lundi 18 août 2008

Samedi 30 août 2008

18 08 2008
Après la fin du livre

Hamlet

En attendant l'herbe pousse...
Guildenstern et Rosencrantz qui n'ont jamais ni su jouer de musique ni se jouer d'Hamlet !


Guildenstern et Rosencrantz - Les roses attirent l'amour et attendrissent les sens de l'homme malgré leurs épines...
Nous pouvons toujours nous tendre, nous agiter sous le vent, nous ne produisons que picotement, détestation et brûlures...
Pour regagner l'amitié que nous avons trahie, la seule façon est de se laisser bouillir en soupe..
Nous faire bouffer par Hamlet pour nous libérer de nos traîtrises...
Que diable allions-nous faire dans cette galère !

Claudius leur crache dessus

Claudius - Fermez-la ! Soyez content comme je le suis de votre sort au paradis.
Végétez vos pensées en silence ou je vous pisse  à la feuille...

Guildenstern et Rosencrantz - Tu es répugnant Claudius roi de l'immonde...

Claudius - Je sais, je sais... Mais par le passé cela déjà était et sans vous déranger...

Guildenstern et Rosencrantz - On sait, on sait...
 

©Jak Jak
                                                                        A suivre...

Vendredi 29 août 2008

18 08 2008
Après la fin du livre

Hamlet

Laerte revient des profondeurs : il court depuis le dénouement tragique, en fidèle serviteur des passions, de toutes ses forces, il court pour échapper au tragique de situation : il porte un message…

Oiseaux/prêtresses – Que fais-tu à devancer la marée chien courageux …
Vers notre île as-tu l’intention d’aborder ?

Laërte – Aidez-moi, s’il-vous plait !
Retenez l’océan qu’il ne puisse m’avaler avant que mon message ne soit transmit dans l’oreille de celle que je cherche…

Oiseaux/prêtresses – Ta cause est à causer pour nous …
Qui est celle que tu cherches ?
Et réponds aux questions !
Veux-tu aborder notre île ?

Laërte – J’aborderai où elle sera et je ne sais encore où elle se tient !

Oiseaux/prêtresse – Réponds ! Qui est cette fille ?

Laërte – Ma sœur !

Oiseaux/prêtresse – Mais chaque âme en ce monde se vautre à terre dans l’espoir de trouver sa sœur :
Tu n’es pas le seul, pauvre bâtard...
Passe ton chemin si tu ne veux pas nous fâcher :
Rejoins la rive : ne reste pas entre deux mers ainsi :
Tu gênes nos projets et fais gronder les éléments…

Laërte – Mais je dois la trouver : j’ai le plus urgent des messages à faire passer :
Je cours pour quarante mille hommes depuis la fin de la pièce à la recherche d’Ophélie :
Ecoutez-moi, je vous en prie…

Oiseaux/prêtresse – De quoi s’agit-il ? De quoi ? De quoi ?
De quoi s’agite-t-il celui-là, là ???
Quel est le message de qui vient-il et quelle noble cause est urgente à tes yeux ?

Laërte – Loin de votre île, entre des pages noircies de drame, deux cœurs vibraient à l’unisson...
Mais par les méfaits d’un cours de loucheurs aveuglés, la communication fut brouillée et la mort a suspendu la pureté d’un amour à la démence d'une cour…
Hamlet m’a chargé de quelques mots qui auraient le pouvoir de reconnecter ces cœurs égarés!
Entendez-moi : c’est un sauvetage amoureux !

Oiseaux/prêtresse – Et toi ? Et toi ? Qu’y veux-tu prendre pour toi ?
On ne court pas ainsi comme un toutou face à la mer immense pour le seul bonheur d’un couple d’amoureux !
Que déguises-tu en prêchant un tel dévouement aux autres ?
Où est ton intérêt !
Parle sans mentir si tu ne veux pas périr : nous connaissons toutes les farces des cabots de ton genre !
Ne nous fait pas boire des couleuvres éclairées par des vessies, animal à quatre pattes !

Laërte – Je suis coupable coupable coupable !
Je suis damné damné damné... J'ai perdu mon âme...
Je suis à l’origine du drame : j’ai demandé à Ophélie de le fuir :
J’ai usé mon pouvoir fraternel et ainsi creuser sa tombe et sa folie…
Je dois me racheter, la retrouver, je suis condamné à précéder le drame que j’ai semé…
Aidez-moi !

Oiseaux/prêtresses – Nous causons, mon ami : nous causons et puis nous déciderons…
En attendant écoute : "Le bonheur est dans le pré, cours-y vite, cours-y vite, le bonheur est dans le pré, cours-y vite il va filer."
A moins que ce ne soit : "le bonheur est dans le près... Non, le prêt... Dans le près, cours-y vite, dans le prêt..."
A moins qu'il faille aller tout près dans le pré : cours-y, vite !



©Jak Jak
A suivre...                                                                                            

Jeudi 28 août 2008

18 08 2008
Après la fin du livre

Hamlet

Retour au jardin. Le ver et le crapaud prisonniers d’une vieille couronne d’or trop lourde…
Ils regardent vers le pommier, verts de rage tous deux. Gertrude, bipède féminin est assoupi sous l’arbre.


