lun 22 juin 2009
Lundi 22 juin 2009
22 06 2009Elegie
Lettres à Ophélie
de cabace carnets-livres Fabriqué à la main
J'écris, Je me demande si mon texte a vraiment vocation de combattre ce que l'homme envisage de détruire. La faiblesse des mots vient de leur plaisir à être là. Au creux des phrases, nichées pour réduire l'esprit. Pouvons-nous dire, je suis vivant ou fatigué sans résumer la chair à l'orgueil d'avoir tracé cela. Hamlet, quel besoin de vengeance, de dévorer, d'être au bout de la vie, dernier survivant, détruisant la survie. Ce que je trouve dans l'écriture. Tu verras que des formes me hantent.
Je n'oublie pas que tu ne peux me lire, peut-être jamais, car quel enfant voudrait recevoir ce genre de lettres. J'ai abordé la vie, ensablé, rien ne me dégage du temps.
Rien ne nous détruit. Tout recommence à chaque fin. Je te lie...
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© MCT ©La Fracture Numérique
Ophélie dans une épaisseur d'illusion-installation de Valérie de la chapelle et Marina Wainer