mercredi 3 septembre 2008
Mercredi 3 septembre 2008
03 09 2008Après la fin du livre
Hamlet
Hamlet
Un jour comme ça : les choses, on ne sait pas vraiment pourquoi, c’est comme ça : tout s’affole. La coupe est pleine. La goutte d’eau fait déborder la mer qui monte et qui vient engloutir un morceau de terre. C’est comme ce promoteur qui débarque un matin et qui veut couper l’arbre et les fleurs… Qui pense au revêtement du sol et à la pancarte à vendre qu’il va accrocher. Celui qui se fait traiter de tous les noms par Gertrude alors qu’elle mangeait ses pommes et toute nue comme ça qu’elle était, elle voit débarquer cet horrible costume gris qui sent le cigare bon marché…
Gertrude – Mais qu’est-ce que vous faites-là gentilhomme avec votre fumée qui sent mauvais…
Promoteur – Excusez-moi, chère Madame, mais vous êtes sur un terrain privé, et soyez gentille de vous rhabiller.
Gertrude – Je n’ai rien à me mettre que cette feuille, cher Monsieur et votre terrain prive c’est mon paradis à présent laissez-moi tranquille.
Promoteur – Rentrez chez vous ma bonne dame et couvrez-vous c’est gênant à la fin toute cette chair nue…
Gertrude – Mais baissez d’un ton, je vous prie, on ne s’adresse pas ainsi à la reine du Danemark. Un peu de respect tout de même. Je suis ici et j’y reste. J’attends mon fils, Hamlet.
Promoteur – Ecoutez ma p’tite dame, si vous n’remettez pas vos fringues et que vous n’levez pas l’camp dans l’immédiat c’est une ambulance qui se chargera des honneurs de la reine. Vous êtes seul ici ?
Gertrude – Non, mon deuxième mari est au fond du jardin avec son conseiller. Ils gardent la couronne pendant que je prends le soleil.
Promoteur – Où ça ?
Gertrude – Mais là : vous ne voyez pas ?
C'est alors qu'elle s'est mise à chanter...
Gertrude - De grâce, de grâce, Mr le promoteur, préservez cette grâce, de grâce, ne coupez pas mes fleurs...
C'est alors qu'il se mit à pleuvoir très fort.
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©Jak Jak
A suivre...