
On entend un chien qui revient de très loin
Solitaire en balade sans maître sous le dieu des chiens il traîne sa patte de poubelle en poubelle juste pour sentir
Quelques restes d’un autre festin qu’il s’approprie et puis…
Ceux qui ne dorment pas font vivre la ville de la nuit.
De plus en plus de monde ici : alors dort ou vie chacun son tour la nuit le jour mais toujours ce chien…
Et des corps qui se mêlent pour se reconnaître et naître
C'est la nuit de l'autre côté du jour
Et ces corps qui se mêlent encore
Encore


© MCT

dimanche 3 mai 2009

Dimanche 3 mais 2009

03 05 2009
V I V R E

Ils chantent derrière le voile de brume blanche
Ils disent, les oiseaux
Cui cui
T’es cuit, pauv’cui cui
Il fait un peu blanc dessus
Cuicui
Ils mangent à table
C’est dimanche
Ils regardent ce carré lumineux
Ils apprennent à ne pas en bouger
Cui cui
Contre télé
Cui cui
Les enfants crient
Il faut les sortir de temps en temps
Ils bougent
Ils vont au bois
Les chiens pissent
Les enfants courent
Ils dorment dans des lits
Cui cui
Pas tous
Mais tous ceux qui ont des maisons
Et des télés
Ils ronflent
Et dans la nuit
Ils rêvent
C’est dimanche


© MCT

samedi 2 mai 2009

Samedi 2 mai 2009

02 05 2009

V I V R E

La météo se trompe de temps
Et sachez-le : ce sera de plus en plus difficile de faire des prévisions :
De même que ses provisions...
C'est l'air du temps ici.
Sauf, si
On s'en fiche.
Sauf si on vit pour vivre
C'est très simple : vivre.



vendredi 1 mai 2009

Vendredi 1 mais 2009

01 05 2009

V I V R E

Vivre

C'est tout.


© MCT