lundi 22 septembre 2008

Lundi 29 septembre 2008

22 09 2008
Dans tous les sens
Après la fin du livre

Ophélie - De la neige et des torrents. De l’acide qui coule des gens.

C'est lune noire C'est lune noire  C'est lune noire  C'est lune noire 

Lui - De la peur de la peur de la peur.

C'est lune noire  C'est lune noire  C'est lune noire  C'est lune noire

Ophélie -  Ne pas cacher la peur.

C'est lune noire  C'est lune noire  C'est lune noire

Lui -  Devenir immense.

C'est lune noire  C'est lune noire  C'est lune noire

Ophélie - Prendre la peur et bien l’attacher à soi au milieu du vide.
C’est tout ce que l’on possède.
L’autre... l’Amour il faut le laisser libre.
Il faut qu’il invente

C'est lune noire  C'est lune noire  C'est lune noire 

Lui - Encore

C'est lune noire  C'est lune noire  C'est lune noire 

Ophélie - Un corps.

C'est lune noire  C'est lune noire  C'est lune noire

Lui - Encore.

C'est lune noire  C'est lune noire  C'est lune noire 

Ophélie - L'Amour...
Il faut le laisser libre d'inventer la suite.

En lune noire En lune noire En lune noire En lune noire


© Jack Jacques

Dimanche 28 septembre 2008

22 09 2008
Dans tous les sens
Après la fin du livre
Lui - Pourquoi voulez-vous que je tombe amoureux de vous ?

Ophélie - Tu m’aimes.

Lui - Ah ! C'est tout ?

Ophélie - Des femmes et des hommes...

Lui - Je vois, je commence à sentir, oui.

Ophélie - M’aimes tu ? Pourquoi ? Et d’ailleurs pourquoi pas.

Lui - Tout de même j’éprouve un besoin de comprendre …
J’ai du mal à vous suivre.
Pouvons-nous arrêter cette conversation ennuyeuse...
Je voudrais bien rester avec vous, il me semble que...
Je voulais vous dire...
C'est difficile.

Ophélie -  Puisque vous le prenez comme ça…

Lui - Tu m’aimes.

Ophélie -  Fais un effort, s’il te plait…
Devient immense.


© Jack Jacques

Samedi 27 septembre 2008

22 09 2008
Dans tous les sens
Après la fin du livre
Ophélie - J'ai rêvé de vous...

Lui - A chacun ses rêves !

Ophélie - J'ai rarement autant ri...

Lui -  Il vous en faut peu, je n'aurai pas de mal à vous faire la conversation.

Ophélie - Si je préfère me recycler dans les zoos, ça me regarde.

Lui -  Je commencerai par un baiser…
Je suis très classique au fond.
Je suis sensible, vous savez. Mais…

Ophélie - Champagne ?

Lui - Pas trop. J’ai comme un doute.
J'ai causé beaucoup de tort, sans doute.

Ophélie - J'ai soif !

Lui - Soit, du champagne...

Ophélie - Regardez ma bouche...
Pourriez, s’il vous plait, tomber amoureux de moi ?
Cela me ferait très plaisir.


© Jack Jacques

Vendredi 26 septembre 2008

22 09 2008

Lui - Tu viens ?
Tu déchires pas ?
Tu vois avec tes lunettes ?
Tu imagines ?
Tu connais un air d’opéra en verlan ?
Tu veux pas essayer …

Ophélie - Tu m’aimes.

Lui -  Il n’est question que de choses du fragile, du sensible, de l’air, des vapeurs subtiles, des goûts affamés de nos sens.
Des sens que l’on se prend comme des flèches dans la gueule et jusqu’au cœur.
De face.
La révolte des sens.
Comme si c’étaient eux finalement, nos ennuis.

Ophélie -  Tu m’aimes.
Combien de temps faudra-il encore pour cesser d’halluciner ?
D’où ça nous vient tout ça de nos comportements ?
La folie a raison d’être folle la pauvre.

Lui -  Tu m’aimes.
Tous nos sens sont comme des flèches qui se dirigent à l’infini qui...
Se dirigent à l’infini que l’on dirige ou ...
Que l’on se prend de face.

Ophélie - À l’infini que l’on dirige c’est selon ou que l’on prend de face la folie.


Jeudi 25 septembre 2008

22 09 2008
Dans tous les sens
Après la fin du livre

Ophélie -  Tu aimes tes réalités ?

Lui -  Tu crois que je suis homme ou femme ?

Ophélie -  La réalité...
Ce mot est très mal écrit.
Il est mal placé.
Mal utilisé.

Lui -  Tu réalites ou tu penses ?

Ophélie -  Si je le déchire, que je lis sa déchirure, il se transforme en verbe.
Et je peux enfin dire : Je réalite de l’intérieur.

Lui - Tu crois à quoi ?
Tu veux devenir riche en Euros ?
Tu dors ?
Tu as envie de devenir réalité avec moi ?

Ophélie - Tu me réalites toujours de l’extérieur.

Lui - Tu veux une fusion ?
Une fusée ?
Tu sais faire pipi sans verser une goutte dans l’air ?

Ophélie -  Ça te choque de dire ça comme ça ?
Réalites-tu ?

Lui - Tu connais le goût de ton corps, de ta peau ?
Tu veux pas faire une pause ?

Ophélie - Ce qui me choque, c’est que tout le monde réalite tout le monde de l’extérieur.

Lui - Faire une marelle pour aller toucher terre jusqu’au ciel en poussant un petit caillou du bout du pied.

Ophélie - Et soi-même aussi, de l’extérieur.

