dimanche 18 octobre 2009
Dimache 18 octobre 2009
18 10 2009MEMOIRES
Moi je ne suis pas je unique mais un je qui entrouvre la porte des Autres.
Pas seule avec le je.
Moi je peux regarder mon image dans une vitre un reflet de flaque mater un peu la touche du jour…
Moi dans l’instant, l’apparence. Ecrire je moi. Planter le monde ici. Par exemple :
Il refait chaud sur Paris je porte un velours gris que j’ai coupé en bas sans ourlet un maillot blanc il fait chaud d’un coup le corps pèse c’est lune noire pèsent les corps de tout le monde plusieurs regards se posent avec envie : je ne renvoie rien.
Nonchalance, indifférence, crise des mots du je. Mais continuer : écrire-là, moi.
Je crois qu’il est autour de 18h silence je me lève marche me pose les pieds nus je m’étire Je respire l’air passe je regarde le soleil le prend là où il est en se couchant c’est bon.
Ma vie bascule à cause d’un livre. Elle émoie dans ce livre. D’elle je suis l’auteur : de moi : je me livre, me délivre pour m’enlivrer de vous à moi : et tous ces je que nous sommes.
Le titre Ophélie.
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© MCT