jeudi 31 juillet 2008

Jeudi 31 juillet 2008

31 07 2008

Un pavé sur un corps éclaté
Rouge la rose du sang piétinée par d’infâmes égouts recouvrant
La plaine et les villes de ses fumées acides qui suintent
Au rythme de la peur des hommes abandonnés.
Quelle sera la putain de quel roi qu’elle sucera bien au point
Qu’il deviendra serein et ferme pour entrer au cœur et refaire
Tout le Parcours par cœur…
Écoutez les ronfleurs…
Mourir de peur……
Des…
Flambeurs

Périmés d’abandons successifs amassés par-delà les abusifs
Succédés et passifs les excédés ont presque succombé au vice
Dans le vide un faible battement résonne
Preuve que le vif encore pardonne
Pardonne ou perdure ?

Fonte des cœurs chargés de glaciers
Sous le marteau des Piqueurs agressés par le néant d’idée
Travailleurs insoupçonnés de l’ombre
Piquent et plantent au Ventre du gelé
Par don et par sueur par venir à rester
Une perle échappée conjure un sort en déploiement constant
Relever et taillader dans le bourbier
Élever même fatiguée, l’âme
Inventée du divin.


©Jak Jak

mercredi 30 juillet 2008

Mercredi 30 juillet 2008

30 07 2008

Bleu comme une orange en feu qui va éclater pour changer la Couleur
Il ne faudrait pas qu’elle vire au rouge sang
Qui coule en masse et s’entasse dans les rues
Comme une larme qui ramasse les poussières de joues
Qui Brûlent sous le piquant du gel.
Le gel comme le désert recouvre de silence les plaines et les Villes
Avec des humains dessous qui se couchent au sol pour Laisser faire.
Ils se couchent pour se faire
Tout plats tout petits tout morts et tout pas beaux
En larmes.
Tremblant de honte et de peur tout pas fiers de ce néant D’idées.
Armés de courage peut être une Jeanne ou un juif errant
Qui Cherche à s’incarner dans une légende ?
Une belle parole est-elle par-là perdue ? Où ça ?
Dans les eaux du Gange ?
Un petit corps d’ange repu et nageant
En souriant du bon pas de Bouda ?
Mais où sont les hommes ?
Ceux qui faisaient de belles lettres arabes qui formaient avec
L’encre en or des poèmes d’amour pour
Ces femmes aux corps voilés d’érotisme chaud comme un sable Brûlé ?
Avec des hanches qui roulaient seules les tambours de la guerre
Aucun serpent ne fait sonner sa queue de pique en pomme d’Adam pour insuffler l’idée …


©Jak Jak

mardi 29 juillet 2008

Mardi 29 juillet 2008

29 07 2008

Je me sens mourir et ressusciter.
Les mains en avant débordante
Je viens vers toi
Je marche tout droit.
Au travers le futile
Je passe
Mes gestes guidés à présent par la magie du monde sont lents, si lents…

J'ouvre les yeux et je vois
Le sang qui suit son chemin à travers tes veines pour faire battre ton coeur.
Là, cachée dans la source, je reste.
Je ferme la porte et je m'en vais où le ciel nous emmène.
Bien loin.


©Jak Jak

lundi 28 juillet 2008

Lundi 28 juillet 2008

28 07 2008

Tout est silence.
Rien ne bouge autrement.
Que le temps qui écoule le mouvement.
Irrémédiable.
On ne revient pas en arrière.
On avance…
C’est devant que la suite se déroule.
Passe-moi de l’eau sur le visage …
L’eau pour me désaltérer :
Pour commencer la vie.
Ça gueule du matin au soir la vie.
Ça s’agite pour faire pleuvoir quand il fait chaud :
Pour que le Soleil nous sèche quand la pluie nous a noyé :
Pour faire pousser.
Ce mouvement éternel…