Lui - Tu m’aimes ?


© Jack Jacques

Mercredi 24 septembre 2008

22 09 2008
Dans tous les sens
Après la fin du livre
Ophélie - J’ai déchiré les livres.

Lui - Tu connais ta tâche ? Tu l’as accompli ?

Ophélie - Pas brûler, déchiré.

Lui - T’as pas autre  chose à faire ou des questions à te poser ?

Ophélie -  Aux déchirures, j’ai relu.
Tout était beaucoup plus clair. Bien mieux écrit.
Tu déchires pas les livres pour les lires ?

Lui - Heu...

Ophélie - Je fais tout de moi-même.
Même les livres des autres.
Surtout ceux des prophètes.
Eux, ce sont les plus drôles.
Les plus simples aussi.
Je parviens à les déchiffrer dans toutes les langues. 
Même les futures et toutes celles qui n’ont peut-être pas existé.

Lui - Tu me prends pour une réalité ?
Je ne suis pas nette ?
Tu louches ?
Tu as besoin de lunettes ?
De vacances ?

Ophélie -  Si je ne fais pas comme ça, je ne peux pas lire...
Si je prends juste un truc en papier relié, je m’emmerde devant la signature et son auteur.

Lui - Tu te poses des questions ?
Tu dors en marchant ?
Tu dors en vivant ?

Ophélie -  Je n’ai aucun respect pour aucun auteur.

Lui - Tu es inéxistentialiste ?
Tu ne sais pas ce que ça veut dire ?
Tu veux que je me taise ?


© Jack Jacques

Mardi 23 septembre 2008

22 09 2008
Lui - Excusez-moi pardon Monsieur...

Ophélie - Mais... Je suis une...

Lui - Oui, tout ce que vous voulez...
Mais je voudrais vous poser une question.

Ophélie - J'vous en prie...

Lui -  Vous aimez les histoires de princesses ?

Ophélie -  J'aime les belles histoires.

Lui - Je suis peut-être une princesse, vous savez ...

Ophélie - On dirait une princesse tout seul, sans château, sans chevalier...

Lui -  Je suis une princesse neuve, Monsieur.
J'ai peur des méchants rois.

Ophélie -  Je ne suis pas roi. Mais, je suis une...

Lui -  Il y a aussi des princes, Monsieur, des rois... et tout au fond on n'y trouve que des crapauds !

Ophélie - Oui. Je connais l'histoire....
Et il y a aussi des crapauds...
Et tout au fond, on y trouve des princes....
J'aime un prince, Monsieur. Et je ne suis pas même une princesse.
Pourtant : mon coeur pour lui déborde.

Lui -  Pour lui ? Déborde ? Pour moi ? Toi ?...

Ophélie - Nous tous le même coeur... Mon coeur.

Lui - Entre nous : Etre un homme, être une femme, un crapaud ou même être un prince, existe-t-il vraiment une différence ?
Je voudrais rencontrer un cœur une fois, juste pour le connaître...
Il n'y a donc pas de cœur, ici ?

Ophélie - Le mien est entre vos mains, faites-en ce que vous voudrez, je vous le donne.

Lui - Mais il va vous manquer...

Ophélie -  Je suis plus légère comme cela... Il était trop lourd, il me fatiguait.

Lui - Voulez-vous que je vous prête le mien...
j'en ai deux maintenant, c'est beaucoup trop.
Entre nous, que voulez-vous que je fasse de deux cœurs, moi qui n'ai même pas de château ?

Ophélie - Je ne sais pas. Je ne sais plus du tout.    
J’ai déchiré les livres.

Lui - J'ai l'air de quoi avec votre cœur ?

Ophélie - Au déchirures j’ai...
Mais, vous pleurez...

Lui -  Il est plein de larmes.... Je crois que je vais vous le rendre.

Ophélie - Oui. Désolée... Mouchez-vous, je m'excuse...
Je le garde, chacun son coeur : même si nous tous le même... Mon coeur.
Je le soigne, je l'écoute : il s'égoutte : goutte à goutte.


© Jack Jacques

Lundi 22 septembre 2008

22 09 2008
Dans tous les sens
Après la fin du livre

Ophélie - Les gens pas comme nous, on ne comprend pas leur odeur…
Ce sont des gens que l’on regarde sans voir.
Eux qui font notre foule inéxistante.
Ils sont toutes les odeurs.
Un grand mélange qui ne veut rien dire-c’est pire.

Lui -  Il suinte, l'homme. C’est pire.

Ophélie - Oui ... Trop variée, trop vaste, l’odeur de la cohue…

Lui - L’incompréhension de cette odeur que l’on trouve dans une rue…

Ophélie - Oui : Des tas de gens mélangés… 

Lui - Fâchés, brûlés, aimés, attardés, pressées, désaxés, envolés !

Ophélie - Pas la peine de goûter, on risquerait d’avaler le vide…
De devenir plein de néant-désespérant.

Lui  - L’homme

Ophélie -  Désespérant...

Lui - Est un poème humoristique contre lui-même.

Ophélie - Mesdames et Messieurs

Lui - Vous puez et vous n’êtes pas beaux et vous n’y pouvez rien.

Ophélie - Tout de même... Vous êtes ridicules avec vos faux visages en plastiques, vos faux cheveux en nylons, vos fausses courbes prétentieuses, vous êtes ridicules car cela ne change rien à ce que vous êtes.

Lui - Dessous, ces fausses formes, vous sentez mauvais.
L'homme pu.

Ophélie - Mais s'il se lave il sentira bon. Tout est possible...


© Jack Jacques