lundi 30 juin 2008

Lundi 30 juin 2008

30 06 2008

Des morceaux du rire passent quelquefois … La voix ne se moque pas : elle rit. Simplement, elle s’envole.

Ne crois pas qu’il s’agit de parler : souviens toi de ton corps.
Entends : C’est autour et à l’intérieur.
Ce n’est pas ton masque de chair qui m’indique notre rencontre.
C’est tout le reste :
La dimension que tu ignores.
Ne mens pas tu n’y gagneras rien.
Tu me désires comme je te désire.
Si tu l’ignores encore : sache : que si je te désire tu me suis.
Ne te défends pas de cela.
Nous sommes condamnés à nous aimer.


 © JacquesJak

dimanche 29 juin 2008

Dimanche 29 juin 2008

29 06 2008

La voix haletante, qui pleut doucement sur un long très long souffle d’air…

Je te fais Homme.
Ma peau, mes lèvres, ma langue, tout ce que ma bouche a d’existence en cette matière est là pour brûler dès qu’elle s’approche de toi…
Une salope entièrement je suis à quelques mètres de toi.
Plus je m’approche, plus ton corps m’appelle.

La voix suppliante…

Tu aurais beau masquer ton visage, être en apparence trompeuse, nier, montrer de l’insensibilité : résister.
Je sens.
Je sais.
Je reçois.


 © JacquesJak

samedi 28 juin 2008

Samedi 28 juin 2008

28 06 2008

Le corps emmêlé à l’Autre : deux espaces épousés.

Je suis faite de ton absence à moi.
Je traverse le temps pour cette raison unique.
Je suis femme face à toi.
Uniquement cela.
J’aime ça.
Je n’ai pas le choix en vérité.
Ni toi.
Nous sommes deux condamnés à l’Amour.
Simplement.


© JacquesJack

vendredi 27 juin 2008

Vendredi 27 juin 2008

27 06 2008

La voix en contre jour : si elle suppose un être d’amour.

J’aime ton dos, tes mains, tes cuisses et tes chevilles.
Ton nombril sur la ligne qui mène à ton sexe.
J’aime ton sexe qui n’est pas le mien.
Je baise tes reins jusqu’à ta fente, ton unique, qui poursuit le creux, la chute…
Je prends ton cou, ta pomme, dans ma bouche. Je mords, je chatouille, les papilles en éveil…
Je provoque ton regard et souffle sur tes paupières douces. Je baise tes sourcils.
Je respire ton front, tes cheveux, ta peau.
J’aime ton sel.
Je touche l’ensemble de ta chaleur …

Un drap, une plage, un mur, une table, un tapis, un canapé, un lieu publique, un lieu dans le désert… Au milieu du jour et de la nuit : exactement : sous une éclipse…

Je pleure de ce retournement de toi à moi.

Le regard posé en douceur sur la chair de l’Autre, détendue, après avoir été attendue, puis entendue…

J’aime tes muscles qui crispent et qui desserrent quand ma bouche vient engloutir ton sexe…
J’aime ça que tu crois que je te prends tout de toi quand dans ma gorge il est venu se sauver de ton corps.
Tu disparais dans mes chairs entre mes lèvres et ta voix apparaît.
J’aime ton ventre.
Il ne sait pas.
Ton ventre ignorant se détend sous mes mains qui sentent à l’intérieur derrière la peau.
J’aime la peur qui habite à l’intérieur.


© JacquesJak

jeudi 26 juin 2008

Jeudi 26 juin 2008

26 06 2008

Succombe, succube chéri.
Je t’aime oui : de toutes mes grâces.
Je te demande de toutes les révéler.
Je sais déjà le drame qui se déroule sous mes veines en circulation inévitable.
Une tragédie nous vivons ensemble : nous allons vivre… Nous aimer…
Est-ce l’Amour qui mourra en premier ?
Est-ce toi ?
Moi ?
La mort parviendrait-elle à nous séparer ?
Oui nous aurons du ciel …
Oui : je te suis femme fatale. Et toi aussi : homme fatal :
Nous consommons notre fatalité : Nous sommes face à elle.

mercredi 25 juin 2008

Mercredi 25 juin 2008

25 06 2008

L’Amour nous a pris ensemble et nous sommes condamnés à vivre après lui...
Je vœux encore !
Tu es là ?
Tu as entendu toi aussi ?
Qu’est-ce que c’était ?
Tu es muet.
Je me souviens : tes yeux.
Et puis ton visage par dessus mon corps.
Tout me manque.
Tu me manques horriblement.
Je ne peux rien.
A toi je suis attachée…
Je ne sais pas bouder. Pas le temps de te bouder…
Chaque heure perdue loin de toi est lourde à porter.
Con-sâcré… ?
Je me sacre en liberté...
Je ne sais pas perdre. Comme toi.
Je me jure même de ne pas trop jouer au con avec toi :)

Hamlet - Je pourrais expliquer ce qui se passe entre vous et votre amant, si je voyais remuer vos marionnettes...

Ah ? Tu es là ?
Déballe… Tout.
Donne moi : tout.
Je garde.

Hamlet - Il ne vous en coûterait qu'un cri pour que ma pointe fût émoussée...

Je t’avale consciente de ce que je fais : de ce que je t’offre.