Claudius – Gertrude, Getrude…

Polonius – Regarde-la, Claudius…
Pourquoi elle n’a pas le visage d’une truie ou d’une dinde ?
Que n’a-t-elle pas fait pour que son supplice lui soit aussi doux ?

Claudius – Mon cher, souvenez-vous que les femmes sont d’un éternel mystère...
Il faut avouer que son seul tort est sa nature de reine…Ah ! Gertrude !
Elle n'est pas mal foutue cette fois non plus...
Nous avons au moins le régal des yeux dans cet enfer : une jolie femme c'est mieux qu'une truie, abruti !
Il faut payer ses crimes, c'est comme ça...
Dans Hamlet, le salaud, c’est moi et moi seul.
Je n’ai pas trouvé chez elle une complice à mes crimes : chaque action était manigance à son insu. 
Ah ! Gertrude ! C’est bien dommage, mais nous ne sommes pas face à Lady Macbeth !

Polonius – Je ne savais pas.

Claudius – Quoi ?

Polonius – Que le roi, toi, était le salaud…

Claudius – Et comment expliques-tu ton pauvre corps rampant si tu ne m’avais pas soupçonné du crime de mon frère ?
Pauvre lâche… Tu ne peux donc pas t’avouer que tu es le sale con de cette histoire ?

Polonius – Il est vrai, que parfois, je me suis demandé…
Cette mort soudaine, ce mariage précipité, mais que veux-tu, je suis là pour permettre à la cour…

Claudius – Ses mensonges ! Ton hypocrisie était la reine à ma cour, imbécile.
Cette couronne nous écrase aujourd’hui ! Regardes-toi :
Ne sommes-nous pas ici pour racheter notre âme, que tu continues à grouiller dans les larves pensées les plus mesquines.
Avoue donc, vermisseau, que tu ne vaux pas bien cher…

Polonius – Il faut avouer, oui… Oui. Mais Hamlet m’a ôté la vie dans la puissance de mon âge !

Claudius – Tu t’es opposé à son amour pour ta fille, tu l’espionnais, tu complotais avec moi contre lui qui ne songeait qu’à rendre justice à la justesse…

Polonius – Mais il aurait dépucelé ma douce enfant comme le font les jeunes merdeux de son espèce et posé la honte sur mon sang !

Claudius – Tête de strongle ! Qui te dit qu’elle ne s’est pas offerte à lui ?
Ne sais-tu pas que le plus grand crime est sans doute d’empêcher Eros de suivre sa volonté ?

Polonius – Cessez, vieux crapaud de me souffler ainsi votre haleine !
Je ne tolère plus ta supériorité stupide batracien : ici, tu n’es pas roi pour moi et je défends que l’on insulte la pureté de ma douce Ophélia…

Claudius – Ecoute laideron : je préfère les araignées aux vers de terre, mais si tu insistes, je tire la langue et t’avales en quatre heure…
Je te suis supérieur ici encore : deux mots de plus et j’te bouffe.

Ophélie – Je suis morte de rire…
C’est de ça que je suis morte : de trop rire au fond de moi : il faut que ça se sache un jour !

Un bruit vient de l'océan...



©Jak Jak
A suivre...

mercredi 27 août 2008

18 08 2008
Après la fin du livre

Hamlet

Acte III, scène I, je m’excuse, Hamlet, mon amour.
Cela m’a jetée dans le puit où coulent mes pensées tristes depuis.
Je suis lamentable, déshonorée, sans vertu : déchue.
Je ne connais que l’enfer à partir de cette scène.
Des milliers d’heures à ressasser que j’aurais dû garder les battements de mon cœur jalousement contre tous :
Te suivre toi, mentir à tous ces « eux » qui voulaient perdre l’amour de mon cœur.
Foutus nous deux : toi dans les airs, moi sous la terre.
Ce premier drame qui joue encore la répétition de sa complainte m’a rendu conne mais conne !
J’ai honte d’avoir suivi les manigances de ces sombres abrutis qui te voulaient voir mort et loin du pouvoir.
Honte de ma soumission à la volonté d’un père, d’un frère et de ces reines et rois du mensonge.
Je n’avais pas lu les bons livres qu’on me gardait secrets.
Pas assez entendu  le retour de mes sens qui seuls ne mentent pas à mon âme.
Si ce qu’ils nomment Dieu, tous ces prophètes du temps, et qui est vraiment grand et infini et pur et vivant sous toutes pensées : il me donnera raison.
Mon amour, mon si pur amour, moi seule peux te rendre la vie : battre pour toi : tout ouvrir à la vérité : la chercher auprès de toi…
Enterrer à tes côtés tous ces spectres abandonnés dans leur détresse et ce qu’on nomme le pêcher : les ensevelir enfin sous la terre, nettoyés de leurs mensonges.
Je t’attends pour commencer une autre fois « il était… »
Alors l’histoire à nouveau sera la nôtre :
Et nous effacerons de nos vies toutes ces anciennes conneries pour refleurir le paradis.
Va porter ces nouvelles à celui que j’adore, bel oiseau :
Répand sur le monde la couleur de l’amour :
Messager à tire d’ailes :
Fait ton travail, je fais le mien…


©Jak Jak
      

Mardi 26 août 2008

18 08 2008

Après la fin du livre

Hamlet
Le théâtre que j'explore en 2008 n'est pas figé sur un plateau.
Ma voix ne se projette pas à l'extérieur.
Mon personnage na plus besoin d'enfiler des costumes.
Il est nu comme la chair intérieure.
Transportable à l'infini.
En tournée permanente.
C'est un nouveau théâtre pour de nouveaux acteurs dans un nouveau monde.
Nouveau corps de ballet nouveau mouvement : posé sur la chute du vieux monde.
Mon corps en est la scène : le plateau et la salle : l'éclairage : le décors : le partenaire : l'auteur : le livre et la lecture...
Il est ce Tout livré au public : cet autre Tout.


