samedi 27 septembre 2008

Vendredi 3 octobre 2008

27 09 2008
Dans tous les sens
Après la fin du livre
La mort n'est pas un jeu
C'est une règle
L'amour
C'est au centre de la grande roue qui tourne
C'est cet axe comme un pique dressé au milieu de l'ouragan
Nous
Pauvres bêtes aux couleurs de tout le monde
Ni plus fâchés
Ni plus laids de cœur
Nos culs mal assis sur nos tristes chaises
Nous continuons à boire des mensonges
Nous continuons à nous soumettre à tous les mots
Dans le Tao
On dit que la voix est comme un doigt qui montre la lune
Mais ce n'est pas la lune...
L'arme que je sens en moi est la même que j'observe aux pieds des montagnes
C'est une rigueur qui surplombe l'enfer dans la tranquillité souveraine d'une matière faite d'éternité.
Est-ce là le début d'un autre voyage ?
Le lieu où je serais errante
Passagère d'un autre ciel...

© Jack Jacques

Jeudi 2 octobre 2008

27 09 2008

Dans tous les sens
Après la fin du livre

Ophélie - Vider de l’eau pour effacer les écritures. Lire dans le trouble des mots.  Déchirer les livres.  Lire les déchirures.  Incendier les bibliothèques éteindre le feu.  Lire ensuite tout ce qui reste autour d’un banquet. Recommencer.

Lui - Changer. Voir au fond, que nous mêmes.

Ophélie  - Changer de peau.  Voir au fond du fond.

Lui - Dans le fond ce qui fond ce n’est que vous.  Vous-même.

Ophélie -  La peau dégouline sur les os jusqu’à obtention d’une patte suffisamment rendue liquide pour passer les étapes.

Lui - Puis mourir comme vous dites ?


© Jack Jacques

Mercredi 1 octobre 2008

27 09 2008
Dans tous les sens
Après la fin du livre
Ophélie - Je vous supplie de toutes mes forces attachez votre peur. Gardez-la pour vous.
Je vous conjure de laisser aller votre amour. Vous n’avez que cela.

Lui - Tout le reste est mensonge. Faites de l’opéra. À l’envers.
Videz vos placards des ordures que vous entassez. Faites envoler les ordures.

Ophélie - Détruisez les écritures. Ne gardez que les écrits.

Lui - Putains au teint de pue ne racontez plus d’histoires aux enfants.

Ophélie - Nous sommes des putains nous le savons bien. Emmenez la douceur jusqu’au bout.

Lui -   Tu m’aimes.

Ophélie - Qui est au bout de vous ?

Lui -  tu m’aimes.

Ophélie -  Qui êtes-vous ? 


© Jack Jacques

Mardi 30 septembre 2008

27 09 2008
Dans tous les sens
Après la fin du livre

Ophélie - Mais puisque par ici c’est trouble et que là-bas c’est plat où qu’on aille…
Aïe…
Oh ! Père-Misère de mes fruits, j’ai peur de sécher sans servir à désaltérer…
Rien qu’une « foie » Oh ! Moins.
Puisque par ici c’est trouble et que là-bas c’est plat.
Déshabille- Moi.
Peut-être que dedans c’est moins chiant.


© Jack Jacques