ven 13 fév 2009

Vendredi 13 février 2009

13 02 2009

Chère Ophélie...



 Les hommes, les femmes, tout ça…
Tous ces mammifères éphémères qui ne vivent qu’à la surface, obsédés par des profondeurs qu’ils n’atteindront jamais et des ciels qui leur sont fermés, jonglant avec des discours et de grands sentiments qui leur permet au pire de meubler une vie, au mieux de la gagner…
Alors oui, je poursuis mon œuvre, radicalement, en silence désormais et sans illusion. Je vis. Peu importe le lieu sur la terre.
Je vis. Voilà. Naturellement, je pense à toi en ce vendredi 13, ce jour de “Générale“ (quel vilain mot !), je pense que tu seras belle et juste, l’Actrice à la place exacte, telle une Pythie, d’où l’on peut dire en toute innocence des mots visionnaires, habités, terribles, des mots qui donnent à entendre l’écho de nos désirs à jamais inassouvis et de nos consolations impossibles à consolider, de nos rêves pulsionnels où l’on jouit de l’autre pour ne pas en pleurer, de nos phantasmes où se conjuguent les violences de l’espèce et ses palinodies. Sa farce suprême, en somme, dont l’unique visée est la reproduction ou la satisfaction de l’éternel guerrier.

Christian Rullier