samedi 31 mai 2008

Samedi 31 mai 2008

31 05 2008


Mystique, l’Amour ?

J’entre dans une Eglise. Je fais le vide.
Assise-là : Sans toi.
Je sais : je ne veux pas que tu y sois-là à mon bras pendu à ce mensonge.
Je sors de l’Eglise et je marche.
Je suis dans un endroit que je connais parfaitement : passage des deux anges.
Dans la rue St Benoît à Paris en France au XXI siècle.
Je suis en tenue légère, le dos découvert.
Tu es partout, Hamlet : mon concept.
Ta chaleur sous la chaleur : ce qui demeure.
Je suis de chair et d’air autour.
Mes jambes m’entraînent, elles avancent au hasard, elles promènent moi comme un toutou obéissant…
Je suis devenue une femme il paraît. J’ai l’âge de la femme.
L’âge de la femme. L’âge de la femme. L’âge de la femme. L’âge de la femme.
Je ne sais toujours pas ... L’âge de la femme. Je ne sais pas. Non je n’ai pas l’âge !
Je suis petite encore. Toute petite. Je suis une idiote !
Laissez-moi être une idiote encore un peu…
L’Amour me bouleverse et je ne suis pas encore une femme.
Je ne comprends pas le malheur qui l’entoure.
Pourquoi tant de manque ?
Je suis légère : non coupable…
J’entends l’humour…
J’entends la peur face à la farce :
Personne ne comprend. Tout le monde fait semblant.
Personne ne parle vraiment. Chacun pour soi. Chaque être unique.
Tout se dissout peu à peu. C’est de moins en moins flou…
Plus aucune importance, finalement. Que mes pieds qui me baladent.
Seule chose que je sais :
Je laisse faire l’amour : il me transforme : et toi aussi :
J’en projette des tonnes pour faire évoluer le livre…

jeudi 29 mai 2008

Jeudi 29 mai 2008

29 05 2008

Comment fabrique-t-on de l’amour ?
La science s’est-elle posé la question ?
A-t-elle déployé ses longs bras glacés sur la dissection des émotions et sentiments sans en sangler le sens ?
Les mathématiques ne peuvent-elles pas se mettre au service de l’Amour ?
Rien n’est organisé pour son service ?
Du flou voir du ringard : de la vieille pensée… Non.
Pas la psychanalyse ni les hormones du plaisir, non.
Vraiment : la science de l’Amour.
C’est vrai ?
La science de l’Amour est un Art ?
Comme la guerre ?
Pourquoi alors n’enseigne t-on pas l’Art de l’Amour…
Il faut en être traversé pour l’éprouver ?
Je pars en exploration : c’est décidé.


© Consuelo Zoelly

mercredi 28 mai 2008

Mercredi 28 mai 2008

28 05 2008

Avant de venir au monde, le désir de vivre est plus fort que tout.
Je n’avais pas réfléchi à certains détails comme de « gagner sa vie » en prenant le métro, par exemple.
Sans doute que certains détails nous échappent…
J’étais très poétique en ce qui me concerne.
Avant.
La muse au fond d’un ruisseau…
Cette image de vierge suicidée qui m’a bercée
La grâce d’Arthur…
Ce poète qui dit qu’aux rayons des étoiles je viens chercher la nuit les fleurs que je cueillis
Lui qui m’a vue sur l’eau, couchée en mes longs voiles…
Je suis sa blanche Ophélia
Celle qui flotte comme un grand lys…
Toute une dimension ce poème
Ma jeunesse littéraire après Papa Ier…
Moi j’étais amoureuse de Rimbaud quand je flottais encore…
L’arrivée sur terre, là : ici-bas
L’intégration de l’image de la matière
L’occupation d’un corps terrestre
La condition humaine, comme ça…
Les dualités de l’existence, tout ça
Une réalité à intégrer comme une société
Des sociétés
La société
L’entrée en matière devient si rock si roll parfois !
Hier, jour d’orage de partout.
Il grondait sur la ville comme il grondait sur mon coeur…
Aujourd’hui, je me remets de mes émotions du métro.
C’est très pratique cette chose qui ressemble à un gros ver pour grouiller sous le sol de Paris…
Mais quand on sort du ruisseau et des étoiles : c’est trash !
Hard au corps…
Il faut un courage extrême pour être un humain dans le métro.
Je ne sais pas s’ils se rendent compte…
Moi j’ai peur.
Je me sens toute petite au milieu de cette humanité si courageuse…
La notice du ver est un étrange poème en forme d'escargot...