Silence Silence Silence Silence Silence Silence Silence Silence Silence Silence

Ah ?
Des fiançailles célestes...
Elles ne sont pas en terre.
Tu es là ?

mardi 24 juin 2008

Mardi 24 juin 2008

24 06 2008


Un jour mon prince viendra
Quelques fois j’ai envie d’entendre…
Un jour il me dira
j’ai envie d’être bercée par le rêve : Mais je sais déjà le réveil…
Des maux si troublants
Et j’ai peur moi aussi.
Si tendres
J’ai vu et j’ai senti passer…
Que mon cœur a plaisir à entendre…
Comment je suis ? Suis-je belle dis-moi mon cher miroir…
Comment dire… Fait voir comment je réfléchis ?
J’ai quand même la tronche de travers. J’ai pris un truc en pleine face, ç’est visible…
Ça me va bien… Si… C’est joli au teint.
Ça fait plaisir à voir : ça : mon regard.
Je deviens croyable. À cause de l’Amour.
C’est l’Amour qui est mystique. C’est pas dieu.
C’est l’Amour qui est divin. C’est pas dieu.
C’est vrai ? Je te manque ? Tu veux me voir d’urgence… Il te faut moi tout de suite… Hum…
Viens essuyer ta lubricité sur mon paillasson, mon amour…
Quand tu entres je te sais nu et ça nous brûle les crasses d’existence de se toucher ainsi …
Crache ton discours mon ange je t’en pris…
J’ai tout mon temps, je suis lascive pour toi…
J’ai chaud te toi. Plus j’ai chaud, plus tu te tais.
Tu prends ce que je tends, tu bois en moi. Tu m’attrapes au vol me surprends…
Tu me cherches et me trouves. Suave sous ta poitrine je faufile… Help me… Je roule… Je suis vague… Je roule…
Chiche, si je t’aime et que tu m’aimes, je veux me faire bonne sœur de l’amour !
M’y con-sâcrer. Con-paraître. Y con-plaire mon con tenté…

lundi 23 juin 2008

Lundi 23 juin 2008

23 06 2008

Je suis la face cachée d’Hamlet.
Lui il ne sait pas.
Il fait comme s’il était tout seul.
Il fait sans moi.
Ce n’est pas triste mais c’est long d’attendre qu’il puisse comprendre…
Hier, j’ai basculée.
Encore tombée : renversée dans les eaux du renouvellement.
Comme une mort perpétuelle :
Depuis hier nous regardons l’hiver venir…
Au loin, il nous attend.
La nuit reviendra plus tôt chaque jour depuis.

Le soleil a rendez-vous avec la lune
Mais la lune n'est pas là et le soleil l'attend
Ici-bas souvent chacun pour sa chacune
Chacun doit en faire autant
La lune est là, la lune est là
La lune est là, mais le soleil ne la voit pas
Pour la trouver il faut la nuit
Il faut la nuit mais le soleil ne le sait pas et toujours luit

Je suis ta face cachée, Hamlet.
Tu es mon Astre.
L’amour reste pur dans le temps.
C’est ainsi qu’il se passe… D’envies en vies.
L’histoire nous conte que toujours il le restera s’il le fût.
L’histoire sous ses manigances et sa furie d’avancer sur le temps qui nous est compté nous fait perdre la vue…
Qu’est-ce que la vue ?
Qu’est-ce qu’on peut voir ?
Dis-moi Rimbaud qu’as-tu vu toi qui as lu mon désespoir ?
Et là-bas, cher Papa premier ?
Dans le livre du baroque ? Qui prend mes fleurs à la cour ?
Personne ?
Ne voient-ils pas tous ceux-là de la cour que je leur tend des fleurs ?
Le monde se contente de survoler mes épines…


© Jack Jacques


Dimanche 22 juin 2008

23 06 2008

"Tous les jeunes gens font ça, quand ils en viennent-là.
Par Priape, ils sont à blâmer !
Avant de me chiffoner,
Vous me promîtes de m'épouser.
C'est ce que j'aurais fait, par ce beau soleil là-bas,
Si tu n'étais venue dans mon lit."

Ainsi aujourd'hui, l'hiver revient se pencher sur la terre...
Hier encore, nous allions vers le jour qui rallonge la vision,
Et déjà nos yeux se voilent vers la nuit : la vue raccourcit.
Alors, de mort en fuite et les deuils nous apprenons la vie...


© Jak

Initiation : extrait du dictionnaire des symboles.

Initier, c'est d'une certaine façon faire mourir, provoquer le mort. Mais la mort est considérée comme une sortie, le franchissement d'une porte donnant accès ailleurs. A la sortie succède une entrée. Initier, c'est introduire.
La mort initiatique ne concerne pas la psychologie humaine, mais la mort à l'égard du monde, en tant que dépassement de la condition profane.
C'est un rite de passage, symbolisant la naissance d'un être nouveau.

samedi 21 juin 2008

Samedi 21 juin 2008

21 06 2008
Oh, Hamlet : au zénith.
Le jour le plus long, en 2008.
Emoie...
Et moi je peux  chaque jour  t’emmêler les syllabes…
Elles ont  pouvoir de vie sur toi…
Quand tu jouies de moi… Toi… Moi…
La lune est là…
Bonne nuit toi mêlé à moi sous les draps comme ça mes jambes sous les tiennes non les miennes dans les tiennes ce sont mes bras sous ton poids c’est fou nous emmêlés un seul corps on pourrait croire un seul moule moi exactement pour toi je sens toi qui te place en fossile… Ahhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhh
Salaud.
Mais le soleil ne la voit pas…
Je suis abattue par ta grossièreté.
Je ne peux qu’ y céder chaque fois.
Ainsi je parle ouvertement je te raconte ma version.
Accroches-toi à ce que je t’offre pour faire taire ton chien d’ego : Salaud !
Tu as la certitude que tu es aimé de moi.
Ainsi nous sommes toujours deux à avoir le cœur blessé. Deux beaux salauds, nous deux.
Le soleil a rendez-vous avec la lune
C’est quoi l’Amour ?