©Jak Jak

dimanche 27 juillet 2008

Dimanche 27 juillet 2008

27 07 2008

Soudainement, sous la lumière, un temps nouveau.
Un coup a vibré à un moment, au début de mon cœur.
Mes yeux t’ont regardé calmement.
Tu dormais sur un sol de sable qui grignotait ta chair de sa « brûlance ».
Ta chair comme bouffée par le sel de la mer.
Je possédais son eau et tu avais son sel.
Il suffisait que je t’en verse un peu pour que naisse un océan.
Je le compris.
Dans ce sable chaud, près d’un puit vieux comme le monde, s’est déroulée l’histoire du premier homme et de la première femme.
Tels sont presque les mots de la bible.
Il n’y avait ni pomme, ni serpent, ni jardin, ni Dieu.
L’unique fruit qu’il m’a semblé exister était celui qui se tenait brûlant entre mes jambes et cette conscience du serpent que je devais retrouver afin de le mordre absolument.
Cet étrange chemin qui m’était prescrit…
Je me suis approchée.
Cela a certainement duré quelques milliers d’années.
Le féminin se rapprochant du masculin.
Je ne pourrais jamais me débarrasser de toi.
Nous ne pourrons jamais nous défaire.
Mais il est temps que mon règne vienne.


©Jak Jak

samedi 26 juillet 2008

Samedi 26 juillet 2008

26 07 2008

J’étais logée dans le crépuscule, j’attendais l’aube.
Seuls mes yeux regardaient, cherchaient, guettaient, persuadés de quelque chose.
Ils travaillaient silencieusement, s’ouvrant et se fermant.
Ils avalaient l’image de l’opaque.
Une faible lueur est parvenue dans mon cœur qui a battu un coup.
La faible lueur a scintillé ensuite, est devenue plus précise : un clignotant.
Quelque chose s’est mis à briller pour de vrai au fond du fond.
Mon cœur a battu deux coups.
Alors mon corps a commencé à se rassembler.
Au troisième coup, les vapeurs se sont dissoutes dans la chair qui enflait un peu.
La lueur s’étalait maintenant et devenait un horizon pâle.
La musique du fond de mes cellules est devenue audible pour s’échapper de mes ouïes.
Et un quatrième coup a frappé dans ce cœur qui vivait presque.
Au cinquième coup dans le cœur : l’eau pour échafauder les fondations de la féminité qui s’inscrivait ici, dans le crépuscule.
Face à mon devenir  : c’était l’aube.
Six coups : une large forme arrondie résultait de ma circulation.
Dans les creux, d’autres creux accueillant des trous par où passaient des spirales qui se régénéraient toujours dans mon cercle.
Des senteurs et des bruits se chargèrent de me rendre folle jusqu’à l’explosion du dernier coup.
Ce dernier me mit debout.
La rage a activé toute cette énorme masse que j’étais alors devenue.
Errer jusqu’au bout de cette lueur de l’aube.
Constater les couleurs, deviner les matières : pressentir. Inventer.
Le féminin aspiré par sa face masculine.
Un grand serpent qui cherche « l’extrémité » de sa queue pour se la mordre, absolument.
Engloutir, aspirer, recevoir sa semence.


©Jak Jak

vendredi 25 juillet 2008

Vendredi 25 juillet 2008

25 07 2008

Quelque chose d’absolument féminin se prépare.
Un « déformement » lent est en train de s’accomplir.
Une des deux force est en train de changer l’ordre.
L’un et l’une : Y retourner, se revoir. Face à face.
Depuis l’homme, rien n’a plus existé.
Rien d’autre n’a régné en l’homme, que l’homme.
Elle n’est pas montée sur le trône. Elle n’a pas gouverné.
Elle s’est à peine dévoilée dans l’ombre de l’histoire.
Les forets, les dunes et les bûchers lui ont servi de royaume.
Dans l’ombre, toujours dans l’ombre. Tapis dans cette matrice de chimères.
Tenue morte par l’ignorance des âmes débutantes. 
Le génie est un homme.
Il retourne le monde et le féconde en se regardant dans le miroir.
La lecture de ce miroir est une femme.
Un soleil avec une lune. Une glace qui renvoie le feu.
Cette nuit deviendra féconde. Le temps n’existe pas…


©Jak Jak

jeudi 24 juillet 2008

Jeudi 24 juillet 2008

24 07 2008

Je t’ai buté Hamlet ce jeudi
Je dis...
Cher Hamlet
Mes larmes coulent et tout devient rose…
Je connais bien cette idée d’être morte.
Toi qui parles avec les spectres, tu pourras venir parfois
Tout en moi
Nous irons au ciel consommer notre fatalité
Et tes bras pour toujours sont un charme éternel
Mourir chacun notre tour…
La mort est rose entre nous
Hamlet
Tu sais, il faut mourir
Chacun notre tour…
Un peu chaque jour
Tel est notre amour
On ne revient pas sur l’histoire
On la poursuit
Pour ce qui suit...
Peut-être qu’on la s’aime
Peut-être
Je t’aime
Ca me poursuit


