lundi 30 novembre 2009

Lundi 30 novembre 2009

30 11 2009

JOURNAL DES TEMPS QUI COURENT


Sa voix n’est jamais morte et n’est plus à tuer :
C’est une parole à faire vivre, à rattraper pour ôter la noyade.
Un sacrifice ?
Une main qui se tend de livres en livres de nous à nous de siècle en siècle et d’images en images…
Mu par quelle force ?
Il n’est jamais question de raison dans cette affaire.
De folie, d’amour et de justesse…
Comme une partition d’âme où l’équilibre est à jouer au bord des flots.
Hamlet se joue depuis, se jouera après il s’écrit encore.


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dimanche 29 novembre 2009

Dimanche 29 novembre 2009

29 11 2009

JOURNAL DES TEMPS QUI COURENT


Il pleut sous l’Ophélie.
Tout le monde excuse les folles qui chantent en se noyant, n'est-ce pas ?
Même si on se la garde au fond de soi sans commentaire dans un endroit vague et confus...
Ophélie connaît les morts depuis le temps. Tout un réseau d’amis morts et les prophètes. Ce qui lui permet d'écrire aussi la vie.
Ne pas prier Jesus : le rencontrer, le consoler, le bercer, le faire danser, lui faire écouter David Bowie, fumer des encens toute la nuit...
Ils sont là : Ophélie, Jésus, David Bowie, l’auteur mort, les universitaires, le monde entier au présent des pensées…
Et toi ?
Je suis enchantée.


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vendredi 27 novembre 2009

Vendredi 27 novembre 2009

27 11 2009

JOURNAL DES TEMPS QUI COURENT


C’est beau Cythère, le mot, l’idée, une île, le lieu de naissance de la Déesse.
Le mot, l’idée, la précision du mythe : naissance d’Aphrodite. Ça  parle du vieux monde : celui dont je viens : des enculeurs de mouches qui ne voient plus les éléphants qui foncent sur eux… Ca parle …
Il s’agit bien de la parole et de ce qu’elle crée. Ce qu’elle a créé et ce qu’elle va créer encore.
Éros et Aphrodite dans des univers, des citées, des universités et la suite de leur axe de présence…
Les universitaires n’ont jamais lancer des flammes tout en se prenant pour des flèches, mais ils n’ont jamais non plus lâché de trop de laideur. Ils conservent une note posée sur une certaine idée de la beauté qui est belle, douce. Tu ne trouves pas ?
Cela ne crée peut-être pas que de la douceur ou de la beauté... Je ne sais pas, je n’ai pas envie de juger.
Ma raison est située dans d’autres sens et ma patience se limite vite, lorsqu’il faut avoir absolument un rapport sexuel avec des insectes, c’est simple, je plonge et je pars en nageant...


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jeudi 26 novembre 2009

Jeudi 26 novembre 2009

26 11 2009

JOURNAL DES TEMPS QUI COURENT


Oui ? Les sciences exactes sont exactes ? Ah...
Si tu es du genre à relever l’étiquette et son sens, je t’en prie, je te comprends, après tout, je ne te connais pas.
Tu es peut-être comme ces universitaires : très précis ? Il y a plein de vibrations différentes chez les vivants.
Tous ne sont pas poétiques non plus. Plus ou moins d’humour, dont moi parfois.  Il y en a, des vivants, qui s’enculent des ruches pour le plaisir de défendre un mot, son sens, et ils ont raison. Chacun son métier.
Les unis vers Cythère. C’est une façon de voir et de faire.
Je me sens plus uni vers elle que ça, je n’ai pas le temps, peut-être, trop pressée, sans doute, de passer au monde qui n’est pas celui des vieux réflexes : je vœux toujours quitter ce vieux monde et regarder le nouveau. Je suis excessive, cette énergie que j’ai à vouloir changer les habitudes, à détester la vieille pensée. C’est  raciste presque parfois. Au sens noble du terme : de la race : je ne me sent pas de cette vieille race, tout simplement…


