samedi 27 septembre 2008

Vendredi 3 octobre 2008

27 09 2008
Dans tous les sens
Après la fin du livre
La mort n'est pas un jeu
C'est une règle
L'amour
C'est au centre de la grande roue qui tourne
C'est cet axe comme un pique dressé au milieu de l'ouragan
Nous
Pauvres bêtes aux couleurs de tout le monde
Ni plus fâchés
Ni plus laids de cœur
Nos culs mal assis sur nos tristes chaises
Nous continuons à boire des mensonges
Nous continuons à nous soumettre à tous les mots
Dans le Tao
On dit que la voix est comme un doigt qui montre la lune
Mais ce n'est pas la lune...
L'arme que je sens en moi est la même que j'observe aux pieds des montagnes
C'est une rigueur qui surplombe l'enfer dans la tranquillité souveraine d'une matière faite d'éternité.
Est-ce là le début d'un autre voyage ?
Le lieu où je serais errante
Passagère d'un autre ciel...

© Jack Jacques

Jeudi 2 octobre 2008

27 09 2008

Dans tous les sens
Après la fin du livre

Ophélie - Vider de l’eau pour effacer les écritures. Lire dans le trouble des mots.  Déchirer les livres.  Lire les déchirures.  Incendier les bibliothèques éteindre le feu.  Lire ensuite tout ce qui reste autour d’un banquet. Recommencer.

Lui - Changer. Voir au fond, que nous mêmes.

Ophélie  - Changer de peau.  Voir au fond du fond.

Lui - Dans le fond ce qui fond ce n’est que vous.  Vous-même.

Ophélie -  La peau dégouline sur les os jusqu’à obtention d’une patte suffisamment rendue liquide pour passer les étapes.

Lui - Puis mourir comme vous dites ?


© Jack Jacques

Mercredi 1 octobre 2008

27 09 2008
Dans tous les sens
Après la fin du livre
Ophélie - Je vous supplie de toutes mes forces attachez votre peur. Gardez-la pour vous.
Je vous conjure de laisser aller votre amour. Vous n’avez que cela.

Lui - Tout le reste est mensonge. Faites de l’opéra. À l’envers.
Videz vos placards des ordures que vous entassez. Faites envoler les ordures.

Ophélie - Détruisez les écritures. Ne gardez que les écrits.

Lui - Putains au teint de pue ne racontez plus d’histoires aux enfants.

Ophélie - Nous sommes des putains nous le savons bien. Emmenez la douceur jusqu’au bout.

Lui -   Tu m’aimes.

Ophélie - Qui est au bout de vous ?

Lui -  tu m’aimes.

Ophélie -  Qui êtes-vous ? 


© Jack Jacques

Mardi 30 septembre 2008

27 09 2008
Dans tous les sens
Après la fin du livre

Ophélie - Mais puisque par ici c’est trouble et que là-bas c’est plat où qu’on aille…
Aïe…
Oh ! Père-Misère de mes fruits, j’ai peur de sécher sans servir à désaltérer…
Rien qu’une « foie » Oh ! Moins.
Puisque par ici c’est trouble et que là-bas c’est plat.
Déshabille- Moi.
Peut-être que dedans c’est moins chiant.


© Jack Jacques

lundi 22 septembre 2008

Lundi 29 septembre 2008

22 09 2008
Dans tous les sens
Après la fin du livre

Ophélie - De la neige et des torrents. De l’acide qui coule des gens.

C'est lune noire C'est lune noire  C'est lune noire  C'est lune noire 

Lui - De la peur de la peur de la peur.

C'est lune noire  C'est lune noire  C'est lune noire  C'est lune noire

Ophélie -  Ne pas cacher la peur.

C'est lune noire  C'est lune noire  C'est lune noire

Lui -  Devenir immense.

C'est lune noire  C'est lune noire  C'est lune noire

Ophélie - Prendre la peur et bien l’attacher à soi au milieu du vide.
C’est tout ce que l’on possède.
L’autre... l’Amour il faut le laisser libre.
Il faut qu’il invente

C'est lune noire  C'est lune noire  C'est lune noire 

Lui - Encore

C'est lune noire  C'est lune noire  C'est lune noire 

Ophélie - Un corps.

C'est lune noire  C'est lune noire  C'est lune noire

Lui - Encore.

C'est lune noire  C'est lune noire  C'est lune noire 

Ophélie - L'Amour...
Il faut le laisser libre d'inventer la suite.

En lune noire En lune noire En lune noire En lune noire


© Jack Jacques

Dimanche 28 septembre 2008

22 09 2008
Dans tous les sens
Après la fin du livre
Lui - Pourquoi voulez-vous que je tombe amoureux de vous ?

Ophélie - Tu m’aimes.

Lui - Ah ! C'est tout ?

Ophélie - Des femmes et des hommes...

Lui - Je vois, je commence à sentir, oui.

Ophélie - M’aimes tu ? Pourquoi ? Et d’ailleurs pourquoi pas.