©Messua Wolff

mercredi 23 juillet 2008

Mercredi 23 juillet 2008

23 07 2008

L'intelligence humaine a de drôles de manières
Le humains oh ! les humains...
Ils savent des choses,  mais ils ne cherchent pas à découvrir qui est l’autre au fond d'eux-même.
Ils ne regardent que la carapace.
Leur hiérarchie se repose dessus comme une certitude et ils veulent toujours transmettre ce qu’ils savent.
Le humains oh ! les humains...
Mais non.
Moi je ne veux pas de ce qu’ils veulent me donner : ça pu.
C’est vieux, ça sent le renfermé, c’est plein de croûtes, ça souffre…
La poésie n’est pas libre chez eux :
Elle est apprise et répétée comme une connaissance démontrable :
Comme si c’était une valeur stagnante, figée, morte, rangée dans les livres… Mon cul !
La poésie s’échappe d’elle-même : on ne la retient pas.
Elle court.
Elle pousse où elle veut.
Elle est.
La poésie des fluides, fluide...
On ne peut rien pour elle, elle peut tout pour nous.
On y contribue en se prêtant à elle dans tous nos sens.
Si elle veut passer elle passe.
Si elle n’a pas de place elle contourne et va voir ailleurs car elle est partout.
Comme la grâce, la musique, l’essentiel, le laid et le beau.
La poésie essentielle...
Comme une peau volatile qui habille ou déshabille :

Comme une couturière d’avenir : une éclaboussure d’intelligence.
L'essence des sens se pose en peau...
Parle- moi comme ça
Elle s'élève en sève...
En suspension
Vole en vers...
Par l’aérien
Et passe son chemin loin de la mort
Laisser passer
La vibration des poètes
Un poétique instant

 © JacquesJak

mardi 22 juillet 2008

Mardi 22 juillet 2008

22 07 2008

On dit qu’il pleut toujours
Le jour de Sainte –Marie-Madeleine
Car  ce sont les larmes qu’elle répand sur ses péchés…
Il fait beau.
On est un con.
Ce que croient les hommes sur la terre parfois…
Au début de l’histoire, tu n’étais qu’une pute à lyncher à coup de pierres.
Ce que font les hommes sur la Terre parfois…
Le 22 juillet est ta date de « naissance au ciel »
Les chrétiens te proclamèrent Reine du Ciel pour succéder à Isis.
Malins...
Comme Isis fut garante de la résurrection de son époux Osiris, toi, Marie de Magdala fut garante de la résurrection du Christ.
Pratique !
Ce que disent les hommes sur la terre , n’est-ce pas ?
Il fait beau, si beau tout d’un coup…
Alors tes péchés ont cessés d’être des péchés  en 2008…
C’est con une religion, n’est-ce pas ?
Comme un livre qui nous attache par-dessus les mystères, un livre qui nous noie…
Je te prie de m’entendre, Marie-Madeleine...
Oh, pute entre toutes les putes, oh ma reine, reçois ma prière :

Toi qui as aimé, qui aime et qui toujours aimeras
Chère Dame de cœur…
Donne-moi la force de la légèreté…
Ouvre-moi le passage au milieu des lourds nuages
Derrière le décor  de nos ciel succédés
Permets à l’amour de ressusciter toujours de ses cendres
Vide-nous de nos drames
Déculpabilise la culpabilité de nos jours sur la Terre
Toi tu es la reine du ciel…
Libère nos cœurs des lourdeurs
Comme le font les dieux, parfois, pour la Terre…


 © JacquesJak

lundi 21 juillet 2008

Lundi 21 juillet 2008

21 07 2008

Une fois je pars.
Au couvent ?
Je m’en vais seule.
En courant...
Je vide mon frigo : je pense : je suis libre.
Veux-tu te marier ?
En jetant les vieux plats, les fruits qui vont pourrir c’est très clair :
Te marier Te marier Te marier Te marier Te marier
Ne pas s’attarder sur l’amour.
Se marier
Ne pas se laisser bouffer par les sentiments : hallucinants : accaparants : De futurs pourritures.
Un mariage ?
Prévoir que tout meurt que tout finit par pourrir : j’ai toujours tout fait pourrir.
Mais… Cet homme ?
Toi ?
Homme ?
Es-tu très beau très pur ? homme très beau très pur
Je me concentre sur la rafle du frigo : je jette ce qui va pourrir.
homme très beau très pur homme très beau très pur
Je conserve un doute qui ne porte aucune date de péremption :
Le mariage...
J’avais oublié : tu n’es pas dans mon frigo.
Plus je te chasse plus tu es devant moi : en victoire sur mon cœur.
Au couvent marie toi dans un couvent
Que s’est-il passé ?
Et ce clignotant de Toi qui ne cesse plus :
Je suis débordée par le temps...


