vendredi 30 octobre 2009

Vendredi 30 octobre 2009

30 10 2009

En chaque homme un auteur, un dieu.
Mais toujours chacun de nous face à face : loin de l’ensemble.
Trop loin des ours qui fondent, trop flou sous la buée du regard...
Si chaque homme, chaque auteur et chaque dieu,
Si chacun de nous, même flou, mais face à face en regard au plus près :
Ensemble au plus loin... Alors,
Ah ! L'or... Ah ! L'or... Ah ! L'or... Ah ! L'or... Ah ! L'or... Ah ! L'or...


© MCT

jeudi 29 octobre 2009

Jeudi 29 octobre 2009

29 10 2009

MEMOIRES


Lourd le temps de la terre, froid le pouvoir de l’homme en cours.
Éros lui manque.
La banquise fond quand le cœur gèle. Les ours disparaissent juste avant l’homme.
Et pourtant…
Éros toujours est là au fond des choses.
Thanatos au bout tout au bout des choses bout à bout…
Tant que tout baise à l’infini tout est vie. C’est ainsi.

© MCT

mercredi 28 octobre 2009

Mercredi 28 octobre 2009

28 10 2009

MEMOIRES


L’érotisme absolument.
L’idée que nous deux d’un bord à l’autre de la vie, nous deux si proches sur un mot, une ligne, on se rencontre à des millénaires peut-être…
C’est excitant.
Braver le temps des vivants et des morts, l’âme agit.


© MCT 

lundi 26 octobre 2009

Lundi 26 octobre 2009

26 10 2009

MEMOIRES


Tu vois cette femme que je suis, prête à me livrer au passage du fantasme d’un corps sur mon corps ?
Les effets que ça trace en âme... plus loin ?
Plus de mots pour ça, moi…
Toi, je te laisse ton éros, je garde le mien.
Arrêtons-nous là : un temps : tout au bord.
Il fait chaud, oui, c’est certain.

© MCT

samedi 24 octobre 2009

Samedi 24 octobre 2009

24 10 2009

 MEMOIRES

Toi, tu es le témoin sensoriel de tout ça… Le réceptacle.
Tu aimes ? Tu la vois la scène ?
Tu l’imagines la fiction, n’est-ce pas ?
L’auteur, le christ ou Hamlet…
Le mort, qui devient un prince impossible, fait pour les rêves et les fantasmes de vivants.
Il était humain comme toi et moi, il était juste là et puis la mort…
Le passé de la chair qui a joui de sa vie, sous les plis de la peau.
L’idée que cela n’est plus.
De sang en sang s’est transmis de bouche en bouche...
Ca pénètre en nos âmes et toujours ça recommence…
Le rêve, la matière interne de nos corps en vie.
L'envie L'en vie L'envie L'en vie L'envie L'en vie L'envie L'en vie


© MCT

jeudi 22 octobre 2009

Jeudi 22 octobre 2009

22 10 2009

MEMOIRES


Urgence de dire.
N’importe quoi tout en vrac, mais dire.
Que je suis qu’elle et moi.
Que ça craque ici-bas, la terre, le temps, la lourdeur de vivre des hommes.
Et lui l’auteur même mort même absent il est ici on peut dire il est au présent.
On peut tout dire. Même Dieu.  Il est mort et sa chair a été…
L’érotisme est niché dans ce genre de phrase, non ?
Caché dans les plis des mensonges et du temps...
Eros à surgir, dieu vivant : on peut le dire.


© MCT

mercredi 21 octobre 2009

Mercredi 21 octobre 2009

21 10 2009

MEMOIRES


Il s’agit maintenant de tuer le livre.
Assumer la violence, le tragique qui s’échappe de nos vies sur nos terres jusqu’aux  guerres.
Dire ça : tout vient du livre ici.
Nous, une somme de livres qui ont tout programmé.
Tuer avant qu’il ne nous tue.
Non brûler : tuer.
En lisant : défendre sa peau.