Des gens que tu croises et recroises et que tu finis par reconnaître ?
Alors quoi ?
Je sais : J’en ai trouvé :
Par hasard ?
C’est quoi les paroles déjà ?
C’est toi qui me l’envois plus que les autres ?
La lune est là la lune est là la lune est là mais le soleil ne la voit pas…
C’est toi qui m’aimes comme ça ?
Dis-moi…

Le soleil a rendez-vous avec la lune
Mais la lune n'est pas là et le soleil l'attend
Ici-bas souvent chacun pour sa chacune
Chacun doit en faire autant
La lune est là, la lune est là
La lune est là, mais le soleil ne la voit pas
Pour la trouver il faut la nuit
Il faut la nuit mais le soleil ne le sait pas et toujours luit
Le soleil a rendez-vous avec la lune
Mais la lune n'est pas là et le soleil l'attend
Papa dit qu'il a vu ça lui...


© Jak

vendredi 20 juin 2008

Vendredi 20 juin 2008

20 06 2008

C'était il y a longtemps.
Avant de passer à trépas....
Papa Shakespeare me fit chanter :

Bonjour ! C'est la saint Valentin.
Tous sont levés de grand matin.
Me voici, vierge, à votre fenêtre,
Pour être votre Valentine.

Derrière la porte...
Entre l'ouverture et la fermeture...

Alors, il se leva et mit ses habits,
Et ouvrir la porte de sa chambre;
Et vierge elle y entra,

Nos corps, Hamlet
Vivant souvenir.
L’amour, c’est ça ?
Une magie suspendue dans le temps malgré la mort ?
Effacer le temps du présent du passé du futur : l'amour vivant.
Tu me glisses des choses dans l’oreille…
Je suis abrutie sous ta douceur…
Tu me berces, salaud, tu m’ensorcelles.
Je deviens liquide, je glisse sous tes mains.
Rien.
Plus rien ne me retient.
Entre, je t’ouvre.
Viens.
Je te ressens. Je n’y peux absolument rien.
Je ne sais pas où te mettre à part en moi.
Mais y a-il un autre endroit ?
Tu succombes toi aussi : je te vois : à cet endroit :


et puis oncques vierge
Elle n'en sortit.


jeudi 19 juin 2008

Jeudi 19 juin 2008

19 06 2008

En face de moi : tu te languis aussi.
On se voit ?
Rendez-vous : tout ceci est un instant de plus :
Suspendu : êtres séparés que nous sommes …
La suite ?
La suite est-là dans une chambre sous les draps.
La suite c’est de l’amour.
Que veux-tu de moi ?
Je ne suis pas ce que tu crois : il te faut tout dépasser pour Aimer.
Ne prends pas cet air d’enfant je ne suis ni ta mère ni ta nourrice.
Il faut tout inventer : Tout partager.
Ni sangles ni doutes pour garder l’étincelle entre nous.
Tout inventer toujours car tout cela est faux :
Je vœux croire en l’Amour qui traverse : en échos.
Celui qui fait couler le sang dans sa circulation.
Je t’installe mon cœur : tu passes profondément.
Personne ne te gêne. Je t’en prie…
Puise ta force, ta lumière….Je t’ai/
Silence. Silence. Silence. Silence. Silence. Silence. Silence.
Faisons silence.
Avec toi… Je…je ne m’ennuie pas.


© Jack Jacques

mercredi 18 juin 2008

Mercredi 18 juin 2008

18 06 2008

Pleine face, la lune, pleine...
Devenir fou.
Fou de joie.
Léger ensemble...
Rencontres après rencontres : se rencontrer de soi à soi.
Et toi ?
Et puis ?
Quoi faire ?
Quel recours ?
La prudence ?
Laisser faire.
Je laisse faire…
J’entends parler mon cœur : il est content.
Trouble de la tête qui veut rester froide.
Malgré la tête dans le frigo : le cœur est au chaud : l’Amour le trouble.
Celui qui ne sent pas ça : le feu malgré la glace : n’est pas amoureux.
Dès le réveil : le soleil.
Toi ? Pourquoi pas ?
Désir de toi.
Oppression au niveau des poumons : sous la cage : loin : vers l’endroit en plein cœur : un ventre qui ne vit qu’à certaines occasions.
Toi : ouverture de cette fente.
Toi : troublant démon.
Dément ? Mais oui. Inquiète ? Mais non.
À ce moment-là tout est possible encore.
Choisir de fuir. Tourner le dos. Savoir le faire. L’avoir déjà fait.
Avoir recours à la sagesse. : Entendre le drame qui se trame en moi : toi.
Mais… Non : que néni… Que dale… Nothing… Niet… Et merde tient !
Rien à faire… Aucune sagesse possible : le cœur en vie.
La maladie avance pourtant : dans la gorge, les poumons, sur la peau dans les os :
Une chaleur : une abstention : j’aime : j’ai le manque : le désir :
Je suis recouverte des stigmates de l’Amour.
Quel tralala…

© heerabag

mardi 17 juin 2008

Mardi 17 juin 2008

17 06 2008

Le soleil se lève, alors, comme la lune...
Tout concorde en mon corps : se soulève : et la sève : le printemps...