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mercredi 25 novembre 2009

Mercredi 25 novembre 2009

25 11 2009

JOURNAL DES TEMPS QUI COURENT


Il fait plus frais. Ils ont prévu de la pluie à la météo. Ils n’ont jamais dit que c’était une science exacte. Ils se trompent comme jamais. Ils ne savent plus dire le temps. Les vieilles femmes ou les vieux hommes avant, oui : ils disaient le temps : il passait par leur bouche et ils ne se trompaient pas. Aujourd’hui, la télévision, Internet, les journaux : tous parlent du temps : tous se trompent. Les vieilles femmes meurent auprès des vieux hommes, sans rien dire ; Ils sont dans du béton pour s’habituer peut-être à leur proche tombe ? ils ne voient plus le ciel, ils n’ont plus d’oreilles pour dire le temps. Ils ont face à eux, dans leur vie d’ici qui s’achève enfin : des mains qui torchent leurs culs, les bras qui les soulèvent de la baignoire au fauteuil, des repas qui sentent mauvais et des retraites que les jeunes n’auront jamais. Ils ne servent plus à rien d’autre qu’à ces bras qui les lavent et les couchent en retour d’un salaire. Leurs petits-enfants les trouvent moches et ennuyeux la plupart des rencontres, leurs parents ne savent pas autre chose que leur responsabilité et leur ennui. C’est qu’Internet et la télévision coûtent moins cher et demandent moins d’effort pour le cœur même s’ils sont moins fiables pour le temps qu’il fait. Il paraît, que la météorologie n’a jamais été une science exacte ? Mais quelle science est exacte ?
Il pleut : ils avaient raison...


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mardi 24 novembre 2009

Mardi 24 novembre 2009

24 11 2009

MEMOIRES


Si tu as continué de lire, je vais continuer d’écrire.
Je vais remettre les personnages, l’histoire, reprendre le fil du récit qui avait commencé…
À présent, tu sais ce qui nous « lit » : le vide.
Nous allons nous battre ensemble à ses côtés, nous battre comme cette phrase : le coeur qui bat…
Mais nous savons, n’est-ce pas que s’il ne bat plus l’histoire continue.
Que s’il ne bat plus, nous vivons.
Que s’il ne bat plus, la science déclare la mort mais que nous : contre cette phrase, nous continuons ce roman.
Car Off, elle lie.


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lundi 23 novembre 2009

Lundi 23 novembre 2009

23 11 2009

MEMOIRES


Nous : des embryons devenus vieux.
Nous sommes si beaux dans nos croyances et si laids dans nos cœurs que n’importe quel démon auquel nous croyons nous avale.
Mais c’est tout le contraire.
Nos dieux nous avalent tant notre cœur est beau sous les mensonges de nos croyances.
Loin, très loin de nous nous sommes. Pourtant…
Noyés et détruits nous recommencerons, nous germerons toujours : nous agissons encore.


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vendredi 20 novembre 2009

Vendredi 20 novembre 2009

20 11 2009

MEMOIRES


C’est que l’ordre des choses ressemblait à un ordre immuable, n’est-ce pas ?
Changer cet ordre relève peut-être de l’empoisonnement.
Il est possible que ta vie s’arrête après ça.
Si tu es dans la peur du vide, ferme le livre.
Si tu as soif de mystère, change de lecture.
Enfin, si tu as peur de ta mort et de celle de ceux qui t’entourent : vas-t’en.
Ici, la science a mangé la religion qui s’est suicidée, les mathématiques sont ma thématique et non celle des autres.
La tienne aussi : car je suis autant toi que tu es moi et que nous sommes  Ophélie.
Nous tous les noyés sous des phrases obsolètes d'un monde que nous connaissons.


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jeudi 19 novembre 2009

Jeudi 19 novembre 2009

19 11 2009

MEMOIRES


Si le noir se lie sur le blanc et que l’homme se soumet la femme comme la nuit qui a besoin du jour et les hommes de dieu, alors tout abstraire pour que tout se remette au néant : réinventer.