©Jak Jak

lundi 25 août 2008

18 08 2008

Après la fin du livre

Hamlet

Tout existe.
Dans nos crânes : Tout est là.
Les mouvements de la terre sur le temps sont inscrits dans nos os.
Notre cerveau est stratifié par ce Tout.
Dans le trou, toute décomposée que je suis, même fragment de poussière, même fictive entre les lignes : je suis Tout.
Je, oui, est ailleurs, mais partout.
Par Tout, mon coeur qui sait aimer m'a mise en vie.
Le temps sur lequel je me promène m'arrête ici : dans le puit d'un jardin très ancien : connectée à l'artère de l'infini tempo.
Je, m'inscrit dans un corps, oui.
Je, m'édifie petit à petit.
Envers et contre la mort.
Pour le plaisir de remourir en vie, sans soucis.
Je mêle en mes veines toutes les vérités.
Bactéries, batraciens, atlantes, mésopotamiens, nouveaux et futurs dieux, intégristes, cosmonautes, poussières d'étoile :
Tout le magma de la conscience me fabrique.


©Jak Jak

A suivre...                                                                                          

Dimanche 24 août 2008

18 08 2008
Après la fin du livre

Hamlet
Le chant des déesses me souffle la richesse du grand mélange.
Magie de la transformation : humour de l'évolution.
Elles gueulent leur rage de vivre à travers des becs d'oiseaux.
Elles hurlent en tournoyant moqueuses et chient dans l'air des bipèdes qui les ignorent.
J'aime bien les anciens cultes : déesses d'amour et dieux héros : des aiguilleurs d'humanité qui veillent toujours...
Ils sont ainsi posés par dessus le petit monde qui grouille à terre : enivrés de leurs vertus sacrées, poétiques en leurs âmes exaltées.
Des personnages en survivance qui germent la pensée de l'homme moderne du fond des mers, raz la terre, perchés plus haut vers l'éther.
Ils voient tout, entendent tout : bien vivants : comme des miroirs d'esprit pour témoigner auprès de nos cellules.
Leur silence me traduit.
Comme celui de papa Shakespeare qui m'incarne.
C'est ce silence-là qui gagne sur toutes les gesticulations humaines, n'est-ce pas ?

©Jak Jak
A suivre...

samedi 23 août 2008

18 08 2008
Après la fin du livre

Hamlet

Ophélie - J’entends souvent le chant des femmes de l’île de Sein*.
Elles parlent à travers les flots, mes sœurs de l’eau….
Quand elles me visitent : elles prennent un corps d’oiseau.

*L’île de Sein n’est autre que l’insula Sena des Latins.
Pomponius Mela, au premier sicle de notre ère, écrivait :
«  Sena se trouve dans la mer britannique. Elle est célèbre par l’oracle d’une divinité gauloise. Ses prêtresses sont sanctifiées par le vœu de virginité perpétuelle. On dit qu’elles sont au nombre de neuf. Les Gaulois les nomment Sènes. Ils pensent que, douées de pouvoirs exceptionnels, elles peuvent par leurs incantations déchaîner les flots et les tempêtes, se métamorphoser selon leur caprice en toutes espèces d’animaux, guérir les maladies incurables, connaître l’avenir et le prédire ; mais elles n’exerceraient leur art qu’en faveur des navigateurs qui s’embarquent dans le seul dessein de les consulter. »


©Jak Jak
                                                                                                                   A suivre...

Vendredi 22 août 2008

18 08 2008
Après la fin du livre

Hamlet

Le soir tombe enfin sur ce divin jardin… Tout le jour le grand chambellan a couiné.

Polonius –  Que faire...

Ophélie – Faire bien dans l’instant présent dans le juste serait mieux
Que faire mieux dans le « coûte que coûte »…

Polonius - A l’ombre des pierres, traqué par les pies moqueuses, pauvre de moi : réincarné en ver de terre…
Moi qui rampais aux pieds d’un roi vers quoi ramper maintenant ?

Un affreux crapaud prisonnier d’une couronne se met à gueuler… C’est Claudius…

Claudius – Polonius !

Polonius – Claudius oh mon roi !

Claudius – Vite Polonius !!!
Cette affreuse couronne me pèse à présent. Trop lourde de sa ferraille, elle m’écrase : je ne peux plus bouger…

Ophélie est prise de fou rire…

Ophélie –Comme je rigole au fond du puit !
Fille de larmes où je pleure : il peut pleuvoir…
Vierge pleine de gouttes, je vous écoute.
Je suis contente !
Vous ne me croyez pas ?
Vous qui désiriez mon essorage dans cet autre livre !
Vos calculs pestilentiels furent le début de votre sècheresse…
Comme c’est drôle de vous voir ainsi !