© Gérard Laurent                               © ratp                                        © Gérard Laurent

dimanche 25 mai 2008

Dimanche 25 mai 2008

25 05 2008

C’est la fête des mères…
J’ai comme une angoisse : je n’ai pas de mère…
Il faut que j’en trouve une…
Qu’en dites-vous, vous : Mr Shakespeare, dit Papa premier…
C’est qui ma mère ?
Et qu’en pense papa Freud de ça : une fille sans créatrice ?
Une simple femme moderne, sans doute, puisque le créateur suprême a piqué la vedette au fond des inconscients…
De toute façon, papa Freud ne s’occupe que d’Hamlet sur son divan…
Les filles, c’est pas son truc.
Quel désordre…
Je suis morte à l’heure où je parle, et ressuscitée.
J’ai un père mort qui l’est resté.
Un amoureux mort qui m’avait déclaré de son vivant qu’il ne m’aimait pas et que malgré tout je cherche à faire revivre comme Isis son Osiris…
Le schéma n’est déjà pas si simple à avaler…
Mon frère chéri : mort en se tuant avec mon amoureux après mon soi-disant suicide (suicide à la Marilyne, ma rivière pour sa piscine : quand on est avec des types de pouvoir, on n’hésite pas à nous faire jouer les muses sacrifiées en plein jour)…
Mon frère, oui… Me demandant de trahir mon amour pour le piéger : ils se sont tous bien servit de moi…
Et moi : j’ai tout fait comme ils voulaient… Quelle naïveté…
Prendre conscience de son histoire après quelques siècles passés sous la vase, c’est violent…
Je précise que je ne gobe aucun produit chimique pour supporter : je dénoue seule les fils de mon histoire.
J’affronte ma dépression à coup de pardon…
Snif... Snif... Snif...
Maman, câlin !!!
Snif... Mouchoir...
Non : ça je ne peux même pas le dire…
Je vous ferais remarquer que je suis endurante …
Mes yeux pour pleurer au fond d’une rivière.
Je viens d’un ventre universel, sans visage et sans nom :
Mon créateur n’a posé que deux femelles en parallèle dans sa foutue pièce…
Gertrude, mon exe future-exe « belle » mère n’est que mon double pour le spectateur…
Bonne fête, oui…
Merci Monsieur Pétain, d’avoir inventer cette fête lénifiante pour les orphelins…
Bon dimanche à part ça !

© Consuelo Zoelly

samedi 24 mai 2008

Samedi 24 mai 2008

24 05 2008

Tu veux immédiatement me prendre pour toi.
Tu m’étouffes.
Et puis tu confonds tout.
Tu veux que je sois ta femme.
Tous les jours tu me veux pour le lendemain.
Tu m’achèterais si j’avais un prix.
Tu ne dormirais plus si tu pouvais me regarder chaque instant.
Tu es fou de moi.
Tu es fou pour moi.
Je m’ennuie.
Il y a très longtemps que je m’ennuie dans tes bras.
Est-il nécessaire d’être face à l’ennui ?
Je le vois : installé sur tes rides : sur ton regard présent : passé : à venir.
Je te trouve vieux comme le monde.
Pas vieux de ta chair qui n’a que l’âge de ta vie écoulée.
Non. Tu as la chair que l’on a à ton âge.
Rien n’y change à cela. Et ça n’a rien d’effrayant.
C’est la manière et la façon dont tu la portes : ta chair.
La vieillesse : dans ta façon de vieillir de minute en minute...
Adieu.
Ce n’est pas toi que je cherche : tu m’insupportes.
Je m’en vais.