Hamlet - Ophélie... Métal attractif...

Briser le mur du silence ?

Hamlet - Madame, m'étendrai-je entre vos genoux ?

Ca recommence. C’est une boucle.
On repasse par les mêmes endroits et chaque fois on se régale : on se décale…
Avant toi, pendant toi et après toi ?

Hamlet - C'est une idée naturelle de s'étendre entre les jambes d'une fille...

Il y a plusieurs visages…
Je ne suis pas monogame : je le constate.
C’est possible comme mot pour une femme ?
Un jour un mensonge.
Faire l’amour et dire ça : je t’aime…
Mentir.
Retrouver l’autre : Toi.
Trouvé beau l’autre : Toi.
Très beau.
Des silences et des confidences, des mots, des maux échangés : déments.
Bondissants du bout du cœur.
Je suis désolée. Désespérée.
Je ne savais pas.
Il faut mentir ?
Pourquoi il faut ?
Accepter ce cadeau en fermant les yeux. En taisant ça ?
Reconnus. Plus. Beaucoup.
Quittés… Bouleversés.
Avoués et trahis : chacun pour soi.
S’endormir en souriant : un charme agit.

Hamlet - Je ne suis que votre baladin...

Dans la nuit : Fatalité.
Un aveu de ta rencontre avec ma beauté.
Une urgence : Qui veut toujours épouser.
Qu’est-ce que c’est beau.
C’est impossible.
C’est fatal.
Alors voilà : qu’est-ce qu’on est beau.
Cet instant-là.
Peut-être pas le suivant : mais celui-là...


© heerabag

dimanche 15 juin 2008

Dimanche 15 juin 2008

15 06 2008

Cher papa,

Je pourrais gribouiller sur toutes les pages du livre de notre histoire…
Je pourrais renier toute notre famille : te nier et toi aussi ne pas me reconnaître, m’abandonner… Je pourrais mourir ou toi disparaître :
Tous les chemins me mènent à toi.
J’ai poussé sur ton arbre.
Nous ne lâchons jamais en vérité.
Je suis ton fruit.
Nous sommes un morceau d’évidence.
Tu me dois l’infini de ton clan.
Tu sais d’où je viens et ce que j’accomplirai sans toi, tu l’ignores.
Je suis une femme dès le début de la vie.
Le choc de la tienne…
Je te montre cette route : ton origine, ton amour, ta création.
Tu t’étonneras toujours d’avoir créé ta création…
Tout t’échappe :
Je t’échappe.
Dès ma naissance.
Je suis la fille de toi.
Je ne suis pas au masculin.
Je suis ton opposé.
Ce que tu ignores et qui t’a fait venir au monde.
Tu vois en moi la porte par laquelle tu es passé en vie.
Je t’offre la fabrication de mon sexe.
Cette fente autour de laquelle tout mon corps est bâtit.
Une bouche qui toujours te sera close.
Je suis l’interdit.
La grande menace qui pèse.
Une religion à moi toute seule.

Des mythes, des religions, des études scientifiques, des peintures et des fresques antiques… Tout un infini reproduit et feuilleté pour trouver et savoir : où ? qui ? qu’est-ce que le père ? A part la poésie et la littérature, les meilleurs idées, les réponses sont en vie :  dans la vie : l’envie. ?
Oser regarder le père en face.
Oser ne pas s’aligner au bouillon géant de nos consciences multipliées…
Peut-être prendre peur, alors ?
Oser avoir peur ?

La conscience porte l’inceste comme une plaie.
On en voit devenir fou pour cela.
Notre race est ainsi construite…
La peur du père transpire sur ses enfants comme les stigmates obscures d’une religion dévastatrice…

La voix tousse pour s’éclaircir et chantonner quelques notes de qui voudra bien être assez gai… Assez triste… Des notes qui viendront faire chanter la voix qui ne sait pas bien parler la langue des mots : Connaissant leur puissance. La voix désire un chant d’amour…
La voix veut faire honneur et place à Amour. Elle passe en mince filet pour l’appeler…

L’amour du père trouve sa place face à l’enfant du dieu qu’elle représente.
Mais toujours elle terrifie l’homme qu’il est.
Chacune d’entre nous le sais.
Chacun de vous en fut effrayé une seconde dans la vie.
Une seconde qui traverse la conscience pour y laisser un souvenir immanquable.
Homme fier et noble tu te dois d’être pour être père.
Digne de ce rôle…
Maintient du Dieu en toi.
Debout homme courageux !
Reçois ta joie chaque jour en récompense de tes efforts.
Construit la vie autour de ton clan.
Garde le jalousement. Animalement…
Sauvage qui ne doit se renier.

Tu n’es plus dupe de toi dès que j’apparais… Une femme et toi ont suffit à me faire.
Une femme qui ne sera jamais toi ni à toi pour moi qui ne suis pas toi et ne le serai jamais... Notre cruauté signe ton désespoir et pourtant…
Elle et toi et moi… Nous tous : le même corps.