Lui - Tout de même j’éprouve un besoin de comprendre …
J’ai du mal à vous suivre.
Pouvons-nous arrêter cette conversation ennuyeuse...
Je voudrais bien rester avec vous, il me semble que...
Je voulais vous dire...
C'est difficile.

Ophélie -  Puisque vous le prenez comme ça…

Lui - Tu m’aimes.

Ophélie -  Fais un effort, s’il te plait…
Devient immense.


© Jack Jacques

Samedi 27 septembre 2008

22 09 2008
Dans tous les sens
Après la fin du livre
Ophélie - J'ai rêvé de vous...

Lui - A chacun ses rêves !

Ophélie - J'ai rarement autant ri...

Lui -  Il vous en faut peu, je n'aurai pas de mal à vous faire la conversation.

Ophélie - Si je préfère me recycler dans les zoos, ça me regarde.

Lui -  Je commencerai par un baiser…
Je suis très classique au fond.
Je suis sensible, vous savez. Mais…

Ophélie - Champagne ?

Lui - Pas trop. J’ai comme un doute.
J'ai causé beaucoup de tort, sans doute.

Ophélie - J'ai soif !

Lui - Soit, du champagne...

Ophélie - Regardez ma bouche...
Pourriez, s’il vous plait, tomber amoureux de moi ?
Cela me ferait très plaisir.


© Jack Jacques

Vendredi 26 septembre 2008

22 09 2008

Lui - Tu viens ?
Tu déchires pas ?
Tu vois avec tes lunettes ?
Tu imagines ?
Tu connais un air d’opéra en verlan ?
Tu veux pas essayer …

Ophélie - Tu m’aimes.

Lui -  Il n’est question que de choses du fragile, du sensible, de l’air, des vapeurs subtiles, des goûts affamés de nos sens.
Des sens que l’on se prend comme des flèches dans la gueule et jusqu’au cœur.
De face.
La révolte des sens.
Comme si c’étaient eux finalement, nos ennuis.

Ophélie -  Tu m’aimes.
Combien de temps faudra-il encore pour cesser d’halluciner ?
D’où ça nous vient tout ça de nos comportements ?
La folie a raison d’être folle la pauvre.

Lui -  Tu m’aimes.
Tous nos sens sont comme des flèches qui se dirigent à l’infini qui...
Se dirigent à l’infini que l’on dirige ou ...
Que l’on se prend de face.

Ophélie - À l’infini que l’on dirige c’est selon ou que l’on prend de face la folie.


Jeudi 25 septembre 2008

22 09 2008
Dans tous les sens
Après la fin du livre

Ophélie -  Tu aimes tes réalités ?

Lui -  Tu crois que je suis homme ou femme ?

Ophélie -  La réalité...
Ce mot est très mal écrit.
Il est mal placé.
Mal utilisé.

Lui -  Tu réalites ou tu penses ?

Ophélie -  Si je le déchire, que je lis sa déchirure, il se transforme en verbe.
Et je peux enfin dire : Je réalite de l’intérieur.

Lui - Tu crois à quoi ?
Tu veux devenir riche en Euros ?
Tu dors ?
Tu as envie de devenir réalité avec moi ?

Ophélie - Tu me réalites toujours de l’extérieur.

Lui - Tu veux une fusion ?
Une fusée ?
Tu sais faire pipi sans verser une goutte dans l’air ?

Ophélie -  Ça te choque de dire ça comme ça ?
Réalites-tu ?

Lui - Tu connais le goût de ton corps, de ta peau ?
Tu veux pas faire une pause ?

Ophélie - Ce qui me choque, c’est que tout le monde réalite tout le monde de l’extérieur.

Lui - Faire une marelle pour aller toucher terre jusqu’au ciel en poussant un petit caillou du bout du pied.

Ophélie - Et soi-même aussi, de l’extérieur.

Lui - Tu m’aimes ?


© Jack Jacques

Mercredi 24 septembre 2008

22 09 2008
Dans tous les sens
Après la fin du livre
Ophélie - J’ai déchiré les livres.

Lui - Tu connais ta tâche ? Tu l’as accompli ?

Ophélie - Pas brûler, déchiré.

Lui - T’as pas autre  chose à faire ou des questions à te poser ?

Ophélie -  Aux déchirures, j’ai relu.
Tout était beaucoup plus clair. Bien mieux écrit.
Tu déchires pas les livres pour les lires ?

Lui - Heu...

Ophélie - Je fais tout de moi-même.
Même les livres des autres.
Surtout ceux des prophètes.
Eux, ce sont les plus drôles.
Les plus simples aussi.
Je parviens à les déchiffrer dans toutes les langues. 
Même les futures et toutes celles qui n’ont peut-être pas existé.

Lui - Tu me prends pour une réalité ?
Je ne suis pas nette ?
Tu louches ?
Tu as besoin de lunettes ?
De vacances ?

Ophélie -  Si je ne fais pas comme ça, je ne peux pas lire...
Si je prends juste un truc en papier relié, je m’emmerde devant la signature et son auteur.