© Consuelo Zoelly

vendredi 23 mai 2008

Vendredi 23 mai 2008

23 05 2008

Une rencontre. C’est soudain. C’est là. C’est nouveau. On ne sait pas.
Un toi.
Qui es-tu toi ? Que fais-tu ? Que veux-tu ?
Tu m’envoie des petits messages impatients :
Tu dis : mes baisers te brûlent déjà :
Tu m’attends.
Impatient.
J’arrive…


© Consuelo Zoelly

mercredi 21 mai 2008

Mercredi 21 mai 2008

21 05 2008

Je suis descendue dans la rue pour prendre un café : posée sur un trottoir : je regardais passer les gens.
Un homme s’est planté devant moi et il m’a parlé de lui. Il était moche, cet homme, ne m’intéressait pas.
« Au printemps les femmes sont belles »,   il m’a dit. Puis silence. Il insistait encore quelques mots et je me suis levée…
Alors un autre est passé que j’ai trouvé joli et moi je suis partie de-là pour le suivre…
L’homme moche est resté debout sans rien dire au milieu d’une phrase qu’il n’avait pas terminé d’articuler.
J’ai marché un temps derrière le joli homme et puis il est rentré dans un immeuble sans même se retourner.
Lui, oui, j’aurais aimé qu’il me raconte : lui.
L’amour me hante…
Suis-je vertueuse ?
J’ai croisé quelques regards d’hommes ici dans ce siècle déjà…
Je cherche un regard, un seul en particulier : le tiens, Hamlet…
J’attends le jour où tu me verras : tes yeux sur mes yeux : l’endroit de la re/co/naissance…
Ici sur Terre mais où ça ?
Dans quel corps es-tu planqué ?


© Consuelo Zoelly

mardi 20 mai 2008

Mardi 20 mai 2008

20 05 2008

Il dit : lève-toi et marche !
Je me lève, moi et je marche : ainsi ressuscitée des eaux…
C’est simple comme bonjour :
Mourir, vivre...
Encore mourir et puis toujours vivre :
Passer sa vie à ça…
Marcher, quoi…


© Consuelo Zoelly

dimanche 18 mai 2008

Dimanche 18 mai 2008

18 05 2008

Il n’est question que des choses du sensible, du fragile, de l’air, des vapeurs subtiles, des goûts affamés de nos sens.
Des sens que l’on se prend  comme des flèches dans la gueule et jusqu’au cœur.
De face.
La révolte des sens.
Comme si c’était eux finalement, nos ennuis.
Combien de temps faudra-t-il encore pour cesser d’halluciner ?
D’où ça nous vient tout ça de nos comportements ?
La folie a raison d’être folle, la pauvre.
Tous nos sens sont comme des flèches que l’on dirige ou qu’on se prend à l’infini que l’on dirige et que l’on prend c’est selon que l’on se prend de face, la folie…


© Gérard Laurent

samedi 17 mai 2008

Samedi 17 mai 2008

17 05 2008

Temps qui joue aux contrastes entre la pluie et le chaud l’ombre et la lumière : une folie qui passe : un brin comme on dit : un joint ?
Une légèreté qui fait oublier : je vole : l’évite : cette réalité qui me pend au nez comme une punition : je passe de sphères en sphères : en décalé : avec des gens scénographiés en parallèle : percer une certaine matière qui ressemble à un voile opaque : passer des portes pour la bascule de la con-science : vers d’autres dimensions...
Je cherche où se trouve l’institut du divin ?