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mercredi 18 novembre 2009

Mercredi 18 novembre 2009

18 11 2009

MEMOIRES


Ophélie…
Un nom qui se déroule sous les lignes noires de la littérature comme le danger d’exister.
Tuer les lettres noires sur le blanc de page.
Ecrire des nouveaux livres en blanc sur le noir des pages...


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mardi 17 novembre 2009

Mardi 17 novembre 2009

17 11 2009

MEMOIRES


Témoigner de cette possibilité d’arrêt et retour, sans pudeur.
Je serais l'université interpersonnelle de ce personnage qui parle par moi.
Je vais bousiller l’icône : tuer l’image par l’image.
L’ego anéanti par l’ego. L’Ophélie de tout…


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Lundi 16 novembre 2009

17 11 2009

MEMOIRES


Lune noire !


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dimanche 15 novembre 2009

Dimanche 15 novembre 2009

15 11 2009

MEMOIRES


Plus je me tais plus je parle. Moins je vis plus je gueule.
Mon corps s’est déplacé jusqu’au vertige de l’arrêt dans le temps. Mes mouvements se retiennent d’avancer, mais ils prennent de la vitesse sans bouger. À présent, l’histoire se déroule sur moi. Elle me passe dessus et je n’ai qu’à l’attraper au vol.
Je ne veux plus rien et tout vient. Il suffit de tout faire cesser de tout faire taire pour que tout se mette à avancer pour parler.
Tu arrêtes le temps pour te le prendre en pleine face, l’intégrer. Ce n’est rien...
Tu peux fermer le livre maintenant. C’est tout ce que j’ai à dire.


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Samedi 14 novembre 2009

15 11 2009

MEMOIRES


Je les vois passer en verticale comme on chute, ils sont attirés vers le fond, rien n’y fait.
Leur corps obéi aux lois de l’âme ignorée de tous ces noyés.
Moi dans la vase, légère de mes songes, eux qui traversent l’ondée, lourds des mensonges ravalés.
Dans leur traversée ils me confient leur peur, je suis la bergère des moutons qui s’échappent.
Tous les liquides sont en fusion, dans l’horizontal et la vertical.
Ils pourraient croire au ciel, ne pas croire, je ne constate rien de nouveau jamais...


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vendredi 13 novembre 2009

Vendredi 13 novembre 2009

13 11 2009

MEMOIRES


Un jour à l’intérieur une graine germe, on ne sait pas comment ni pourquoi. C’est la vie. Une graine d’humain dans un ventre, une éclosion, une conscience qui parvient soudain. Comme ces virus, ces microbes qui arrivent attaquent et tuent. Des germes en tout genre, les idées aussi. Un jour, dans mon intérieur, quelque chose est venu susurrer que prisonnière de la mythologie, j’étais. Persuadée que tout de nos vies et de leur sens se déroulait là : au creux d’une vieille histoire entre dieux. Moi, j’étais dieu en face des hommes qui l’étaient aussi. Le monde un théâtre où chaque opération sortait du merveilleux : J’avalais le présent sans état d’âme et j’étais douce encore.
Quelques siècles ont passées et les blessures sont venues : une répétition intolérable et l’usure. Chaque fois tuée quelque part dans mon éternité, chaque fois relevée jusqu’à la brisure qui change les mots appris par cœur. Les doutes ont surgi. Le chagrin s’est mêlé des habitudes, et j’ai emballé ma naïveté dans des couches de papier de soi, rangée plus loin, en jachère. Les yeux des hommes se ressemblent tous devant les miens aujourd’hui. Selon l’heure, qu’ils soient bleus ou gris, foncés ou pals, ils virent tous vers le voile de l’attrait et du manque : ils disent tous : viens je rentre en toi prends- moi. Je joue pour toi, de toi, je suis impuissant, je te manque, je te mens, je te tue : tu me nourris sois laide et tais-toi, toi qui es belle et qui parle…
Ils semblent tous dire qu’ils ne savent rien. Ils supplient vers le fond, ces noyés du désir.