Lui - Tu te poses des questions ?
Tu dors en marchant ?
Tu dors en vivant ?

Ophélie -  Je n’ai aucun respect pour aucun auteur.

Lui - Tu es inéxistentialiste ?
Tu ne sais pas ce que ça veut dire ?
Tu veux que je me taise ?


© Jack Jacques

Mardi 23 septembre 2008

22 09 2008
Lui - Excusez-moi pardon Monsieur...

Ophélie - Mais... Je suis une...

Lui - Oui, tout ce que vous voulez...
Mais je voudrais vous poser une question.

Ophélie - J'vous en prie...

Lui -  Vous aimez les histoires de princesses ?

Ophélie -  J'aime les belles histoires.

Lui - Je suis peut-être une princesse, vous savez ...

Ophélie - On dirait une princesse tout seul, sans château, sans chevalier...

Lui -  Je suis une princesse neuve, Monsieur.
J'ai peur des méchants rois.

Ophélie -  Je ne suis pas roi. Mais, je suis une...

Lui -  Il y a aussi des princes, Monsieur, des rois... et tout au fond on n'y trouve que des crapauds !

Ophélie - Oui. Je connais l'histoire....
Et il y a aussi des crapauds...
Et tout au fond, on y trouve des princes....
J'aime un prince, Monsieur. Et je ne suis pas même une princesse.
Pourtant : mon coeur pour lui déborde.

Lui -  Pour lui ? Déborde ? Pour moi ? Toi ?...

Ophélie - Nous tous le même coeur... Mon coeur.

Lui - Entre nous : Etre un homme, être une femme, un crapaud ou même être un prince, existe-t-il vraiment une différence ?
Je voudrais rencontrer un cœur une fois, juste pour le connaître...
Il n'y a donc pas de cœur, ici ?

Ophélie - Le mien est entre vos mains, faites-en ce que vous voudrez, je vous le donne.

Lui - Mais il va vous manquer...

Ophélie -  Je suis plus légère comme cela... Il était trop lourd, il me fatiguait.

Lui - Voulez-vous que je vous prête le mien...
j'en ai deux maintenant, c'est beaucoup trop.
Entre nous, que voulez-vous que je fasse de deux cœurs, moi qui n'ai même pas de château ?

Ophélie - Je ne sais pas. Je ne sais plus du tout.    
J’ai déchiré les livres.

Lui - J'ai l'air de quoi avec votre cœur ?

Ophélie - Au déchirures j’ai...
Mais, vous pleurez...

Lui -  Il est plein de larmes.... Je crois que je vais vous le rendre.

Ophélie - Oui. Désolée... Mouchez-vous, je m'excuse...
Je le garde, chacun son coeur : même si nous tous le même... Mon coeur.
Je le soigne, je l'écoute : il s'égoutte : goutte à goutte.


© Jack Jacques

Lundi 22 septembre 2008

22 09 2008
Dans tous les sens
Après la fin du livre

Ophélie - Les gens pas comme nous, on ne comprend pas leur odeur…
Ce sont des gens que l’on regarde sans voir.
Eux qui font notre foule inéxistante.
Ils sont toutes les odeurs.
Un grand mélange qui ne veut rien dire-c’est pire.

Lui -  Il suinte, l'homme. C’est pire.

Ophélie - Oui ... Trop variée, trop vaste, l’odeur de la cohue…

Lui - L’incompréhension de cette odeur que l’on trouve dans une rue…

Ophélie - Oui : Des tas de gens mélangés… 

Lui - Fâchés, brûlés, aimés, attardés, pressées, désaxés, envolés !

Ophélie - Pas la peine de goûter, on risquerait d’avaler le vide…
De devenir plein de néant-désespérant.

Lui  - L’homme

Ophélie -  Désespérant...

Lui - Est un poème humoristique contre lui-même.

Ophélie - Mesdames et Messieurs

Lui - Vous puez et vous n’êtes pas beaux et vous n’y pouvez rien.

Ophélie - Tout de même... Vous êtes ridicules avec vos faux visages en plastiques, vos faux cheveux en nylons, vos fausses courbes prétentieuses, vous êtes ridicules car cela ne change rien à ce que vous êtes.

Lui - Dessous, ces fausses formes, vous sentez mauvais.
L'homme pu.

Ophélie - Mais s'il se lave il sentira bon. Tout est possible...


© Jack Jacques

dimanche 21 septembre 2008

Dimanche 21 septembre 2008

21 09 2008
Dans tous les sens
Après la fin du livre
Ophélie - Peut aimer... L'homme....
Alors ce qui pue se met à être l’odeur de l’amour.
Cela a beau lui déplaire quelquefois…
Il y retourne par devoir.

Lui - Il n’a qu’à se renifler un peu plus sauvagement le derrière pour se mettre à aimer l’amour.
Il pourrait tout de même avouer ses liquides, ses trous, admettre qu’il est ainsi fait.