© Gérard Laurent

vendredi 16 mai 2008

Vendredi 16 mai 2008

16 05 2008

Celle qui fait vibrer les murs sous le monde des surfaces
Celle qui se plante au coeur comme un secours et une douceur
Celle que l'on offre comme une fleur comme un amour qui passe
La musique tu sais, elle adoucit les moeurs... Oups ! Merci:)


© Gérard Laurent

lundi 5 mai 2008

Lundi 5 mai 2008

05 05 2008

À 12h 19 exactement la lune est nouvelle…
Jour de repos, il faudrait…
Économie du trafic intérieur  pour laisser passer ce qui doit remonter.
Si les gouvernements tenaient compte de la lune plus que de l’économie, le week-end devrait se prolonger aujourd’hui pour que le stress n’oppresse les êtres.
Un jour peut-être, on pourrait imaginer un état plus évolué où les calendriers accorderaient le temps de l’homme et de la nature…

Patron évolué - Lâchez prise, no stress, calme intérieur !
Mais voyons, cessez immédiatement de gesticuler ainsi sur votre fauteuil, vous ne faites rien de bon aujourd’hui… Allongez-vous un instant, reprenez vos esprits mon cher, il faut vous décoincer sinon je ne pourrais pas continuer à vous embaucher… Rien n’est grave pour ce jour, c’est la nouvelle lune mon ami, détendez-vous, faites le vide et attendez que ça passe : vous vous prendrez la tête demain en mangeant un bon steak pour faire monter l’énergie !

Aujourd’hui : faire un grand voeu très profond et le confier à l’astre pour faire tourner le nouveau cycle : rêvez !

samedi 3 mai 2008

Samedi 3 mai 2008

03 05 2008

On dit ici : en mai fait ce qu’il te plait….
Je suis retournée hier vers Uranus là-haut dans notre ciel immense à deux pas de mon cœur
Des messages parvenus d’ici haut qui disent : toujours fait ce qu’il te plait
Et le cœur de l’humanité est malade mais
Rien n’est grave au regard des astres qui flottent au sein de l’infini
Ni pour vous qui en faites entièrement parti
Il faudrait pouvoir tout soigner pour avancer dans la grâce
Vous et moi : moi comme vous : Nous c’est Tout
Tout : vouloir
Avoir un vœux  pour adoucir nos esprits
Une machine à effacer la peur
La clef d’un secret pour déchiffrer nos corps 
Le mystère de la chair est grand encore
En corps…
Ses frustrations sèment en fixant des maladresses
Tout un déséquilibre le manque d’harmonie
Envie de soigner les peurs ancestrales qui attaquent au présent 
Tout devient flou dans le futur
Désirs de réaliser certaines évolutions radicales
Notre position de cœur
Notre intelligence humaine n’a pas beaucoup bougé depuis Elseneur
Les êtres  coincés dans une lenteur qui freine
Les actes trop mous
La dualité des âmes entraîne des blocages et retient sur le fleuve de l’oubli.
Toujours la même histoire
Le pouvoir : le grand met indigeste
Le pouvoir comme une saloperie qui fait beurker les configurations mentales
L’habitude guerrière qui provoque d’énormes flatulences de la pensée
Le matérialisme qui efface la poésie de l’existence
La musique de nos gestes qui déraille facilement dans la fausse note
Help !
Au secours !!
Il va falloir ouvrir les vannes !!!
Il faut qu’on se réveille du mauvais rêve !!!!
Et la conscience fraternelle où est-elle ?
Perdue dans quels méandres de l’homme moderne à son poste d’autocontrôle médiatique ??
Faut é et hé merger !!!
En mai pour faire ce qu’il me plait il faudrait que le monde entier pratique un retournement de la pensée vers l’Esprit en lâchant un peu la matière
Trop de matérialisme rend vraiment la vie insupportable
Impossible de s’inspirer cinq minutes sans qu’on se fasse bousculer par des scories du matérialisme
C’est fatigant
Un peu de spiritualité tout de même…
Effacer certains programmes de la pensée et justement principalement le matérialisme merde alors sa pesanteur nous colle dans la merde alors…
La pesanteur et la grâce dites-vous, Madame Simone Weil ?
Douce et grande Madame Simone Weil qui auriez sans doute rêvé d’écrire la grâce et l’apesanteur

Vendredi 2 mai 2008

03 05 2008

M A I S . . .


© Consuelo Zoelly