ven 4 juin 2010

Vendredi 4 juin 2010

04 06 2010


Chers lecteurs


J’ai l’honneur et le plaisir de vous faire part de la disparition d’Ophélie.

Depuis le 9 mars il semble qu’elle m’ai quittée.

Les courants qui la portaient jusqu’à moi ont-ils changé de route ?

La puissance des éléments l’ont-ils définitivement détournée de ma plume ?

Je ne saurais pour l’heure rien affirmer.

Rien ne semblait annoncer une fin précipitée : je relis les derniers mots qu’elle m’a laissés écrire sous un nouveau titre à peine entamé : ce mot inventé « desombres » et cette dernière phrase comme une clef à penser

 

Voilà nos corps au printemps…

 

Ils avalent tout et gardent la mémoire des sillons du mouvement

 

Ils inscrivent par leur chemin de sang le parcours duel

 

Entre ombre et lumière

 

Je ne peux à ce jour, qu’affirmer qu’elle n’est pas reparue et que peut-être elle ne se glissera plus jamais ici par moi…

 

La transformation du monde sous l’influence des astres, l’évolution constante de nos existences à terre, tout cet infini qu’elle m’a fait méditer depuis qu’elle a pris ma main pour s’écrire, me conduisent à ne pas en souffrir bien au contraire : c’est à une liberté de plus que je la crois consacrée en d’autres lieus et d’autres temps, peut-être d’autres mondes ?

 

Bagheera Poulin, auteur d’Ophélie.net