mercredi 17 septembre 2008

Jeudi 18 septembre 2008

17 09 2008
Dans tous les sens
Après la fin du livre

Lui - L’odeur écœurait.

Ophélie - L’odeur…

Lui - Toute odeur inconnue lorsqu’elle nous parvient est un ressentiment de l’étranger.
Nous la sentons neuve. Elle nous envahit…D’un sentiment. Elle s'imprime en mémoire. Ou :
Elle réveille la mémoire qui la portait en germe.

Ophélie -  L’odeur, tout d’abord. L’odeur.
Oui. Toute odeur inconnue lorsqu’elle nous parvient...

Lui - Bonne ou mauvaise, nous la croyons neuve.

Ophélie - Ensuite, elle nous envahit, nous enivre.

Lui -  Nous sommes des animaux de mémoire. Nous traduisons la nature de l’odeur primaire afin d’oublier la nôtre.

Ophélie - Comme il est délicieux de sentir celle de ceux qu’on aime… Elle nous accompagne partout.

Lui -  Comme j’aime ton odeur…

Ophélie - Quand tu t’endors, je sens l’odeur de tes yeux qui se ferment, de ta détente, de ton sommeil.

Lui - Oui. Comme j’aime ton odeur...


© Jack Jacques