Avec la femme tu es pilier de ton temple…
« Soit noble et tais-toi. » : Voilà ce que tu te répètes chaque jour…
Ta descendance est ta fierté.

Chaque père est un roi et chaque fille une princesse.
Je suis ta princesse oh mon Roi…

La voix s’emporte à des enfantillages comme une danseuse à sa barre…
La voix s’entraine à l’Amour.
Le père est son premier terrain d’expérience…
C’est lui qui l’a prédestinée à aimer l’Autre.

Après le roi, il y a le prince…
Et la reine  toujours le lui a conté…
A moi : la princesse.
Je suis celle-là pour toi : au sein de ton histoire : de ta vie.
Quand tes yeux regardent dans les miens : ils te font roi.
Ils me donnent ce rôle-là : dans mon histoire : dans ma vie.

La voix qui chatouille les cordes sensibles avec des rires et des sanglots colorés d’enfance.

Je suis une fleur pour toi. Celle…
Que tu devras garder, élever et protéger.
Toujours au fond de ton jardin, au cœur de ton royaume...
Un jour tu seras celui qui offre cette fleur-là. Tu la rendras. Dans la terre, elle pourrira. Telle est ta race.
Ce geste te hante. Tu me vendras à l’Autre toi que toi.
Ce geste te rend lâche… Pour toi voudrais-tu me garder ?
Ce geste redouté habite en ton cœur comme un devoir toujours remis au lendemain…

La voix s’échappe  de  la cavité… Elle chante enfin : elle articule des mots.
 La voix est libre de parler ou de se taire. La voix en quête de mots.
 
La fille attend d’être reine pour un autre roi.
Le cocon cède et le papillon s’envole loin de la fleur.
C’est ce jour-là que tu attends silencieusement.
Ce jour où tu deviendras vieux soudain : tu seras le vieux roi.
Et ta femme deviendra la vieille reine.
Et ensuite, tu le sais, la vie deviendra plus facile :
Car la jeune reine deviendra à son tour la vieille reine et te fera : très vieux roi.
Le schéma s’éclaircit… Je te fais homme et sage, oh ! mon roi…
Je deviens femme et je demeure fille toujours pour toi : princesse.

La voix remarque les saisons. L’hivers, elle se cache derrière des pulls mohair…
Elle évite les chagrins du froid et  les larmes coulent en elle. Pourtant, elle sent que c’est fatal : tout se brise un jour : des branches au sol, devenues brindilles au feu et… cendres.


Alors ta vie sera sur son chemin de mort et tout s’éclaircira :
Tu pressens bien cela au fond :
A la terre tu reviendras en me laissant seule au monde.
Je serais orpheline et plus jamais princesse.
Plus jamais est aussi éternel que toujours…
Car mon cœur de Princesse n’a que toi à cette place: noble Roi.


© jak

samedi 14 juin 2008

Samedi 14 juin 2008

14 06 2008

Hamlet - Si tu te maries, je te donnerai pour dot cette vérité empoisonnée : Sois aussi chaste que la glace, aussi pure que la neige, tu n'échapperas pas à la calomnie. Va-t'en dans un couvent. Adieu !

Tu m’as parlé de Dieu. Tu m’as dit comme ça : le mariage…
A Dieu qui ne se montre se fait-il entendre ?
Peut-être Eros qui parle quand nous nous regardons cette voix et moi ?
Est-ce la voix de moi et la voix de toi qui parlent ensemble pour Amour ?
Ou est-ce la même voix qui nous traverse sans se soucier de nous quand elle traverse ?
Sommes nous morts autour de cette voix ?
L’Autre voix en face raconte des tas d’histoires sur un certain dieu qu’elle croit servir…

Hamlet - Ou, si tu veux absolument te marier, épouse un imbécile; car les hommes sensés savent trop bien quels monstres vous faites d'eux. Au couvent ! Allons ! et vite ! Adieu !

Le dieu du livre que tu te traînes n’est pas celui qui veut me marier à toi.
Vraiment. Merci beaucoup. Sans façon, non merci.
Ou nous n’avons pas le même dieu ou l’un de nous deux a menti : Est devenu fou :
A empoisonner l’autre : A confondu ? Les deux ?
Ton dieu qui voulait nous marier est un dieu vulgaire, je trouve…
Auquel on remet des honneurs. Soupçonné de pédophilie. Qui entretient l’inceste et le Nazisme.
Toute la pornographie qui insulte la grâce de mon corps et du tient.
Affreux commerce avec les sans cœurs, les politiques.
Espèce de fonctionnaires de sa paroisse.
Honorable gros porc qui portera désormais une médaille comme les vrais porcs.
On lui trouve pourtant quelque chose d’attachant ?
Quoi ? Son nom ? Dieu ?
Sans doute, il a d’aimable l’homonyme : Celui qui se cache dans les livres.
Quand celui-là s’est montré : fuir devant les autres : ne plus douter.
Bien contente de n’être pas l’oreille de ton dieu crétin, comme une misère, plantée derrière un banc d’église à l'oraison jaculatoire...
Moi je veux me marier avec celui qui me baise d’un baiser de sa bouche.
Mon temple est le sien… C'est ainsi que je veux lire.
Et nos corps : Qu’ils s’épousent en liberté.

Hamlet - Nymphe, dans tes oraisons souviens toi de tous mes péchés....