© MCT

mardi 20 octobre 2009

Mardi 20 octobre 2009

20 10 2009

MEMOIRES

C’est une rencontre.
Et toi aussi, une rencontre.
On ne sait pas qui est l’autre que l’on rencontre dans la rencontre.
Pourtant on sait l’autre dans l’immédiat entièrement toute l’essence de l’autre dans la rencontre.
C’est d’abord un croisement, une connexion, n’est-ce pas ?
Toi et moi, peut-être sommes-nous en train de nous rencontrer ?
Parler du temps qui n’existe pas…
Lire un livre écrit, passé, présent à venir.
Changer les mots, en déposer d’autres, écrire après la fin du livre :
Délivre.


© MCT

lundi 19 octobre 2009

Lundi 19 octobre 2009

19 10 2009

MEMOIRES


Elle vient sous les plumes et nous traçons ensemble dans le temps son histoire.
Nous l’attrapons un jour sa parole en plein vol ?
Elle traverse les livres les images.
Nous la laissons faire.Toi aussi, n’est-ce pas ?
Ca résonne ?
Ophélie, tu sais, ça veut dire secours, aide, assistance…
Nos cerveaux portent Ophélie.
Moi je l’écris.
Silence...


© MCT

dimanche 18 octobre 2009

Dimache 18 octobre 2009

18 10 2009

MEMOIRES


Moi je ne suis pas je unique mais un je qui entrouvre la porte des Autres.
Pas seule avec le je.
Moi je peux regarder mon image dans une vitre un reflet de flaque mater un peu la touche du jour…
Moi dans l’instant, l’apparence. Ecrire je moi. Planter le monde ici. Par exemple :
Il refait chaud sur Paris je porte un velours gris que j’ai coupé en bas sans ourlet un maillot blanc il fait chaud d’un coup le corps pèse c’est lune noire pèsent les corps de tout le monde plusieurs regards se posent avec envie : je ne renvoie rien.
Nonchalance, indifférence, crise des mots du je. Mais continuer : écrire-là, moi.
Je crois qu’il est autour de 18h silence je me lève marche me pose les pieds nus je m’étire Je respire l’air passe je regarde le soleil le prend là où il est en se couchant c’est bon.
Ma vie bascule à cause d’un livre. Elle émoie dans ce livre. D’elle je suis l’auteur : de moi : je me livre, me délivre pour m’enlivrer de vous à moi : et tous ces je que nous sommes.
Le titre Ophélie.


© MCT

samedi 17 octobre 2009

Samedi 17 octobre 2009

17 10 2009

Tiens, je me suis dit : On m’écrit !
Ose : oui, j’ai dit : ose. Merci.


© Gérard Laurent

vendredi 16 octobre 2009

Vendredi 16 octobre 2009

16 10 2009

MEMOIRES


Un jour elle est venu entre moi et moi.
Elle m’a pris la main, m’a posé face au papier et m’a dit : trace.
J’ai tracé.
Ainsi sous la plume, elle est montée.
J’ai laissé glisser l’encre, j’ai relu, j’ai compris qu’elle était là : ma nature.


© MCT

jeudi 15 octobre 2009

Jeudi 15 octobre 2009

15 10 2009

MEMOIRES

Quelque chose est dérangeant, nos consciences ?
Nous avons peur de la perdre, la pureté ?
Peur de la voir ?
Elle vit cachée en nous.
Elle nous attire.
Nous ne savons pas, on la bousille et on en fait un drame.
Cette peur de nous à elle ferme nos sens.
La folie ?
C’est pour ces confusions entre elle et nous je crois qu’elle demande souvent le silence.
La pureté ?
Pour prendre la parole depuis elle.
Souvent, elle demandera le silence...