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jeudi 12 novembre 2009

Jeudi 12 novembre 2009

12 11 2009

MEMOIRES


J’ai vu des hommes comme vous les avez vus : Comme ils se montrent, sans surprise dans l’histoire de l’homme. Des hommes face à des femmes qui depuis deux mille ans leur tendent une loi d’eux-mêmes écrite dans un livre d’un dieu d’eux-mêmes… Toute cette ignorance de l’écume et l’art d’aimer. Il y a des hommes de façade et quelques hommes de profondeur. Certains qui aiment avec leur cœur dans leur humble courage, mais …
J’au vu des hommes se servir de leur queue comme d’une éponge pour nettoyer ses crasses avec le corps de l’autre…
 Je les ai vue confondre le pouvoir au point de jouer avec en se cachant la face du cœur.
J’en ai entendu dire qu’ils aimaient les femmes et qu’ils les voulaient libres d’être ce qu’elles sont, sans jamais en avoir regardé aucune. Sans en avoir jamais connu une seule mais croyant qu’ils les avaient toutes.
J’ai vu des femmes parler d’amour en ignorant l’amour.
Nous sommes tous des malades, le cœur, le corps, l’esprit et ses matières en vie.
Certains tachent les autres plus légers, de leur impuissante lourdeur.
Je cherche encore ceux qui auraient la grâce de tout faire cesser de ce cirque, le courage du pardon et le pouvoir de l’abandon des vieilles certitudes assassines.


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mercredi 11 novembre 2009

Mercredi 11 novembre 2009

11 11 2009

MEMOIRES


Après l’amour, ils se détachent :
Ils étaient un temps au ciel des étoiles et puis ils reviennent comme l’écume au ventre de la mer, les amants.
Cela n’est qu’à l’écume pour nos yeux : qu’à eux les corps des amants.
Seuls face au monde dans l'instant.


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mardi 10 novembre 2009

Mardi 10 novembre 2009

10 11 2009

MEMOIRES


C’est intime de mêler nos corps nous les vivants.
Est-ce que les morts savent qu’on baise ?
Est-ce qu’ils sont-là ?
J’aimerais que cela ne soit pas : que cela n’appartienne qu’à nous : les vivants : pour échapper un instant.
Comme l’écume qui est bien blanche, bien matière, transformée après eau et sel : elle s’échappe de l’immense liquide un instant : contre le bord du monde, elle se jette éperdument sur des grains de sable, elle se montre, un instant : on voit : elle est autre : là : vraiment blanche, vraiment matière et s’évapore : ainsi que nos corps.


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lundi 9 novembre 2009

Lundi 9 novembre 2009

09 11 2009

MEMOIRES


Elle, vaporeuse dans la pièce, large, sûre d’elle, sur existante : et l’auteur en présence…
Moi, boire, fumer ses vapeurs, sourire, écrire. Nous sommes dans un monde moderne, on se prend la tête à cause d’une connexion wifi qui ne se fait pas, c’est bruyant, ils fêtent un mariage dehors, par-dessus je mets mon son : fort : Mozart gueulard et il dissone, ça me plait, elle aussi. Je sens la musique et l’agitation humaine, la mienne, le sang qui bouillonne sous toutes les veines de la création. Nous sommes seuls chacun face à face, dos-à-dos, ensemble parfois. Certains sous le même toit sous la même chair : en prolongement : un dans l’acte d’amour… Puis mort sous terre ou envolé en air. Elle, je ne sais pas, on ne sait pas, nous les vivants. Aucun mort ne nous dit rien mais tous nous parlent : encore l’endroit de la folie des hommes à l’envers.