©Jak Jak
A suivre...

Jeudi 21 août 2008

18 08 2008
Après la fin du livre

Hamlet

Polonius s’est abrité sous un caillou à l’entrée du puit...

Ophélie - Si Papa premier dit Monsieur Shakespeare n’a jamais parlé de ma mère, c’est qu’il m’attendait pour le faire.
Je ne parlerai pas de celle qui s’est peut-être accouplée avec Polonius, personnage géniteur.
Mais de celle qui nous porte tous : les vivants : les morts : les personnages : les auteurs : les illustres et les gueux :
La grande mère.
Cette nourricière du ciel, aidée par le vent, elle qui nous berce pour l’infini.
Devant ce ver paternel, cette hormone de testostérone, je vais dire ma vérité,  nue.
En fille des éléments, j’ouvre la suite du livre pour y tracer l’histoire.
La : dans le Là : cette dimension du présent exactement : où je regarde : je cherche l’explosion.
Je vœux être en paradis : là : où mon je : est.
N’est-ce pas que j’y suis, dis, Rimbaud ?
Mon jeu : être un autre je dans l’éternité…
Toi Rimbaud : rayon de soleil sur mon personnage d'O
Livrée à ton regard : en arc en ciel : en voyage depuis…
Sur ton long fleuve noir j’ai erré jusqu’aux cieux.
« Je » est une lune près d’Uranus
« Je » est au fond de ce puit dans le jardin du paradis
« Je » est sur scène sous plusieurs poitrines
« Je » est un jeu qui s’écrit : je : explose à l’amour du jour qui se lève !


©Jak Jak
                                                  
A suivre...

Mercredi 20 août 2008

18 08 2008
Après la fin du livre

Hamlet

Ophélie – Voici mon père…

Polonius – Chair… Pardon.
Je reprends.
Chère… Oh pourriture de chair…
Pourrr i i i : je suis cela.
Je reprends.
Pardon.
Chère ! Oh ! Ma chair : je me sens ramper de partout…
Pour où ?
Comme un long cou d’un seul coup à terre et sans vertèbre…
Ver qui rampe ainsi aux pieds de la cour de re/création…
Où sont-ils alors tous ceux de la cour ?
Où est le roi ? Et la Reine,cette salope à l’enfant de salauds !
Je me souviens de tout : derrière le rideau…
Mes enfants ? Où sont mes enfants ?
Silence.
Qui parle mon cœur et ma langue ?
Silence.
Mais où suis-je ?
Comment retourner à la cour ?
Je suis un homme important !Tremblez tout autour ! J’exige réparation !
Silence.
Que ce fou qui m’a pris pour un rat autrefois se montre et m’affronte !
Je l’attends tout ver que je suis devenu.
Qu’on me jette son corps au jardin : que j’y entre : que je le bouffe :
Hamlet ! Tu étais prince dans la cour du vice…
Ton épée dans mes viscères travaille toujours à ma vengeance.

Ophélie – Et voilà : Ca recommence !
D’où je suis au fond du puit, j’entends, je devine les dépressions sur le jardin :
Les choses s’opposent dans la fatalité.
Vous êtes petit, mon cher papa et vous rapetisserez peut-être encore : jusqu’au microbe
Vous ne voyez rien : un ignorant du réel…

Polonius – J’ai faim ! Je vais te bouffer Hamlet !
Je t’attends ! C’est l’heure de la résurrection des corps !
Montre toi ! C’est le grand chambellan qui te parle…

Ophélie - Vengeur imbécile : tu ne vois pas que tu te feras bouffer par les pies, pauvre papa…
Pauvre petit vermisseau qui frétille encore la haine à l’âme…
Apprends ta vie de simple lombric : rampe : allez : rampe : viens par ici…
Polonius rampe…
Voilà. C’est bien comme ça. Viens près du puit, mon papa : je te parlerais de la pluie.
Dépêche toi, les oiseaux tournent : c’est bientôt l’heure du repas : viens près de moi : là : sous la pierre…
C’est bien comme ça.


A suivre...

samedi 16 août 2008

Mardi 19 août 2008

16 08 2008
Après la fin du livre

Hamlet

ACTE I
Premier ver.


Dans un jardin souffle le vent.
Le soleil s’est levé après l’orage.
Petit matin.
Beauté du paysage.
Inondation de lumière à l’Est.
Des gris des sépias sur la mer retirée ce jour-là.
Des clochers, des synagogues, des mosquées, des temples :
Alignés, détachés au loin :
Qui grondent au fond du paysage.
Et la mer entre la terre de là-bas et l’île d’Ici où l’arbre se tient.
Un pommier vieux comme les siècles passés.
Large avec des bras enroulés pour porter tous ses fruits.
À terre, de la bouillie, des écorces, des feuilles, de la peau végétale.
Des pies qui chantent au jour nouveau, qui rient ensemble avec les cimes et le vent et l’herbe et toute la future pourriture que la terre nous prépare.
Les oiseaux du ciel qui attendent leur repas.
Un puit où je suis.
Un crapaud qui se gonfle et se dégonfle, couronné roi anciennement, méditant sur l’araignée qu’il s’apprête à bouffer : comme un lama da la I.
Un monde fou dans ce jardin.
Des milliers de langages.
Une tourterelle, une mouette qui rit cherchant des miettes.
Beaucoup d’oiseaux dans le jardin du château, à l’affût du moindre ver…
Dans la rosée, tout scintillant, c’est alors qu’il surgit :
Lui : le premier ver de cette nouvelle pièce :
Papa : Polonius…


A suivre...