 © JacquesJak

dimanche 20 juillet 2008

Dimanche 20 juillet 2008

20 07 2008

Et Toi :
Toi
Tu continues à clignoter tout seul.
Seul
Sans rien dire.
En souriant.
Heureux d’être un clignotant.
Toi Toi  Toi  Toi  Toi  Toi  Toi
Tu vois pas que tu me fais de l’ombre ?
Que je ne peux plus penser ? Que j’ai envie de Toi ?
Qu’est-ce que tu crois ?
Moi Moi Moi Moi Moi Moi Moi
Tu fais des discours tu deviens politique...
Mariage le mariage Marions les ces imbéciles
Alors que je me concentre comme une folle pour t ‘expliquer qu’il faut travailler à l’amour à la joie...
Le mariage des imbéciles
Qu’il faut danser contre un soldat qui tue
Epouse un imbécile épouse-le
Qu’il faut absolument maintenir une sorte d’équilibre pour penser au monde
Un mariage
Tu ne vois rien.
Tu restes entre hommes au sein de l’histoire : un réflexe.
Nous n’avons pas les mêmes valeurs : les mêmes réflexes.
Je te soupçonne même de me prendre pour une allumée, une féministe et une gamine.
Pardon. C'est le mariage des imbéciles....
Tu commences déjà à m’emmerder.
Vive les mariés...
Mieux vaut ne plus se voir.
Voulez-vous m'épouser...
Laisser poser.
Oui...
Nous ne nous devons rien.
Oui...
Juste la magie.
Oui...
Je te laisse tranquille : ne veux plus penser à Toi.
Mon amour... Viens-là que je t'enc'
Je le dis : Silence !

©Consuelo Zoelly

samedi 19 juillet 2008

Samedi 19 juillet 2008

19 07 2008

Ce temps…
Je me lève tôt aujourd’hui ou je cesse plutôt de ne pas dormir allongée.
Parfois la vie se passe  sans bouger de son lit.
David Bowie.
Café. Cigarettes. Fenêtre.
Quel temps…
La lune descend doucement.
Je la sent.
Pleine lune après nouvelle lune
Ces lunes ne nous apportent pas juillet ensoleillé
Mais
Un temps Le temps Du temps...
C’est bon de se sentir vivant dans ce drôle de temps.
Cet été de Paris où je suis moi
Toi
Moi
Toi ce temps où tu te trouves n’est pas celui où je suis.
Toi ce temps où tu te trouves n’est pas celui où je suis.
David Bowie : du rock : bouger : se lever : Je pense à toi
Vous
Imaginer le soleil : derrière les décors du ciel : boire le vent qui passe.
Toute la journée des tasses de vent 
Avaler Souffler
De la fumée : rire alors
Du temps qui passe
Le laisser passer

©Consuelo Zoelly

vendredi 18 juillet 2008

Vendredi 18 juillet 2008

18 07 2008

Strabisme et Amour
C’est chient une fille parfois. C’est chient d’être une fille.
Dans ces cas-là j’aimerais bien être Toi pour voir ça de l’extérieur…
No body is perfect… Même pas moi !
Ca ne te fais pas rire. Mon non plus d’ailleurs.
Je n’ai plus de recule. Je manque d’humour.
Je regarde les autres et le monde : je ne vois pas qui ils sont  et ce qu’il est.
C’est Toi qui clignotes plein feu : ça m’éblouie.
Tout se brouille : je te vois toujours clignoter.
C’est contrariant un clignotant qui n’exprime pas pourquoi il clignote comme ça .
Je remarque que Toi tu es important.
Silence. J'écoute. Silence. J’observe. Silence.  Je fais ma vie, quoi. Silence. 
Je remarque d’un coup :
Les hommes me draguent. Qu’est-ce qu’ils ont tous ?
C’est à cause de moi ? Je me pose trop de questions sur l’Amour ?
Silence. Silence. Silence. Silence. Silence. Silence. Silence.
Mais j’y crois tellement que c’est un héros …
Silence. Silence. Silence. Silence. Silence. Silence.  
Et puis tous ceux-là que je croise…
Silence. Silence. Silence. Silence. Silence. Silence. Silence. Silence. Silence.