Ophélie - De trous et de liquides…

Lui - Cela ne puerait plus s’il en avait conscience.
Il pourrait dire : j’aime l’odeur de ton sexe une nuit après macération des liquides de l’amour.

Ophélie -  Il pourrait avouer ses trous, ses liquides...

Lui - Au lieu de cela, il lave la preuve qu’il est puanteur et se fait croire qu’il est une image nettoyée, gage de sa civilité.

Ophélie - Admettre qu’il est ainsi fait de trous et de liquides...

Lui -  Il pourrait observer le milliard d’insectes qui lui lèchent les organes nuit et jour :
Ces milliards de petites cellules vivantes qui le construisent, qui le fabriquent, qui le mangent et qui lui chient dessus…
Des animaux sur son corps d’animal.

Ophélie - Des animaux sur son corps d'animal...


© Jack Jacques

samedi 20 septembre 2008

Samedi 20 septembre 2008

20 09 2008
Dans tous les sens
Après la fin du livre
Ophélie - Il y a des odeurs moins précises.
Celles qui nous arrivent en plein visage et qui ne demeurent que quelque temps.
Pas suffisamment pour s’y habituer.

Lui -  C’est l’odeur des gens qui passent.
Ils sont juste là pour vous accompagner, le temps de s’offrir, de faire goûter un nouvel arôme/hop.

Ophélie - Comme un fantôme !
L'homme laid qui pu comme un malheureux de sa race en se méfiant d'elle...

Lui -  De plus en plus dans le plus, il va vers sa destruction.
Il est inculte et sourd aux histoires de sa nature.
Il laisse des traces derrière lui où qu’il passe.
Il est l’incarnation de la prétention.
Faudrait qu'il puisse se nettoyer en urgence...

Ophélie - L’homme est un pet foireux.
Un enfoiré de la création.
La fierté de Dieu.
Avec des problèmes de coeur...

Lui - Il y a même des odeurs d’ordures.

Ophélie -  Des odeurs qui sentent la charogne.
Celles qui laissent à l’âme tant d’aigreur que notre corps entier en est atteint.
Ces odeurs  dans la mémoire et l’on se méfie d’elles...
Comme des peurs de puanteurs et l’on se méfie d’elles...

Lui - Fidèle.

Ophélie - Mais oui l’homme

Lui -  L'homme au coeur fidèle...

Ophélie -  Peut aimer.
Alors ce qui pue se met à être l’odeur de l’amour.
Cela a beau lui déplaire quelquefois…
Il y retourne par devoir.
Il pleure d'amour, l'homme.
Mais il ne le sait pas...


© Jack Jacques

Vendredi 19 septembre 2008

20 09 2008
Dans tous les sens
Après la fin du livre

Ophélie - Quand tu n’es pas là, je sens l’odeur de ton absence…
Je trouve à l’absence un parfum d’amertume, de danger… Comme d’abandon.

Lui - Comme j’aime ton odeur. Pardon.

Ophélie - Pardon.

Lui - Il a beau masquer l’odeur.

Ophélie - Pardon.

Lui -  faire des efforts, détruire ce qui suinte, laver avec de l’eau claire, il sent mauvais à l’intérieur.

Ophélie -  Il pue.

Lui -  C’est cette puanteur commune à tous les êtres qui fait d’un homme un homme.
Qu’il soit propre ou sale, il est sale.
Qu’il ait du bon ou du mauvais, il pue quand même de tout le pus du monde.

Ophélie - Quand même ?

© Jack Jacques

mercredi 17 septembre 2008

Jeudi 18 septembre 2008

17 09 2008
Dans tous les sens
Après la fin du livre

Lui - L’odeur écœurait.

Ophélie - L’odeur…

Lui - Toute odeur inconnue lorsqu’elle nous parvient est un ressentiment de l’étranger.
Nous la sentons neuve. Elle nous envahit…D’un sentiment. Elle s'imprime en mémoire. Ou :
Elle réveille la mémoire qui la portait en germe.

Ophélie -  L’odeur, tout d’abord. L’odeur.
Oui. Toute odeur inconnue lorsqu’elle nous parvient...

Lui - Bonne ou mauvaise, nous la croyons neuve.

Ophélie - Ensuite, elle nous envahit, nous enivre.

Lui -  Nous sommes des animaux de mémoire. Nous traduisons la nature de l’odeur primaire afin d’oublier la nôtre.

Ophélie - Comme il est délicieux de sentir celle de ceux qu’on aime… Elle nous accompagne partout.

Lui -  Comme j’aime ton odeur…

Ophélie - Quand tu t’endors, je sens l’odeur de tes yeux qui se ferment, de ta détente, de ton sommeil.

Lui - Oui. Comme j’aime ton odeur...