Lundi 18 août 2008

16 08 2008
Après la fin du livre

Hamlet


Le grand Livre qui enferme les pensées dans l’Unique.
Un souffle qui empreinte au mensonge la parole d’une vérité vendue à des milliers d’exemplaires :
Exploitée au rythme du pain pour lui nourrir les sphincters au bipède qui se tord autour de ses boyaux :
Pour qu’il en chie d’autres d’avantage des comme lui et des comme elle :
Toujours d’avantage des constipés :
Multiplier le chiffre de l’unité qui se vomit, se recopie, se crache, se reproduit autour d’un vide porté au ventre :
Un creux au corps.

Prendre l’histoire où elle en est.
C’est-à-dire à la genèse de la faim.
Première récolte.
Partir ici, quelques siècles après le dernier acte.
Se réjouir de cette jachère qui a rendu la terre bien riche :
Engraissée de tous ses morts.
Revenir au château intérieur qui abrite le monde.
Descendre dans le jardin en son cœur :
S’agenouiller sous l’arbre :
En digérant la pomme et ses Adams :
Lire la suite d’Eve
La sève après le livre…
Récolter les fruits de la Sur Vie.


©Jak Jak
A suivre...

Dimanche 17 août 2008

16 08 2008
Après la fin du livre

Hamlet

Ecrire comme ouvrir la cage
A plusieurs
A chacun de parler
Un personnage dans un manège
L’un après l’autre
Suivant la queue Le-Le : Là
Des personnages en âge d’écrire le livre
Qui transpirent leur parole propre
Et leur joie
Et dire
Qu’il était Une foi.
Qu’Un jour l’humanité a découvert sa nature
Elle parlait au vent au feu à la pierre
Elle marchait à peine ses deux pieds sur la terre
Et dire
Qu’Un jour l’Humanité a découvert sa Lecture
L’H d’Humain…
Entendez-vous les brûlures infligées par ces lâches à tous ces L en écriture ?
La lecture Du Livre de l’Homme
Couchée dans des figures des images
Forgée par des maux
L’humanité à l’âge du livre…
Le feu sacré noyé entre les lignes
Un dieu uniquement masculin
Pour cacher qu’il est femme
Et dicter les bons mots
Avec des lettres tracées au sang des règles pour justifier la couverture…


©Jak Jak
A suivre...

Samedi 16 août 2008

16 08 2008
Après la fin du livre

Hamlet

Ainsi nouveau jeu
Autre jour
C’est après la fin du livre
Prendre les mêmes pour tracer
Toujours les mêmes pour la ligne infinie
Celle qui était suspendue au seul nom d’Un auteur
Briser le silence des siècles qui ont fait semblant de raisonner l’Histoire
H comme Hamlet comme oH ! mon Histoire...
Des terres
Le H !
de la guerre
L’enterrer la hache de guerre
OH...
Hamlet qui tourne en boucle comme un vaisseau dans le spatial
Perdu 
Engouffré dans un trou noir
Comme Jésus le Fils de l’Homme
Qui fait tourner la roue pour les Hamsters que nous sommes
H comme …
Homme
Hamster
Hamlet : Homme : Hamster
Un homme à l’âme
Un homme amer
Hamlet à la mère
Un homme à la mer


©Jak Jak
                                                                                                                                                        A suivre...

vendredi 15 août 2008

Vendredi 15 août 2008

15 08 2008

C'est Marie mère de la chair du fils de l'homme qui s'élève au ciel...
Première croyante de la vie éternelle : en réincarnation dans son propre corps...
La seul déesse des cathos...
Marie pleine de grâce oui, merci d'exister, quand-même !
Moi aussi : la vie éternelle... Tu lisais toi, et j'écris, moi:)
Alors voilà : j'y vais....
Et ce livre je te le dédie...

                                                                                        A Marie
Après la fin du livre

Hamlet

d’Ophélie de Shakespeare…


Écrire tout
L’histoire du sang de la sève
Le conflit intérieur
Celui de l’arbre au jardin qui déploie le symbole
La famille
La saga du sacrifice
Le cœur camouflé qui bataille souffreteux qui palpite en péché
Lui écrire à lui
L’homme moderne déconnecté de sa race d’animal tellurique
L’homme à pile ce meurtrier des villes qui s’ignore
Cet aveugle du regard
Écrire chacun son tour sur Le livre
Comme chacun fabrique la vie
Au point où la haine a tout bloqué
Écrire encore
Pour libérer l’amour enfouit


©Jak Jak
à suivre...

mercredi 6 août 2008

Jeudi 14 août 2008

06 08 2008

Mes amours

Ils sont amis de mes nuits.
Mes rêves ensanglantés et translucides me mènent à tous mes amours.
Ils sont le fruit du mélange et de la visite.
De l’échange et de la magie.
Ils ne sont pas désirés, ne sont pas décidés, ils sont énergie partagée.
Compliqués ?
Pourquoi pas…
Pourquoi ne pas dire conjugués au temps de l’au-delà.
Mon amour est immense et continuellement il se balance.
De l’éternel.
Il se renouvelle.
Il crée de l’amour avec de l’amour.
Je vis pour lui, je suis chienne fidèle.
J'ai compris cela une fois, ça suffit pour toutes les autres fois.
Je viens et je vais dans des bras, j’échappe parfois.
Je fuis, je dis : je m’en vais.
Je comprends que tout reste.
Où ça ?
Là ou ici et puis temps pire.