Tout de même ces hommes qui draguent comme ça :
Silence. Silence. Silence. Silence. Silence. Silence. Silence. Silence.

Dans l’espoir de m’enfiler : ça commence à m’emmerder.
Silence
C’est à cause de Toi qu’ils se conduisent comme ça !
C’est à cause de Toi que je me pose trop de questions sur l’Amour ?
Ca transpire sans doute par ma peau : ça doit s’entendre mes pensées…
J’ai l’air con.

 © JacquesJak

jeudi 17 juillet 2008

Jeudi 17 juillet 2008

17 07 2008

Connexion de l’Amour

Un soir tu téléphones au moment même où je pose mes lèvres sur celles d’un autre :
Tu m’empêches : tu veux me voir : je dis oui : tu donnes rendez-vous.
Tu es le plus fort en moi : je laisse parler.
Je te retrouve.
Je confonds tout : toi et ce visage qui est face à mes yeux.
Nous marchons par exemple. Nous nous posons sur un quai :
Je ne vois plus que ce visage et ces yeux que tu as pour moi : en face.
Plus tard, seule, je me dis :
J’ai aimé encore cet homme sur les quais sous le ciel et la lune, les lumières de Paris.
Nous n’avions plus d’âge et plus rien n’avait d’importance.
Plus d'importance  Tes doigts Tes doigts Tes doigts Légers...
Tes doigts de pétales légers comme des fleurs me touchaient.
Connexion Connexion Connexion Connexion Connexion
Tes lèvres salées m’envoyaient des frissons : tu souriais.
Connexion Connexion Connexion Connexion Connexion
Ton visage s’est ouvert devant moi : Dans un taxi j’ai remarqué : il était beau. 
Dans le monde éclairé : j’étais simplement heureuse de le voir être si beau.
C’est tout.
Après cela : je garde mes distances.
Je laisse résonner : c’est intense.
Trop : je me dis : ça peut brûler.
conexionconexionconexionconexionconexionconexionconexionconexionconeioncon


 © JacquesJak

mercredi 16 juillet 2008

Mercredi 16 juillet 2008

16 07 2008

J’éprouve : l’Amour.
Sa Foi porte à la connaissance :
C’est une lumière : un phare : éclairage en  particulier...
Pas touchable.
Entendre et sentir : l’être touché.
Je suis touchée il semble.
Ne pas toucher pourtant.
Comme en regardant ce ciel le soir où deux astres se disent :
Bonjour, je t’aime, je suis là, j’épouse le globe face à toi, je garde tes formes…
C’est cela Aimer ?
Je ne te possède pas.
Je ne fais que passer.
Un jour peut-être…
La lune m’appelle.
Retourne à ton soleil, il va faire bientôt noir.
Chez moi c’est la nuit, pardonnez, il fait noir.
Et ma lumière est belle et douce à l’intérieur…
À l’extérieur c’est Toi qui mets cette puissance : je te renvoie cela…
Je t’aime. Là : maintenant : à cet instant précis.
Souviens toi
Si je m’arrête
Tu meurs
Si tu cesses
Je meurs ?
Autant se le dire qu’on s’aime : semence d’aimer  pour le semer…


 © JacquesJak

mardi 15 juillet 2008

Mardi 15 juillet 2008

15 07 2008

Tout se dissout peu à peu. C’est de moins en moins flou…
Plus aucune d’importance, finalement. Que mes pieds qui me balancent.
Seule chose que je sais : je te fais l’amour : il te transforme : et moi aussi :
J’en projette des tonnes de cet Amour qui passe en nous…
Je le fais ici aussi : je le fais encore :
Encore Encore Encore Encore Encore Encore
Je ne lui refuse rien à mon corps : je jouis de n’appartenir à rien d’autre qu’aux mots.
Je suis déculpabilisée de tout : de toi : de moi.
Je n’appartiens pas.
Les autres bras me renseignent sur moi et sur toi : Ils me font féline et je les griffe.
Je ne savais pas ça non plus : les marques que ça laisse.
Les marques du corps sont comme les fantômes de l’âme :
Tous nous hantent et nous construisent.
Tous ces bras venus à moi sous tous ces visages de toi.
Je les entends me parler de ce que j’ignore en moi.
J’apprends : tout l’or que je possède…
Je suis exploratrice de mon corps en vie.
Je me demande toujours si l’on reconnaît celui pour lequel on se prépare…
Si l’on a gardé cette mémoire en nous ?
Je me demande souvent si Toi existe.
Je sais que tu es là : présent à l’infini : je sais que nous ne savons pas : que nous sommes amnésiques :
J’entretiens la vie au fond de moi pour cet Amour que tu as pour moi.
Quel visage as-tu ?
Hamlet où es tu ? Hamlet où es tu ? Hamlet où es tu ? Hamlet où es tu ?
C’est très vivant de toute façon : c’est très vivant tout ça.
Quelques fois je pense à toi et je dis : je suis désolée.
Désolée. Désolée.