© Jack Jacques

lundi 15 septembre 2008

Mercredi 17 septembre 2008

15 09 2008
Dans tous les sens
Après la fin du livre
Ophélie - Tu as vu ton visage.
Il paraît qu’il commence à puer. Qu’il commence à suinter. Il se trouve de plus en plus laid.
Lui - Tu as vu ton visage.
Ophélie -  Quoi qu’il fasse. Il se défigure de lui-même par respect. Il pue.
Lui -  Il est laid.
Ophélie -  De toutes ses cavités une odeur de pourri s’échappe.
Lui - Une odeur particulière, une odeur loin de celle de la terre.
Ophélie - Ça lui échappe. L’homme pu.
Lui - Il pue. L'homme pu...


© Jack Jacques

mardi 9 septembre 2008

Mardi 16 septembre 2008

09 09 2008
Dans tous les sens
Après la fin du livre

Lui - C’est la guerre.
Ophélie - Venez plutôt respirer l'air frais, c'est vivifiant... On n'apprendra rien de plus dans ce livre.
Lui - Quelle fin, quand j'y pense...
Ophélie -  Quoi donc ?
Lui - Dans Hamlet...
Ophélie - Pour Hamlet ?
Lui -  Mais non, voyons, pour la femme qui vit !
Ophélie -  Oui.
Silence...
Champagne ?
Lui -  Il se fait tard...`
Ophélie - Oui.
Lui - J'ai été ravi de faire votre connaissance...
Ophélie -  J'ai été ravie de vous connaître....
Lui -  Moi aussi, Monsieur !
Ophélie - Vous n'avez rien compris !...
Silence...
Quand pourrons-nous à nouveau jouer ensemble ?
Lui -  Demain j'emmènerai mon piano à queue !
Ophélie -  Et moi, mon tourne-disque !


© Jack Jacques

Lundi 15 septembre 2008

09 09 2008
Dans tous les sens
Après la fin du livre

Ophélie -  Pourquoi pas ? Silence Quelle époque ?
Lui - Peut importe l'époque.... l'histoire ne change pas !
Ils sont enfermés dans un sous-marin...
Il y a un piano et un chien. Le chef des étrangers vient d'être assassiné par un deuxième chien !
Ophélie - Pourquoi ?
Lui - Cherche pas, c'était un étranger.
Ophélie - Bien sûr, mais pourquoi le chien l'a mordu ?
Lui - Pour devenir une chenille, pour mourir deux fois !
C'est mieux que rien, parce que dans sa tête, il s'est dit c'est vivre deux fois !
Ophélie - Et bien, je crois que le mieux serait de lire que la chenille s'est transformée en hippocampe...
Lui - Mais c'est impossible puisque même les chenilles ne se transforment plus !
Ophélie - Pourquoi ?
Lui - C'est la guerre...
Ophélie - Alors, c'est une histoire sans fin...


© Jack Jacques

Dimanche 14 septembre 2008

09 09 2008

Dans tous les sens
Après la fin du livre

Lui - Vous êtes très beau, Mademoiselle.
Ophélie - Mais non !
Lui - Tellement distinguée...
Ophélie - Je suis jolie, belle, distinguée mais je ne serai jamais beau !
Lui - Pourtant, cela vous irait très bien. Il fait froid, je trouve.
Ophélie -  Le livre va s'envoler !
Lui - Vous en lirez un autre !
Ophélie - Attendez un instant, je voudrais finir ce chapitre…
Lui -  Un chapitre, c'est long... Laissez-moi vous aidez.
Silence...
Je vais finir le chapitre avec vous.
Tu ne veux pas que ...


© Jack Jacques

Samedi 13 septembre 2008

09 09 2008
Dans tous les sens
Après la fin du livre

la terre tourne. Et.
Les hommes marchent sur son sol.
Ils marchent sans se douter que les gouttes de l’ondée fuient vers la lumière.
Vers la lumière.
Lumière.

Lui - Monsieur, s'il vous plaît ?
Ophélie - Madame.
Silence...
Lui - Madame ? Merci, Monsieur...
Ophélie - Je répète que je suis une dame et pourquoi "Merci" ?
Lui - Hum... Mille fois merci ! Je ne vous ai pas entendu ....
Ophélie - Depuis quand êtes-vous là ?
Lui - Depuis cinq minutes...
Ophélie - Depuis cinq minutes. Vraiment ?
Silence
Mais quel malappris vous faites... et laissez Monsieur se reposer. Ce n'est pas un asile ici, on n'a pas besoin de fous !
Lui - Mais, je sais.
Ophélie - Alors laissez-moi lire.
Lui - Mais vous n'avez pas de livre...
Ophélie - Et alors ?   
Lui - Que lisez-vous ?
Ophélie  - Hamlet
Lui - C'est de qui ?
Ophélie - C'est de moi, de William et Shakespeare
Lui - C'est quel chapitre ?
Ophélie - C'est après la fin du livre, le 3 bis, ne faites pas celui qui s'y connaît...