© Jack Jacques

vendredi 13 juin 2008

Vendredi 13 juin 2008

13 06 2008

Est-ce un jour de malheur ? Un jour de bonheur ?
13 comme les apôtres, la semaine aztèque, Zeus...
Un vendredi 13...
A peine au paradis, à peine en enfer, le cul entre deux possibles :
Bipède qui avance sur deux jambes et la dualité.
Hum... Je souffre de toi, Hamlet...
Je traverse le temps comme ça :
J'en suis bien aise de cette souffrance d'amour qui me tire vers la vie.
Merci.

Elle chante, la voix, elle chante au fond du ventre en chatouillant la gorge.

Plusieurs vies déjà : nos mémoires.
La scène : mon corps en vie.
Entre les cuisses : une plantation de souvenirs d’autres cuisses de passage.
Dans les coulisses du théâtre : l’effluve de ces amours passées.
Comme un musée :
Il y a sur ses murs quelques toiles bien vivantes :
Signées de quelques maîtres.
Hamlet Hamlet Hamlet Hamlet Hamlet Hamlet Hamlet Hamlet
Ceux-là sont éternels.

Elle rit, la voix, elle rit du fond du cœur en chatouillant l’esprit.


© Jack Jacques

jeudi 12 juin 2008

Jeudi 12 juin 2008

12 06 2008

Le ciel est noir. Bas.
Tu n’es pas là.
Tu n’es plus là.
C’est comme ça et les absents ont toujours tort.
Je chiale mon cafard. Tu es mon cafard. Sale bête.
Il faut avouer ?
Quoi ? Moi ?
Qu’est-ce que j’ai fait ?
Rien. Je n’ai rien fait.
Tu ne réponds pas.
J’ai froid, je claque des dents.
Rien. Je n’ai rien fait.
Il va falloir tout réchauffer. Tu me glaces. Je vais m’éteindre.
Rien. Je n’ai rien fait.
Je pleure de manque.
Je crispe tout là ça ne va pas du tout.
Rien. Je n’ai rien fait.
Je te hais. Je t’écrase.
Rien. Je n’ai rien fait.
Je t’emmerde en plus je ne te dois rien.
Rien. Je n’ai rien fait
Pauvre con.
Rien. Je n’ai rien fait.
Quoi ? J’ai mal ? Et alors ? Je ne montre rien.
Rien.
Tu ne verras rien de moi : Rien.
Tu n’as rien fait.
Ce n’est rien de plus qu’une passion de passage.
Tu n’as rien fait.
Ce que c’était ?
Un passage passionné : avec des phrases à toi seul destinées.
Tu ne fais rien vers moi ?
Ce n’est pas plus grave que cela.
Je ne fais rien vers toi.
C’est simple.
Rien nous ne faisons rien.


© Jack Jacques

mercredi 11 juin 2008

Mercredi 11 juin 2008

11 06 2008

Je n’attends personne en particulier. 
Je ne t’attends pas particulièrement : Toi non plus.
Mais tu es là.
Tu es face.
Je te vois.
Tu me vois.
Des éclairs dans les yeux.
Fatalement : amoureux.

Hamlet - Vous n'auriez pas dû me croire; car la vertu a beau être greffée à notre vieille souche, celle-ci sent toujours son terroire.
Je ne vous aimais pas.


N'importe quoi !
Toujours cette ombre portée sur l’histoire :
Alors on ne dit rien : on fait semblant.
On fait surtout comme si rien ne nous était arrivé.

Hamlet - Va-t'en dans un couvent !

Tu me vois.
Des éclairs dans les yeux.
Fatalement : amoureux.
Tu as entendu ?

Hamlet - A quoi bon te faire nourrice de pêcheurs ?
A quoi sert-il que des gaillards comme moi rampent entre le ciel et la terre ?

Rien.
Je ne sais pas.
Dis-moi.

Hamlet - Nous sommes tous des gueux fieffés : ne te fie à aucun de nous. Va droit dans un couvent...

Non. silencesilencesilencesilencesilencesilencesilencesilencesilencesilencesilencesilenc

Hamlet - Si tu veux absolument te marier, épouses un imbécile; car les hommes sensés savent trop bien quels monstres vous faites d'eux.


Fais ton ours : je fais mon proche animal terré.
silencesilencesilencesilencesilencesilencesilencesilencesilencesilencesilencesilenc
Sauras-tu m’aimer ?

Hamlet - Je ne veux plus de cela !

silencesilencesilencesilencesilencesilencesilencesilencesilencesilencesilencesilenc
Pourras-tu me garder ?

Hamlet - Cela m'a rendu fou !

silencesilencesilencesilencesilencesilencesilencesilencesilencesilencesilencesilenc
Je m’en fous : plus que tout : je me vexe d’orgueil. Jalouse aussi d’orgueil. Je ne veux rien perdre de toi qui m’as tout pris j’ai tout donné qu’est-ce que tu vas en faire de ce ta d’Amour que je t’ai refilé ? ? ?
Silencesilencesilencesilencesilencesilencesilencesilencesilencesilencesilencesilenc
T’es parti avec ? Et moi ? J’ai froid sans toi… Reviens !


© Jack Jacques

mardi 10 juin 2008

Mardi 10 juin 2008

10 06 2008

Hamlet - Ah ! Ah ! Vous êtes vertueuse !

Comment ça, vertueuse ? Vers quoi ? Vers qui ? Qui sont ces vers qui sifflent dans mon coeur ? Non ! Je ne suis pas une tueuse ! Je ne comprends pas ta vertu.
Elle me tue.