Juste après : Je suis bien.
Je suis bien. Je suis bien.

Souvent je prie vers toi.
Quelle saison !


 © JacquesJak

jeudi 10 juillet 2008

Lundi 14 juillet 2008

10 07 2008

Des pétards et des sursauts de partout 
Des éclats de bruits du feu la révolution la bastille la libération les chars les secrets de l’histoire
La tuerie générale le bain de sang les connards de l’histoire face aux bons !
Hamlet ! Où sommes nous ? Perdus où ça ? Dans quelle histoire nous perpétuons-nous !

Tout va bien. C’est fini, c’est fini. La voix se calme.
Elle se fait de ces montées quelques fois !

Il se met à faire presque beau dehors.
Et le
C'est toi Hamlet ?
Blanc
Qui
Tes yeux juste là sous mes yeux
Se déplace
Amoureux
Dans les nuages qui passent…
Les gens se croisent  comme des destins
Ca va mieux, n’est-ce pas ?
C’est bon, tout va très bien.
 
La scène se répète.
Elle n’offre aucun salut. Sauf peut-être :
La grâce : sa révélation.
Une rencontre
La scène se répète Hamlet
Là comme partout en ballade universelle
L’histoire recommence encore une fois
Pourquoi ?
Pour pouvoir rompre avec la connerie du passé ?

 © JacquesJak

Dimanche 13 juillet 2008

10 07 2008

Un jour… J’entre dans une Eglise.
Je fais le vide. Assise-là : sans toi.
Je sais : je ne veux pas que tu y sois-là à mon bras pendu à ce mensonge.
Je sors de l’Eglise et je marche.
Je suis passage des deux anges.
Dans la rue St Benoît à Paris en France au XXI siècle.
Je suis en tenue légère, le dos découvert.
Tu es partout autour de moi. Ton odeur.
Ta chaleur sous la chaleur : ce qui demeure.
Je suis de chair et d’air autour.
Je suis devenue une femme il paraît. J’ai l’âge de la femme.
L’âge de la femme.
Je ne sais toujours pas sous quels yeux je me dirige.
L’âge de la femme. Je ne sais pas.
Non je n’ai pas l’âge ! Je suis petite encore.
L’Amour me bouleverse et je ne suis pas encore une femme.
Je ne comprends pas le malheur qui l’entoure.
Pourquoi tant de manque ?
Je suis légère : non coupable…
J’entends l’humour…
J’entends la peur face à la farce :
Personne ne comprend.
Tout le monde fait semblant.
Personne ne parle vraiment.
Chacun pour soi.
Chaque être unique.


 © JacquesJak

Samedi 12 juillet 2008

10 07 2008

Je n’ai pas la vocation de devenir la femme de quelqu’un…
Autant le dire tout de suite : Ce n’est pas dans mes gênes.

Ces mots de ces bouches d’hommes cette façon de demander en mariage comme si c’était une arme ou une assurance vie, un compromis.
Con promit ?
Ais-je tiré le bon ou le mauvais con promit ?
Es tu le bon compromis ?

Hamlet - Si tu tient absolument à te marier…

Je ne sais pas

Hamlet - Les hommes censés savent trop bien quels monstres vous faites d’eux

Je ne suis pas certaine…
Je t’aime…

Silence Silence Silence Silence Silence Silence Silence Silence

Qu’est-ce qui fait que l’on quitte un homme avec certitude ?

Temps

Hamlet - Doute que la vérité soit la vérité mais ne doute jamais de mon amour

Les hommes se font avoir par les femmes.
Les femmes se font avoir par les hommes.
Pas d’inégalité en réalité.
Des abus de connerie de partout d’une manière générale.