© Jack Jacques

Vendredi 12 septembre 2008

09 09 2008
Dans tous les sens
Après la fin du livre

Cela commence ainsi, je fais passer ce que souffle le vent…
Ce vent qui souffle et qui dit par ma bouche : CON.
Tu es un con, puis.
Il ne dit plus rien et il rit le vent, car c’est plus fort que lui.
Et il me laisse dans le silence.
Alors.
Je suis chargée d’inventer.
Alors, je ris.
Alors je ris car c’est bon de rire, car c’est bon de rire.
Dans le vent de la nuit, les rêves s’emmêlent au-dessus de tous ces corps endormis.
La tristesse et la joie fusionnent.
Au matin, le sol inondé de rosée demande au soleil de sécher cette nouvelle journée.
Et.


© Jack Jacques

Jeudi 11 septembre 2008

09 09 2008
Dans tous les sens
Après la fin du livre
Le public imagine…
Ce qui permet le départ ainsi que l’arrivée.
C’est un système de communication.
Il y a émission, puis réception.
La voix se montre, elle se fait entendre à l’homme qui l’écoute.
Ils avancent ensemble à présent. Ils sont : Dans tous les sens


© Jack Jacques

Mercredi 10 septembre 2008

09 09 2008
Dans tous les sens
Après la fin du livre

L’histoire se déroule dans l’espace temporel que le public imagine.
Dans la salle, le public est installé, plongé dans l’obscurité, assistant à l’éclairage progressif de la scène.
Quelles que soient l’heure et l’histoire, le rapport des personnages est l’essentiel.
Ils demeurent silencieux face aux hommes qui sont devant eux.
Cela commence ainsi l’histoire se déroule dans l’espace temporel que le public imagine.
Dans la salle, le public est installé, plongé dans l’obscurité, assistant à l’éclairage progressif de la scène.
Quelles que soient l’heure et l’histoire, le rapport des personnages est l’essentiel.
Ils demeurent silencieux face aux hommes qui sont devant eux.
Cela commence ainsi, Le public imagine…
Ce qui permet le départ ainsi que l’arrivée.
C’est un système de communication.
Il y a émission, puis réception.
La voix se montre, elle se fait entendre à l’homme qui l’écoute.


© Jack Jacques

Mardi 9 septembre 2008

09 09 2008
Après la fin du livre

Hamlet

Ophélie - Où suis-je ?


© Jack Jacques

Fin... Infini...

lundi 8 septembre 2008

Lundi 8 septembre 2008

08 09 2008
Après la fin du livre

Hamlet

Alors Dieu souffle sur l ‘île du paradis, sèche un peu tout ça, ouvre le puit où était enfermée Ophélie et la dépose endormie sur la plage. Shakespeare s’en mêle un peu les pinceaux : il se la joue « La tempête » et fait s’échouer un bateau… Dieu qui est super concret en profite pour continuer sa propre histoire… Dans ce bateau il place des membres de Avaaz (qui veut dire voix  et chants) et qui sont des humains en 2008 qui se battent pour sauver le monde de la connerie des hommes… Tous sont endormis sur la plage à l’heure qu’il est, le soleil fait son travail pour les réchauffer et parmi les débris du bateau des messages s’envolent un peu partout dans les airs autour de la terre…

Sur ces messages il est écrit :



Chers amis ...

Les petites îles ont pris l'initiative sans précédent de demander une résolution d'urgence aux Nations Unies avant les pourparlers appelant le Conseil de sécurité lui-même à lutter contre les changements climatiques comme une menace pressante à la paix et la sécurité. Appuyez cet appel:
Cliquez ici pour signer la pétition

Imaginez que la mer autour de vous engloutisse votre pays et qu'il disparaisse littéralement sous vos pieds, où que les légumes que vous cultivez et l'eau que vous buvez soient détruits par le sel, et votre dernière chance est à chercher refuge dans d'autres terres où les "réfugiés climatiques" n'ont pas de statut officiel. Ce n'est pas un rêve, c'est la triste réalité pour des millions de personnes qui vivent sur les îles à travers le monde, des Maldives en Papouasie-Nouvelle-Guinée.

C'est pourquoi ces petites îles ont pris l'initiative sans précédent de demander une résolution d'urgence aux Nations Unies, avant les pourparlers la semaine prochaine, appelant le Conseil de sécurité lui-même à lutter contre les changements climatiques comme une menace pressante à la paix et la sécurité.

Ce mouvement est né du désespoir, un défi pour les puissances mondiales afin de mettre fin à leur complaisance et de lutter contre cette crise au même titre que l'urgence des guerres. Mais les états insulaires s'apprêtent à lancer une campagne féroce contre plus gros pollueurs, pour ce faire, ils ont besoin de notre aide. Signez la pétition maintenant afin que les voix s'élèvent pour soutenir cet appel -- Elle sera présentée par des «ambassadeurs» des îles pour renforcer leur résolution à l'ONU la semaine prochaine:

http://www.avaaz.org/fr/islands_climate_warning

L'Arctique est en train de fondre tellement vite que, pour la première fois de l'histoire de l'humanité on pourra y naviguer directement. Les ouragans et d'autres conditions météorologiques extrêmes sont de plus en plus fréquentes. Comme l'écrit un membre d'Avaaz de Saint-Kitts: «Alors que les États-Unis peuvent évacuer une zone lorsqu'un puissant ouragan est annoncé, sur les îles, nous ne disposons pas de cette option.» Maintenant, les petites nations insulaires - dont la plupart des points culminants sont souvent seulement quelques mètres au-dessus du niveau de la mer - sont en train de préparer des plans d'évacuation pour garantir la survie de leurs populations.