©Jak Jak

Mercredi 13 août 2008

06 08 2008

Humourcontrehomme

Tu as vu ton visage ?
Il paraît qu’il commence à puer. Qu’il se met à suinter.
Il se trouve de plus en plus laid.
Il essaye de réparer, d’y poser des matières, des liquides et des courbes trafiquées par des mains pour des corps …
Il est laid. Quoi qu’il fasse. Il se défigure de lui-même par respect.
Il pue.
De toutes ses cavités, une odeur de pourrit s’échappe.
Une odeur particulière, une odeur loin de celle de la terre.
Ça lui échappe.
L’homme pue.
Il a beau masquer l’odeur, faire des efforts détruire ce qui suinte, laver avec de l’eau claire, il sent mauvais à l’intérieur.
C’est cette puanteur commune à tous les êtres qui fait d’un homme un homme.
Qu’il soit propre ou sale il est sale.
Qu’il ait du bon ou du mauvais, il pue quand même de tout le pu du monde.
De plus en plus dans le plus il va vers sa destruction.
Il est inculte et sourd aux histoires de sa nature.
Il laisse des traces derrière lui où qu’il passe.
Il est l’incarnation de la prétention.
L’homme est un pet foireux.
Un enfoiré de la création.
La fierté de Dieu.
Mais, oui l’homme peut aimer.
Alors ce qui pue se met à être l’odeur de l’amour.
Cela a beau lui déplaire quelquefois…
Il y retourne par devoir.
Il n’a qu’à se renifler un peu plus sauvagement le derrière pour se mettre à aimer l’amour.
Il pourrait tout de même avouer ses liquides, ses trous, admettre qu’il est ainsi fait.
De trous et de liquides…
Cela ne puerait plus s’il en avait conscience.
Il pourrait dire : j’aime l’odeur de ton sexe une nuit après macération des liquides de l’amour…
Au lieu de cela, il lave la preuve qu’il est puanteur et se fait croire qu’il est une image nettoyée gage de sa civilité.
Il pourrait observer le milliard d’insectes qui lui lèchent les organes nuit et jour…
Ces milliards de petites cellules vivantes qui le construisent qui le fabriquent, qui le mangent et qui lui chient dessus…
Des animaux sur son corps d’animal.
L’homme est un poème humoristique contre lui-même.
Mesdames et Messieurs, vous puez et vous n’êtes pas beaux et vous n’y pouvez rien.
Vous êtes ridicules avec vos faux visages en plastique, vos faux cheveux en nylon, vos fausses courbes prétentieuses.
Vous êtes ridicules car cela ne change rien à ce que vous êtes.
Dessous, ces fausses formes, vous sentez mauvais.


©Jak Jak

Mardi 12 août 2008

06 08 2008

Tu vois bien que l’homme est immense.

Attends que le silence te découvre.
Tu verras, ce sera ta fête.
Attends que le vide te trouble.
Il saura faire de toi un être.
Attends d’attendre l’espoir et tu comprendras les miroirs.

Attends de te perdre pour l’amour.
Tu tomberas dans un creux de toi.
Tu ne sais pas faire noir ?
Comme le désir est long à venir…
Comme tu lui ressembles déjà.


©Jak Jak

Lundi 11 août 2008

06 08 2008

Tu as perdu quelque chose qui est à l’intérieur.
Chercher.
Regarder avec ton cœur.
Inventer avec ta vie.
Le chemin de cette vie.
Vomir tes indigestions d’émotions par le geste inattendu.
Guidé par la lumière au fond du noir.
Majestueusement étendu sur des voiles blancs.
Mettre des points, des cimetières, des frontières, des ambassades, des terrains qui semblent éteints.

Faire du vide avec du vide et y accrocher des gens.

Mourir comme tu respires.

Un trou fermé ne demande qu’à s’ouvrir.

Faire tant de manières pour tant de vide.

Revenir partout n’est jamais pareil.
 