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dimanche 8 novembre 2009

Dimanche 8 novembre 2009

08 11 2009

MEMOIRES


Il y a deux ans je/elle commencions ainsi, ici :

« Je viens de l’autre coté de la vie.
Shakespeare m’a mise au monde.
Un monde cruel et froid.
Où l’Amour n’a de place que pour inspirer les poètes et quelques hommes, parfois.
Solitaire, j’ai basculé sous mes flots qui jamais ne cessent de glisser le long des rives de l’humain désolé.
Rimbaud, ensuite, m’a entendu pleurer des étoiles…
Aussi les astronomes en robe de long savoir m’ont vue passer près d’Uranus… Ils m’ont couronnée lune : réceptacle de lumière.
J’inspire les plumes.
Les pensées fluides circulent entre les sphères.
Du cosmique au terrestre, je vais m’incarner pour vibrer à ce monde toute une année bien ronde, puis glisser comme une larme :
Reflet du fond des eaux :
Éclat d’un miroir d’âme.
J’ose…Simplement, j’ose découvrir mon regard sur vous : ici : dans chacun de vos jours côtoyés… »

On ne sait pas le temps, n'est-ce pas ? Cette année bien ronde s'est multipliée par deux...
Je/elle, continuons pour toi : vous/nous...
Bon anniversaire Nous...


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vendredi 6 novembre 2009

Vendredi 6 novembre 2009

06 11 2009

MEMOIRES


Les habitudes : les repères de vivants. Leur rituel d’existence.
Marcher un peu, faire des courses, la vie, simplement, son déroulement sur le corps qui bouffe rejette avale recrache s’étiole et dort. Souvent des bruits, des idées passent sur l’humain qui entend, s’occupe, ne comprend rien, entend bien : tout : ne sait pas.
Tout ce cerveau qu’il porte, presque éteint pour l’instant : livré sans la notice : toutes ses fonctions hors connexion.
Tout son futur à explorer : lui-même.
C’est beau comme le ciel dégagé : l’espoir qui fait suite aux désespoirs.


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mercredi 4 novembre 2009

Mercredi 4 novembre 2009

04 11 2009

MEMOIRES


Elle, morte, Ophélie, personnage, pensé, mot, fantôme : au centre : titre.
Moi, de chair, femme, écrivante incarnée ici, vivante.
L’auteur des auteurs, mort, à peine rencontré, présent : au centre.
Toi.
Nous tous mais il n’y a qu’elle : Ophélie, le titre.
Sous les pensées, partout, dans le sexe de vie et d’amour, entre les grains de poussières des morts, au fil du temps daté et non daté. Au présent éternel.
Tu comprends ?
Tu as vu ? Il ne fait pas moins lourd et l’orage est passé.
Il faudra attendre le prochain pour libérer la pression.
Nos saisons…

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mardi 3 novembre 2009

Mardi 3 novembre 2009

03 11 2009

MEMOIRES


Et maintenant il pleut. Les nuages se déversent. Averse.
Faudrait-il que je mette une histoire sur le déroulement des évènements, comme un roman ?
C'est égal. C'est toi qui déroule l'écriture : l'histoire que tu voudras bien te raconter sur les mots défilés...
J’écris aussi pour toi : ce témoignage.
C’est le sens : toi.
Tu es le sens de mes mots, j’en ai conscience.
Je joue les mots pour toi.
J’écris pour moi te sachant toi : j’écris aussi pour toi. Pour Elle.
Celle qui veut vivre malgré le livre : contente après tout, libre.
Comme nous du profond au léger... Tenter la légèreté.
Personnages sous un titre à délivrer. C’est  ça le climax du livre.


© MCT

lundi 2 novembre 2009

Lundi 2 novembre 2009

02 11 2009

MEMOIRES


Pleine la lune, pleine.
Après deux jours de pluie de morts, après la fête des larmes, le ciel est bleu...
L’auteur, le livre, la lune et moi : les morts et les vivants.
L’homme qu’il est a été. A présent que j’écris, il est mort, mais il est au présent, entre mes lignes.
C’est compliqué la littérature : le temps est renversé : tout est trouble au fond des mots : comme l’océan en profondeur.
La noyade est toujours possible.


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