© MCT

mercredi 14 octobre 2009

Mercredi 14 octobre 2009

14 10 2009

MEMOIRES

Il commence, le récit.
Elle, présente, immuable et dense.
Je n’ai qu’une idée en tête : commencer à raconter.
Fouiller, trier, retrouver la mémoire.
Elle ne bouge pas. Elle ne bougera pas.
Je n’ai qu’une idée : commencer.
J’ai en moi : elle : le flou d’elle qui prend tout.
Elle attend que je commence.
Depuis le fond de la nuit des temps, depuis l’aube des commencements, elle m’a tout pris, m’a posé au bord du vertige.
Et toi aussi.
Personne n’a de place entre elle et moi.
Ni toi.
Elle est là. Dans nous. La nature…


© MCT

mardi 13 octobre 2009

Mardi 13 octobre 2009

13 10 2009

Aller


Dans l’état des choses
Dans le jour qui monte
Dans la brume spectaculaire
Dans le chemin des herbes folles
Là où le regard se nettoie des chimères
Réintégrer tout ça …


© MCT

lundi 12 octobre 2009

Lundi 12 octobre 2009

12 10 2009

S'habiller


Il faut que je m'Ha !
Que je m'ha ! que je m'ha! il faut que
Il faut s'Ha !
Il faut s'ha! il faut s'ha! il faut s'ha...

Tous ces "il Faut" !
Faux faux faux certains jours !
Faut bien :
S'habiller



© Consuelo Zoelly

dimanche 11 octobre 2009

Dimanche 11 octobre 2009

11 10 2009

Se lever


Faut
Il le faut
Il faut que je me lève...


© MCT

vendredi 9 octobre 2009

Samedi 10 octobre 2009

09 10 2009

RêveOeil

Permanence du mouvement qui s’applique à toutes mes dimensions …
Je sais tout mais ne sais plus :
A cause de la vie qui vit
Je me constate : vivante...
Je suis une femme.
Je suis sincère : je n’ai pas le temps de  mentir.
Parfois, je me prends même pour un Homme coincé dans une femelle...
 

© Artiste ouvrier

Vendredi 9 octobre 2009

09 10 2009

RêveOeil

Je ne prends pas le commerce humain au sérieux :
Je suis une femelle :
Je saisis le moment vivant :
En évolution infinie ...
Je me présente.


© Artiste ouvrier

jeudi 8 octobre 2009

Jeudi 8 octobre 2009

08 10 2009

RêveOeil

Ouvrir les yeux sur un ciel, en mouvement
Un coin de bleu balayé par des vents
Du gris dedans, du blanc…
Perdre son regard vers les nues : recevoir
L’image est un immréalisme
La réception sensorielle d’un milliard de particules en activité
Le va-et-vient naturel d’un besoin supra réel
L’image est le premier degré de l’imaginaire
Et l’impuissance de notre dimension humaine
Observer un chat qui nous voit :
Se savoir comme un nuage, en plein ciel

© Messua Wolff

mercredi 7 octobre 2009

Mercredi 7 octobre 2009

07 10 2009

Un réveil...

Mourir un peu pour quelque temps
Attendre la transformation
Admettre la germination
Laisser la vieille enveloppe
Quitter la chrysalide des mortes pensées
La regarder toute sèche toute inutile
L’abandonner pour continuer
Et repartir ressuscité
Léger d’être tout neuf
Sous un regards de nouveau-né
Reconnaître la beauté
Avancer


© MCT ©La Fracture Numérique
Ophélie dans une épaisseur d'illusion-installation de Valérie de la chapelle et Marina Wainer

mardi 6 octobre 2009

Mardi 6 octobre 2009

06 10 2009

Un réveil...

Se réveiller dans la vie du monde
Un matin sous la pluie
Sourire
Sourire vraiment du fond du sang
Et dire la merveille qu’est l’hors temps
La splendeur de tout ce qui nous porte
De tout ce qu’on ignore
Être enfant alors
Enfin pour de bon


© MCT ©La Fracture Numérique
Ophélie dans une épaisseur d'illusion-installation de Valérie de la chapelle et Marina Wainer

jeudi 1 octobre 2009

Jeudi 1 octobre 2009

01 10 2009

Un réveil...


© MCT ©La Fracture Numérique
Ophélie dans une épaisseur d'illusion-installation de Valérie de la chapelle et Marina Wainer