©Jak Jak

Dimanche 10 août 2008

06 08 2008

Je te demande

Tu connais ta tâche ? Tu l’as accompli ? T’as pas autre chose à faire ou des questions à te poser ? Tu déchires pas les livres pour les lire ?
Tu me prends pour une réalité ? Je ne suis pas nette ? Tu louches ? Tu as besoin de lunettes ? De vacances ? Tu te poses des questions ?
Tu dors en marchant ? Tu dors en vivant ? Tu es inéxistencialiste ? Tu ne sais pas ce que ça veut dire ? Tu veux que je me taise ?
Tu veux pas que je t’emmerde ? Tu es certain d’être bien dans ta peau ? Pourquoi faire la morale de tes parents ?
Pourquoi tu baises comme ça ? Pourquoi pas comme ça ? Tu dors tout le temps quand tu travailles ? Tu te souviens de tes rêves ?
Tu veux une glace aux orteils ? Tu ne déchires toujours pas tes livres ? Tu te fais tirer les cartes ? Les vers du nez ?
Tu te lasses facilement ? Tu as de l’humour ? Tu es aimé ? Pourquoi tu somnoles quand tu penses ? Tu aimes tes réalités ?
Tu crois que je suis homme ou femme ? Tu réalites ou tu penses ? Tu crois à quoi ? Tu veux devenir riche en Euros ? Tu dors ?
Tu as envie de devenir réalité avec moi ? Tu veux une fusion ? Une fusée ? Tu sais faire pipi sans verser une goutte dans l’air ?
Tu connais le goût de ton corps, de ta peau ? Tu veux pas faire une pause ?
Pause
Faire une marelle pour aller toucher terre jusqu’au ciel en poussant un petit caillou du bout du pied…
Tu m’aimes ?
Silence
Tu viens ? Tu déchires pas ? Tu vois avec tes lunettes ? Tu imagines ? Tu connais un air d’opéra en verlan ?
Tu veux pas essayer….
Fais un effort s’il te plaît.


©Jak Jak

Samedi 9 août 2008

06 08 2008

Tu veux encore devenir riche, alors multiplie.
Des millions de plis sur des millions de draps.
C’est exactement comme ça les sortilèges.
De l’amour.
De la peur.
Ensorcelés.
Les femmes avec les hommes dans le même corps.
Les enfants avec l’amour dans le même ventre.
La terre avec le ciel et l’eau dans le même corps.
Encore.
Formellement.
Sans aucun droit.
Sans rien d’autre que ça.
Juste tout.

La musique.
Le must de la terre et des étoiles.
Le seul poète possible.
Des mots fait de tous les mots de toutes les déchirures passées et à venir, la musique.
La seule phrase de l’unique poème.

Un vente et l’autre vie.

Mon dieu, mon si Mauvais Dieu.
Dans les rêves tuer Dieu.
Sinon pourquoi mourir ?


©Jak Jak

Vendredi 8 juillet 2008

06 08 2008

Rêve.
Air.
Va faire tes courses en volant.
Prends une bouche avec toi et gonfle au fond du fond.
Fait de la place avec de l’air pour y poser tes secrets.
Tes histoires.
Tes mémoires entassées.
Prends tout qu’il faut prendre dans les rêves et ramène au diurne pour invoquer ton passé.
Ne te crois pas vivant.
Tu es mort.
Mort dans le temps.
Perdu.
Tu as bien le droit de pleurer puisque tu as tous les droits.
Des rires et des éclats de voix.
Des étreintes qui te collent à la peau pour toujours.
Ne parle pas de droit. Cela n’existe pas.
Ne parle pas de justice.
Dévisses.
Décloues toutes les planches et fais-en des arbres.
Nettoies les couleurs et fais-en des fleurs.
Invente.
Tu es tout le monde.
Tuer tout le monde.

Dans les bras des sortilèges, tourne les manèges.
Alchimise les blancs, fais en de la neige.
Tu sais tout.
Tu peux tout déchirer.
Déchires tes écrits.
Invente la vie.
Un vente et l’autre vie.
Ne vends rien, donne tout.


©Jak Jak

Jeudi 7 août 2008

06 08 2008

Merde.

Il faut être un peu grossier pour être vu.
Sinon tu peux pas passer les barrières.
Merde.
Merde.
Merde.
Mère.
Mer.
De.
Deux.
Je vous aime.
Il faut toujours laisser passer jetaime quand il veut sortir.
Il ne faut pas l’étouffer, ne pas le laisser mourir au fond des ventres.
Il y a des jetaimes qui se meurent dans les gorges par pudeur et puis tout s’éteint.
Quelque chose ne pardonne rien.
Déchirer.
Mauvais Dieu.
Rime avec terre, l’air, la mer, le vert, se taire.


©Jak Jak

Mercredi 6 août 2008

06 08 2008

Tous les livres sont des gens.
Plus ou moins lucides.
Toutes les lucidités sont des tournants.
Plus ou moins ceux des gens.
Parmi tant de fantômes, je préfère être dedans.
C’est rassurant.
C’est un mensonge qui est mon petit luxe à moi.
En réalité, je veux dire au fond de moi, je suis amour et douceur.
Je dirais même infinie douceur.
Mais en réalité…
Celle de tout le monde, je suis une emmerdeuse.
De vocation.
La réalité.
Ce mot est très mal écrit.
Il est mal placé.
Mal utilisé.
Si je le déchire, que je lie sa déchirure, il se transforme en verbe.
Et je peux enfin dire, je réalite de l’intérieur.
Ou bien tu me réalites toujours de l’extérieur.
Ça te choque de dire ça comme ça ?
Réalites-tu ?
Ce qui me choque, c’est que tout le monde réalite tout le monde de l’extérieur.
Et sois même aussi, de l’extérieur.
Fais ce que tu veux avec tes déchirures mais lucidifies quand même ton langage.

mardi 5 août 2008

Mardi 5 août 2008

05 08 2008

Il faut bien commencer par quelque part.
Peut-être dire je et tu et jouer au roman.
Autrement.
Toujours autrement.
Absolument.