Le Président des Palaos, une petite île dans le Pacifique, a récemment déclaré:
"Les Palaos ont perdu au moins un tiers de leurs récifs de corail en raison des changements climatiques. Nous avons également perdu la plupart de notre production agricole en raison de la sécheresse et aux extrêmes marées hautes. Ce ne sont pas que des théories, scientifiques sur les pertes -- nous perdons nos ressources et nos moyens de subsistance... Pour les Etats insulaires, le temps n'est plus compté. Il est épuisé. Et notre chemin pourrait très bien être la fenêtre de votre propre avenir et l'avenir de notre planète."
Au-delà des îles, les pays comme le Bangladesh, dont la population de 150 millions de personnes souffre déjà de la perte d'une grande partie de leur territoire. L'expérience des communautés les plus vulnérables de notre planète sert d'avertissement et nous montre ce qui nous attend: des conditions météorologiques extrêmes de plus en plus intenses, des conflits sur l'eau et les vivres, la disparition des côtes et des centaines de millions de réfugiés.

Cette courageuse campagne à l'initiative des petites îles, pour la survie et aussi la nôtre -- plus nous aurons de signatures à livrer à l'ONU la semaine prochaine, plus cet appel d'urgence résonnera sur la protection de notre avenir commun:

http://www.avaaz.org/fr/islands_climate_warning

dimanche 7 septembre 2008

Dimanche 7 septembre 2008

07 09 2008
Après la fin du livre

Hamlet

Ophélie - Mon Dieu
Je te prie de toi à moi
Ici c’est le déluge
Il pleut sur le jardin
Dans mon corps tout entier
Ca déborde, les larmes
Derrière les yeux il y a Noé…
On dirait ? C'est lui là sous l'arche ?
Je divague...
Vague Vague Vague Vague Vague Vague

Puisse que nous soyons au paradis
dis dis dis dis dis dis dis dis dis dis dis
Puisse que tu existes
dis dis dis dis dis dis dis dis dis dis
Puisse que j’existe
dis dis dis dis dis dis dis dis dis
Puisse que je soit un autre
dis dis dis dis dis dis dis dis
Très beau
dis dis dis dis dis dis dis
Puisse que je me délivre...


A suivre...                                                                                    © Messua Wolff

Samedi 6 septembre 2008

07 09 2008
Après la fin du livre

Hamlet

Ophélie presque noyée sous les eaux du déluge…

Ophélie - Prière au fond du puit

Mon Dieu, je vous prie.
Puisque nous sommes au paradis
Puisque vous existez
Puisque j’existe
Puisque je est autre
Puisque je vœux me délivrer

Que je ne veux pas mourir dans cette obscure partie de cet immense jardin où tout se tient
Je t’en prie…
(Je peux te tutoyer, ça ne te dérange pas ?)


©Jak Jak
                                                                        A suivre...

vendredi 5 septembre 2008

Vendredi 5 septembre 2008

05 09 2008
Après la fin du livre

Hamlet

Il pleut si fort que le promoteur s’est noyé dans une goutte d’eau qui l’a balayé d’un coup de vent jusqu’au ventre de l’océan. Gertrude sous le déluge commence à prendre froid et Claudius chante comme une grenouille alors que Polonius prend un bain. L’eau coule du ciel, et son niveau monte sous la terre… 
Ophélie, habituée à la noyade commence à trouver lassant de finir noyée à chaque fois.


Ophélie – Hamleeeet ! Hammmmmlet ! Hamlet !!! Teu !!! Merdalors !
Quand est-ce que tu viens m’chercher au fond du puit comme dans les belles histoires des livres qui finissent bien !
Ca sert à rien de se réincarner si on fait toujours les mêmes conneries !
Silence. Silence. Silence. Silence. Silence.
T’es où ? Viens ! Silence. C’est un ordre ! Silence.Je veux être délivrée !
J’ai dormi plus de cent ans !Silence. Silence. Silence.
Mais qu’est-ce qu’il fous Bon Dieu !
Silence. Silence. Silence. Silence. Silence.
Je suis seule, vraiment ?
Silence.Silence. Silence. Silence. Silence.
Toute seule au fond du puit, pestiférée aux pesticides  prête à être encore noyée ?
Je veux sortir d’ici : remonter les courants, moi…
Tant pis pour le prince j’y vais sans lui.


