mardi 10 novembre 2009

Mardi 10 novembre 2009

10 11 2009

MEMOIRES


C’est intime de mêler nos corps nous les vivants.
Est-ce que les morts savent qu’on baise ?
Est-ce qu’ils sont-là ?
J’aimerais que cela ne soit pas : que cela n’appartienne qu’à nous : les vivants : pour échapper un instant.
Comme l’écume qui est bien blanche, bien matière, transformée après eau et sel : elle s’échappe de l’immense liquide un instant : contre le bord du monde, elle se jette éperdument sur des grains de sable, elle se montre, un instant : on voit : elle est autre : là : vraiment blanche, vraiment matière et s’évapore : ainsi que nos corps.


© MCT