 © JacquesJak

Vendredi 11 juillet 2008

10 07 2008

Nous devions Nous marier ?
Mais…. Par le passé...

Vous n’auriez pas dû me croire : je ne vous aimais pas

Tu me menaces… Tu es malheureux.

Toujours le mensonge

Je suis désolée, ce n’est pas ma faute : je ne t’aime plus

C'est faux

Un peu

Toujours cette erreur quelque part

Pardon.
Adieu n'est-ce pas ?

Nous pourrions réfléchir
Comme un miroir ?

 © JacquesJak



Jeudi 10 juillet 2008

10 07 2008

Un temps.

Tu ne veux pas !

Ne peux pas Ne peux pas Ne peux pas

Tu n’aimes Que moi et moi je n’aime Que toi ?

Temps

Ah bon ?

Temps

Je suis ton avenir ?

Temps

Ce n’est qu’une dispute ?

Pute Pute Pute Pute Pute Pute

Tu ne me crois pas ?

Temps

Tu me retiens ?

Silence

Moi ? Ton avenir ?

« La femme est l’avenir de l’homme ? »

Ca va pas la tête.
Laisse-moi tranquille.


 © JacquesJak

mercredi 9 juillet 2008

Mercredi 9 juillet 2008

09 07 2008

Je vais te quitter
Hamlet
Partir
Ne plus penser à toi
Ne plus te chercher
Je vais te mettre au fond, tout au fond…
Aux prémices de mon cœur
Tout au fond Tout au fond  Tout au fond  Tout au fond 
Au commencement était le cœur
Ses battements…
Tout au fond  Tout au fond  Tout au fond 
Sur ton tempo, je m’installe…
Ton image : je l’avale.
Tout au fond  Tout au fond
Sous les nuages on oublie le bleu du ciel
N’est-ce pas ?
Tout au fond
Comme le temps se couvre et se découvre
J’enfile une robe de ciel
Je nage vers l’âge de la femme
Je dois te quitter
Hamlet
Le temps n’existe pas
Tuer le temps
Sans toi…


 © JacquesJak

mardi 8 juillet 2008

Mardi 8 juillet 2008

08 07 2008

Je te regarde
Temps
Je te contemple
Silence
En silence
Temps
Je sais
Le temps passe
Temps Temps Temps Temps Temps Temps
Mais
Le temps, Hamlet
Temps Temps Temps
Je t’aime
Tant Tant Tant Tant Tant Tant Tant Tant
Le temps n’existe pas
Tant
Je t’ai trouvé
Silence

Sous ces traits-là
Cette peau mon amour ces yeux
Tes yeux yeux yeux yeux yeux yeux yeux
Un peu
Eux Eux Eux Eux Eux Eux Eux Eux Eux
Ici et là
Tous ces visages
Eux Eux Eux Eux Eux Eux Eux
En âge
Mais
Comme le temps
Temps Temps Temps Temps TempsTemps
Qui passe
Mais
Qui n’existe
Tu passes
Temps Temps Temps Temps TempsTemps
Tu n’existes
Silence
Pas
Temps
Regarde toi
Amour
Le temps
Silence
Non
Ce n’est pas toi
Pas vraiment
Pas tout à fait
Ce n’est pas lui
Toi
Regarde toi
Tu passes
Tu es le temps
Qui n’existe pas
Regarde toi
Tu passes
Tu es le temps
Qui n’existe pas


 © JacquesJak

lundi 7 juillet 2008

Lundi 7 juillet 2008

07 07 2008

Je me régale de toi.
C’est dingue le mélange de toi de moi… Le dessein que ça fait.
Je t’adore parce que tu m’es totalement opposé.
Tu me fais vivre en m’infligeant cette résistance.
On s’éprouve, ma force et la tienne. Un équilibre. Une tension.

Elle s’endort quelque fois…
La voix se repose dans l’imaginaire et les rêves.
N’y prend-elle pas sa source ?


