ven 11 dec 2009

Vendredi 11 décembre 2009

11 12 2009

JOURNAL DES TEMPS QUI COURENT


Épilogue du premier geste


Il fait beau  sur Paris : le soleil levé va se recoucher.
Il s’achève, le récit, chaque jour.
Je n’ai qu’une idée en tête : raconter. Fouiller, trier, retrouver la mémoire.
Hamlet n’a plus d’idée. Je n’entends plus soudain son amour. Fils débranchés. Mains lâchées, cœurs détachés.
Aussi cruel que spontané, l’amour passe. La solitude refait surface. Libre à nouveau aux milliards d’autres.
On meurt seul de toute façon. On s’accompagne ensemble, mais on est seul. De toute façon. Tragédie des amours qui flanchent, légèreté de l’oubli qui panse.
Laisser tomber l’histoire comme Ophélie dans la rivière : plouf : Rupture.
Je n’ai qu’une idée : commencer.
Et puis recommencer.
Je suis  au creux du vertige.
Toi aussi ?


© MCT