mercredi 3 juin 2009
Mercredi 3 juin 2009
03 06 2009Elegie
Un endroit au bord de l’eau
Sur terre il y a toujours l’eau
A côté à droite à côté à gauche par-dessus par-dessous toujours elle nous pénètre
Un jour
Comme en rêve mais un jour
Il y avait des hommes dans des maisons au bord de l’eau
Des femmes et des enfants
Ils marchaient le long de ces maisons qui n’appartiennent plus à personne
Des gens seulement entre l’eau et la terre
Des maisons
Une famille humaine qui commence à se reconnaître
Ceux qui s’aiment, ceux qui se promènent sans attache, ceux qui prennent en main les autres comme des mamans et d’autres qui ne parviennent plus à aimer
Dans ces maisons du bord de l’eau
Une fois comme en rêve
Mais vraiment dans le temps
Le ciel soudain se rapproche de ces hommes
Il parle en ce temps-là
Le ciel du plus loin
Et ces gens attendent au creux de leur famille humaine que le ciel dise
Ces gens attendent sans savoir : émerveillés de découvrir qu’ils ne savaient pas
Comme des chiens simplement ils sentaient c‘est tout ce qu’ils faisaient
Comme des hommes il bavardaient dans le vide
De loin, ils le voyaient venir
Ils ont commencé à les sentir depuis le début de leur millénaire d’hommes
Ces temps-là du plus loin
Et le ciel
Un jour
S’exprime et fait taire la famille d’hommes
Certains en meurent
Certains en vivent
Des regards pendant la parole du ciel ont détruit parfois des relations qu’ils avaient entre eux
D’autres ont fait fondre leur cœur qui s’est transformé en volcan
Des amoureux se sont formés sous la foudre et le vent
Des tornades, des éclairs, de la pluie comme un torrent du ciel, des expressions du cosmos qu’ils ne savaient pas les hommes de ce temps-là
Ce temps d’avant pendant qu’au présent il fait l’avenir
Comme un songe ou en rêve
Mais vraiment
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© MCT ©La Fracture Numérique
Ophélie dans une épaisseur d'illusion-installation de Valérie de la chapelle et Marina Wainer