Maintenant, le titre justifié.

Elipse Roman

J’ai déchiré les livres.
Pas brûlé, déchiré.
Aux déchirures, j’ai relu.
Tout était beaucoup plus clair.
Bien mieux écrit.
Je fais tout de moi-même.
Même les livres des autres.
Surtout ceux des prophètes.
Eux, ce sont les plus drôles.
Les plus simples aussi.
Je parviens à les déchiffrer dans toutes les langues.
Même les futures et toutes celles qui n’ont peut-être pas existé.
Si je ne fais pas comme ça, je ne peux pas lire.
Si je prends juste un truc en papier relié, je m’emmerde devant la signature et son auteur.
Je n’ai aucun respect pour aucun auteur.
De la passion, oui.
C’est comme un homme, un livre.
On le prend, on l’engloutit et on le digère au rythme que l’on peut.
Il peut s’étendre sur la vie entière ou s’oublier en un instant.
Le plus important étant de passer un moment.


©Jak Jak

lundi 4 août 2008

Lundi 4 août 2008

04 08 2008

Travers.
C’est tout en travers.
Vider de l’eau pour effacer les écritures.
Lire dans le trouble des mots.
Déchirer les livres.
Lire les déchirures.
Incendier les bibliothèques, éteindre le feu.
Lire ensuite tout ce qui reste autour d’un banquet.
Recommencer.
Changer de peau.
Voir au fond du fond.
Dans le fond, ce qui fond ce n’est que nous.
Nous-même.
La peau dégouline sur les os jusqu’à obtention d’une patte suffisamment rendue liquide pour passer les étapes.
Puis mourir, comme vous dites. Puis quoi ?
Des certitudes, peut-être ?
Peur ?
Encore ?
Mais de quoi bon dieu ?
Que dis-je… Mais de quoi avons-nous peur, mauvais dieu ?
Tu vois bien qu’il faut déchirer les expressions.
D’où qu’il est bon dieu ?
T’as pas vu ?
T’as pas compris ?
Mais d’où que viennent tous ces mensonges ?


©Jak Jak

Dimanche 3 août 2008

04 08 2008

Faites de l’opéra.
À l’envers.
Image innée.
Imaginez.
Traversez tout de travers.
C’est… À l’envers.
Des petites clochettes, des petits chuchotements où il y a tout dedans.

Videz vos placards des ordures que vous entassez.
Faites envoler les ordures.
Détruisez les écritures.
Ne gardez que les écrits.
Putain au teint de pue, ne racontez plus d’histoires aux enfants.
Nous sommes des putains, nous le savons bien.
Emmenez la douceur jusqu’au bout.
Qui est au bout de vous ?
Qui êtes-vous ?


©Jak Jak

samedi 2 août 2008

Samedi 2 août 2008

02 08 2008

Une petite voix qui grandit et devient immmmmmmmmense
Elle couvre le vide et inscrit des sons, des chemins, des déroulements qui continuent de grandir et de construire.
Des mystères pour unique réalité.
De la neige et des torrents.
De l’acide qui coule des gens.
De la peur, de la peur, de la peur.
Ne pas cacher la peur.
Prendre la peur et bien l’attacher à soi au milieu du vide.
C’est tout ce que l’on possède.
L’autre, l’amour, il faut le laisser libre.
Il faut qu’il invente encore.
Je vous supplie de toutes mes forces :
Attachez votre peur.
Gardez-la pour vous.
Je vous conjure de laisser aller votre amour.
Vous n’avez que cela.
Tout le reste est mensonge.


©Jak Jak

vendredi 1 août 2008

Vendredi 1 août 2008

01 08 2008

Par le must enchanté de la terre dérangée
Ecouter la musique Ténébreuse qui coule sous le flot des pressions
Sanguines à venir témoigneront de destruction sous la mine
Des mains traçant un dessein.

Créa créer croire que boire régénère et pleuvoir nettoie
Abuser de casser
Défaire
Détruire

D’échappées envolées les fumées de l’esprit-panique est blessé
Le sol qui engloutit la honte
Qui a englouti la honte
Qui toujours englouti, la honte

Guerre aux mondes
Aux clandestins mondes poussières qui remontent pour chercher le prochain qui déjà se meurt
Déjà…
Dès qu’il commence, il est en train de finir.
Dès que j’arrive, je repars.
La guerre n’est pas à l’intérieur
Elle est autour.
Attention à ce qu’elle ne devienne pas dedans.
Qui est dedans ?
Nul ne l’a encore compris, sinon…
Des rires ne seraient pas les enfants de l’exil.
Des bouches ne seraient pas le fumier du vide.
Le son aurait avec l’odeur, le visage de l’humain.
Mais le plastique couvre comme un scotch la paroi de l’œil qui perd tout son temps à cligner.

Et moi je suis émoi car je le veux bien.
Je le sens bien que tout meurt en cheminant sur le temps.

Je dois vous dire mes amours 
Avant que de partir ayons recours à la vie.


©Jak Jak