 © JacquesJak

dimanche 6 juillet 2008

Dimanche 6 juillet 2008

06 07 2008

Marchons.
Côte à côte.
Toi mon Adam.
Je ne suis pas celle que tu as créée.
On t’a menti, je suis navrée, mon chéri.
Mais mon existence est à la tienne.
Côte à côte.
Seul Ment.
Par all èle ment.
Je ne te comprends pas mon amour...
Tu n’entends pas mes maux.
Je suis celle qui te résiste éternellement.
Vivante je suis à toi.
Je te hante et tu divagues dans mes bras…
- Vague - Vague - Vague - Vague - Vague - Vague - Vague
Juste cela.
Je t’envoie du réel.
Tu te souviens de toi de moi de nous ?
Non.
Je ne t’appartiens pas.
Non.
Je ne t’attache pas à mon destin pour te jouer la comédie de la femelle pondeuse couveuse mangeuse affreuse…
Oui.
Nous nous enverrons aux cieux.
Oui.
Tu es Mon cieu comme je suis ton couchant.
Oublie tous les discours de leurres, parcours d’hommes et de femmes civilisés.
Sauvage je suis à toi.
Nus se parlent nos corps.
Déshabillés de leur mensonge.
Comment peux-tu ne pas m’aimer ?
Tu m’insultes en n’osant pas cela :
Tu n’aimes que moi.

Elle jouit de son existence camouflée, la voix…
Elle jouit par amour pour toi : l’Autre voix épousée dans un souffle…



 © JacquesJak

samedi 5 juillet 2008

Samedi 5 juillet 2008

05 07 2008

Notre folie naît de notre exode éternel.
A peine t’ai-je trouvé que déjà l’on sait notre séparation.
A peine es-tu en moi que déjà nous nous préparons à nous perdre.
Que nous reste t-il d’autre que l’éros de passage ?
Rien.
Absolument rien.
Dans notre néant, notre seule fuite est notre condamnation à perpétuité.
Notre marche dans le temps, ponctuée par l’astre du jour et l’astre de la nuit.
Nous deux ces lumières.


 © JacquesJak

vendredi 4 juillet 2008

Vendredi 4 juillet 2008

04 07 2008

Elle se confie des fois, la voix : il faut savoir l’entendre…

Plus haut que nos cranes d’os couverts de chair à pourrir, il y a notre âme.
Notre esprit.
Notre peur.
Notre savoir être ensemble, ce que ça nous soulève…

Lutter contre l’esprit de l’amour : C’est fabriquer l’enfer.
Nos corps sont fait pour le sentir.
Nos corps en ont toujours soif :
Nos corps ne savent pas faire semblant.
Nos corps passent leur vie à Le chercher.
Ton corps et mon corps se cherchent infiniment.


 © JacquesJak

jeudi 3 juillet 2008

Jeudi 3 juillet 2008

03 07 2008

La voix fredonne le long de la colonne…
Elle baise en interne…
Elle suce ou ne suce pas.

Elle a tous les octaves, tous les possibles.

Souvent je me demande ce que nous fabriquons ensemble…
Que  projetons-nous de nous ?
Des rejetons ?
Des coeurs démunis ?
Des soldats ?
Des consommateurs ?
Et toi est-ce que tu te demandes… ?
Que fabriquons-nous ?


 © JacquesJak

mercredi 2 juillet 2008

Mercredi 2 juillet 2008

02 07 2008

La voix pourrait se taire, mais…

Tu peux lutter, tenter d’ignorer.
Tu peux faire semblant d’aimer, semblant de ne pas aimer :
Si l’Amour nous a ensemble traversé, nous sommes ses condamnés.

La voix cherche à aimer : à traverser au cœur des corps.

Et pour cela, je peux dire ça :
J’aime ton dos, tes mains, tes cuisses et tes chevilles :
La folie de ton existence à être deux comme un seul dans ce que nos corps assemblés ainsi par l’Amour ont fabriqué.

Et pour cela, je sais dire ça :
J’aime ton sexe qui n’est pas le mien.
Je baise tes reins jusqu’à ta fente, ton unique, qui poursuit le creux, la chute…
Nous maintenons toi et moi la race humaine du bout de nos chutes et de leurs suites.
Notre race rebondit entre nos coups de reins.


 © JacquesJak

mardi 1 juillet 2008

Mardi 1 juillet 2008

01 07 2008

La voix est nue. Comme le corps face à l’Autre.
Elle est impudique et pourtant toute en retenue… Elle ne ment pas. Elle offre tout.
Elle se soumet à l’Autre regard qui vole tout.

Elle donne pour avoir.

Tu me fais Femme.
Si l’Amour traverse mes entrailles en te croisant, ton existence est à la mienne l’unique endroit de la réalité.
Ce qui ne ment pas.
Ce qui est vivant.
Ce qui fait vivre.


JaquesJack