Hamlet - Si vous êtes vertueuse et belle, vous ne devez pas permettre de relation entre votre vertu et votre beauté... Car la beauté aura le pouvoir de faire de votre vertu une maquerelle avant que la vertu ait la force de transformer la beauté à son image.

Mais cette vertu dont tu parles, toi : mon amour… Qui peut l’entendre ?
De quoi parle-t-elle d’autre d’ailleurs que de celle que soi-même l’on cultive…
Le tout est de savoir si nous vibrons dans une vertu commune de toi à moi.
Peut-être que la tienne et la mienne n’ont pas le même goût ?
Pas la même couleur ? Pas la même odeur…
Car si La vérité n’existe pas, La vertu non plus.
Seulement Nous existons.

Hamlet - Une vérité. Je vous ai aimé jadis.

Et c’est là tout le poids de notre cœur.
Avant de te dire je t’aime, cette fois-ci…
Avant de recevoir tes mots, là…
Je me concentrerais sur la fidélité de Mon amour de moi à moi :
Face à toi de toi à toi :
Avant de nous confondre, mon amour…
Pour mieux nous mêler ensemble.


© Jack Jacques

lundi 9 juin 2008

Lundi 9 juin 2008

09 06 2008

Et Toi ?
Tu n’entends pas ? Tu te fous de moi ?
Ca t’emmerde que je dise ça :
Comme si je m’étais gardé à toi à tes bras : des essais de vie avant de te demander :
Quoi ?
Tu ne comprends pas quand je parle.
Tu sais ?
Que sais-tu ?
Si tu savais tout ce que j’entends…
Tout voir. Tout vouloir. Tout laisser.
Tes larmes à toi sur moi :
Les aider à fuir.
Te vider de tes drames.
Pleurer moi sur toi : Accepter la chimère.
Des conseils ?
Des ordres ?
De la morale ?
Touche-toi je m’en fous cause toujours.
J’aimerais t’y voir à ma place mon chéri.
Tu inventes la haute intelligentsia pour me balancer ta morale à deux balles.
Je suis un peu fatiguée. Pas d’humeur… Lasse.
Quelque chose me dérange à l’intérieur… Un manque d’humour assurément.
Une fausse note quelque part ? Un oubli ?
Dans tous nos tics de vies nos merdiers intérieurs notre boue du quotidien :
Ne sommes-nous pas fous alliés ?
Non ?
Fous hostiles alors ?
Organisés pour la société : le paraître aux normes : parés pour la grande hypocrisie ?
Oui ? Non ?
C’est ça l’endroit de la folie du monde…


© Jack Jacques

dimanche 8 juin 2008

Dimanche 8 juin 2008

08 06 2008

Nous sommes fous.

Y a-t-il plus de noblesse à l'âme à subir la fronde et les flèches de la fortune outrageante,
ou bien à s'armer contre une mer de douleurs et à l'arrêter par une révolte ?*


Une brise de folie dans le soir de juin.
Dormir et penser : rêver.

Mourir,... dormir, dormir ! Peut-être rêver !*

Souffrir : prendre des gifles : ouvrir toujours : ouvrir d’avantage : : comprendre admettre : accepter.

Et dire que par ce sommeil nous mettons fin aux mots du coeur et aux mille tortures naturelles qui sont les legs de la chair...*

Grandir avec des baffes dans la gueule.
Vieillir ce n’est pas  décrépir. C’est le contraire :
S’ouvrir de plus en plus pour aller jusqu’à cela :
Admettre et regarder la machine en vie comme un fruit qui va pourrir.
Accepter :
Savoir se voir faire. Savoir se dire bonne nuit.
Bonne transformation.

Quel rêve peut-il nous venir dans ce sommeil de la mort, quand nous sommes débarrassés de l'étreinte de cette vie ?*

L'amour
Par exemple :
Bach violoncelle nuit beauté qui percera toujours à l’homme au cœur.
Musique pour saisir le sensible.
Etre inondé de Bach et dormir.
Sur quoi s’attarder si tout meurt ?
Par quoi se laisser bouffer ?
Si tout finit par pourrir…
Si quelque chose ne meurt jamais: il faut que ce  soit très beau très pur :
Pour laisser tout de même Bach le soir pour s’endormir.


© Jack Jacques

*W.S-Hamlet

samedi 7 juin 2008

Samedi 7 juin 2008

07 06 2008

Rien.
Vivre.
Puisque même rien se met à vivre.
Vivre sur rien.
Ce n’est rien de vivre.
On vit… Sur rien. On ne voit rien.
Des souvenirs passent avec leurs mots : En échos…

" A la céleste idole de mon âme, à la belle des belles, à Ophélia... Qu'elle garde ceci sur son magnifique sein blanc... "*

Dans le silence


Je sais !
Je m’en souviens !
Je t’aime trop pour te donner l’occasion de tâcher ce cœur tout pur que j’ai su te garder !
Je te veux ! ! !
Il te faut ! ! !
Je peux tout exiger de toi pour cette unique raison  !

"Doute que les astres soient des flammes,
Doute que le soleil tourne,
Doute que la vérité soit la vérité,
Mais ne doute jamais de mon amour !"*

Dans le silence en se taisant… Sous les paupières en s’endormant.

