mer 2 dec 2009

Mercredi 2 décembre 2009

02 12 2009

JOURNAL DES TEMPS QUI COURENT


Les dieux si tu veux ils sont là : tout un syncrétisme ambiant qui nous fabrique. Tout est là.
Derrière le crâne de chacun.
La déesse amour n’a pas encore terminé. Son cortège d’animaux sauvages,  maintient de notre monde et nous-même d’étreinte en étreinte, pour parvenir à l’humain. Si c’est elle qui donne l’impulse, ce désir sans qui tout est mort alors, c’est elle qui nous souffle : sur son courant nous nous laissons filer. C’est elle cette barque sur laquelle glisse Ophélie. De Shakespeare à Rimbaud, cette voix qui souffle à l’incarnation : son sacrifice qui germe en nous.


© MCT