Tu es prince de mes désordres.
Accoucheur de mon désespoir.
Ma mélancolie habite l’ombre de ton passage sur moi.
Je reçois tous les feux que tes yeux ont de foudre.
Je sais que seules mes pluies ont le pouvoir de combler la canicule qui sèche ta vie.
J’ai soif pour toi.
Je ne te charge ni t’implore de rien.
Je crois en toi.

" O chère Ophélia, je suis mal à l'aise en ces vers : je n'ai point l'art d'aligner mes soupirs; mais je t'aime bien ! Oh ! Par-dessus tout ! Crois-le. Adieu !"*

Admettre alors. Tant mieux ? Tant pis ? Tant qu’à faire…
Tant de choses que je sais comme une vierge sait qu’elle est vierge.
Il faut s’endormir. Rêver.
Toujours couler d’entre les cuisses attendre d’être sèche.
Dormir et rêver.
Le repos comme accessoire du trouble.
Tout n’est qu’accessoires et décors
Il faut dormir pour pouvoir rêver.
D’un sommeil qui entretient le mystère.
Le grand mystère que je perçois de toi il me semble est le même que celui de moi qui te parviens.

" A toi pour toujours, ma dame chérie, tant que cette machine mortelle m'appartiendra !"*
"HAMLET"

© Jack Jacques

*W.S-Hamlet







jeudi 5 juin 2008

Jeudi 5 juin 2008

05 06 2008

Faire la guerre à l’envers.
Se soumettre au vivant.
Préparer continuellement la terre pour semer la récolte à venir.
La laisser jouir de ses moissons.
Je fais place nette.
Un arbre mort ne donne pas de fruits.
Je veux la vie.
J’aime ses fruits.
Terre en jachère je suis, en attente d’une saison…
C’est ainsi que je suis faite.
De saisons recommencées.

La voix remonte le long des histoires parcourues…
Elle souffle sur une fleur éteinte et sèche…
Elle souffle sur toutes les branches des amours mortes…
Les bouquets au sol se brisent…
Elle pleure la voix. Sans se plaindre.
Elle pleure sur le constat des choses.


© Jack Jacques

mercredi 4 juin 2008

Mercredi 4 juin 2008

04 06 2008

Dans le noir des rayons de la lune nouvelle
Silence.
Alors jeux de déduction pour masquer quelque chose que l’on n’ose …
Silence.
Oserons-nous nous aimer ?
Songe d'une nuit sans lune
Sommes-nous fait du même charme ?
Silence.
Attendre d’en avoir envie. Attendre …
Silence.
Laisser couver.
Silence.
Ne rien tenter.
Silence.
La vie est plus vivante. Elle apparaît dans le
Silence.
Elle s’exprime d’elle même.
Silence…
Comme l’Amour.
Choisir de s’y livrer.
Avec humilité.
Sérieusement.
La voix au loin parle d’un endroit qui résonne comme une enfance éternelle…
Trouver le crapaud qui cache le prince…
Quand même, les contes de fée…
Quand même y croire à l’amour du prince, le retrouver.
Devenir un guerrier de l’Amour, dit la voix.


© Jack Jacques

mardi 3 juin 2008

Mardi 3 juin 2008

03 06 2008

C'est lune noire.
Je ne bouge pas.
Je ne fais rien.
Je reçois.
Je réponds à peine.
Je veux rire.
Je sais déjà de toute façon.
Je vais le vivre.
Œil contre œil.
Dent contre dent.
Correspondance.
Jeu de séduction.
Petit chaperon bouge et grand méchant loup.
Toujours la peur.
Encore le rêve.
J’ai rêvé que je t’aimais !
J’ai senti ça : l’Amour…
Les rêves s’en mêlent. Ça m’emmêle.
Qu’y puis-je ?
Rien.
Suivre son cours…

La voix se taire sous le corps…
Elle se fait toute petite face à l’Autre qui vient d’apparaître.
C’est presque violent la rencontre de deux voix.
C’est un choc qui demande le silence .


© Jack Jacques

lundi 2 juin 2008

Lundi 2 juin 2008

02 06 2008

Toujours l’histoire recommence.
Alors un autre vient.
Un nouvel acteur entre en scène.
Nouveau décor. Nouvelle version.
Tout recommence au fantasme.
Rien ne va plus.
Les jeux sont faits.
Tournez la manivelle encore une fois :
Un autre toi attend de moi.

La voix voit. Et elle s’agite un jour sur un regard.
Peut-être qu’elle entend qu’elle émet quelque chose…


 

dimanche 1 juin 2008

Dimanche 1 juin 2008

01 06 2008

Cher Hamlet,

C'est le premier jour de juin.
Le ciel en reflet de passage en passage de nuages...
J'ai marché dessous aujourd'hui.
En souriant...
Je suis libre en pensant à toi.
Je refuse tout ce qui n’est pas joie.
J’exige notre paix.
Je m’applique à la livrer à chacun de nos réveils.
Seule dans mon camp de l’Amour, je résiste à tous les conflits.
Je ne partage pas ta peine…
Je bois tes larmes pour désaltérer la vie.
Pour soulager  l'existence à la folie des jours.
Pour alléger ton corps de son eau.
Pour garder le ciel de tes yeux.
Je résiste à tout ainsi.
Je demeure dans la joie.
Je ne garde que cet état pour être à toi.
Sois pareil à moi.
Juste cela.
Sans tout ce drame qui nous scellait alors.
Dédramatisons-nous.