©Jak Jak
                                                                                                                A suivre...

jeudi 4 septembre 2008

Jeudi 4 septembre 2008

04 09 2008
Après la fin du livre

Hamlet

Il pleut sur le paradis…


©Jak Jak
                                                                                                                    A suivre ...

mercredi 3 septembre 2008

Mercredi 3 septembre 2008

03 09 2008
Après la fin du livre

Hamlet

Un jour comme ça : les choses, on ne sait pas vraiment pourquoi, c’est comme ça : tout s’affole. La coupe est pleine. La goutte d’eau fait déborder la mer qui monte et qui vient engloutir un morceau de terre. C’est comme ce promoteur qui débarque un matin et qui veut couper l’arbre et les fleurs… Qui pense au revêtement du sol et à la pancarte à vendre qu’il va accrocher. Celui qui se fait traiter de tous les noms par Gertrude alors qu’elle mangeait ses pommes et toute nue comme ça qu’elle était, elle voit débarquer cet horrible costume gris qui sent le cigare bon marché…

Gertrude – Mais qu’est-ce que vous faites-là gentilhomme avec votre fumée qui sent mauvais…

Promoteur – Excusez-moi, chère Madame, mais vous êtes sur un terrain privé, et soyez gentille de vous rhabiller.

Gertrude – Je n’ai rien à me mettre que cette feuille, cher Monsieur et votre terrain prive c’est mon paradis à présent laissez-moi tranquille.

Promoteur – Rentrez chez vous ma bonne dame et couvrez-vous c’est gênant à la fin toute cette chair nue…

Gertrude – Mais baissez d’un ton, je vous prie, on ne s’adresse pas ainsi à la reine du Danemark. Un peu de respect tout de même. Je suis ici et j’y reste. J’attends mon fils, Hamlet.

Promoteur – Ecoutez ma p’tite dame, si vous n’remettez pas vos fringues et que vous n’levez pas l’camp dans l’immédiat c’est une ambulance qui se chargera des honneurs de la reine. Vous êtes seul ici ?

Gertrude – Non, mon deuxième mari est au fond du jardin avec son conseiller. Ils gardent la couronne pendant que je prends le soleil.

Promoteur – Où ça ?

Gertrude – Mais là : vous ne voyez pas ?

C'est alors qu'elle s'est mise à chanter...

Gertrude - De grâce, de grâce, Mr le promoteur, préservez cette grâce, de grâce, ne coupez pas mes fleurs...

C'est alors qu'il se mit à pleuvoir très fort.


©Jak Jak
                                                                                                                        A suivre...

mardi 2 septembre 2008

Mardi 2 septembre 2008

02 09 2008
Après la fin du livre

Hamlet

Gertrude se prélasse nue contre l’arbre comme l’Eve de tous les tableaux de la conscience collective picturale…
Gertrude, juste une femme sous un pommier.

Gertrude - C’est la rentrée des classes.
Les enfants pressez-vous !
Mes citrons mes pulpeux agrumes aux pépins.
J’ai mal d’enfanter dans la douleur.
Lourds, trop lourds sont mes seins d’avoir essuyé trop de lèvres et trop de mains.
Mamelles pressées comme vous mes citrons de rentrer dans une classe au cœur de la société humaine…
Un matin tout est gris, tout change, mais profitez de l’enfance oh mes citrons…
Après la bouche et les mains sur les seins : femme tu deviens, la citronne.
Et homme tu te fais, le citron.
Dans une coupe de fruits tu construis ta lignée.
Le royaume de ta classe est sous ton règne de citron et de citronne…
Multipliés, explosés après s’être fait presser, dispatchés en mille milliards de royaumes sous trente milliard d’étiquettes accompagnés du milliardième accessoire.
Je suis une femme.
Je reçois, moi, tout ça !
Une citronne trop pressée.
LA vie, la mort, au milieu la force de l’amour.
Je suis charnelle, oh mes amours.
Au pied de l’arbre, j’attends toujours le jour.
Trahie des trahisons, traître de la matière, ma nature comme une tradition….
Blablabla… Moi je chante. Je suis musicienne chaque seconde, entendez…
Je ne pense qu’à la beauté des choses, à l’ordre qu’il faut donner aux plis de ma robe de chair…
Aimer est ma première clef.
On me tend la vie au début, on me tend des parents, une lignée, on me tend un homme, on tend mon ventre avec un oeuf, on me tend un fils, on me reprend l’homme, on me tend son frère, on me prend mon fils, on me tend, on me tend et moi je prends, je prends.
Je suis là pour ça.
C’est ma seule chance.
Je suis une femme.
J’ai de la chance.
Sous un arbre, j’attends qu’on me tende encore la vie pour continuer de porter l’éclosion.
Je suis un germe.
Encore.
Toujours.
Je suis un citron
Sous un pommier
Comme une femme
Pressée
Regardez le beau
Jouez la musique
Tendre pour aimer et faire aimer
Oui, oui
Regarder le beau pour tenter d’arranger.
Mon fils, mon père, mon époux, mon autre époux : tous dans la même veine
Mon cœur qui ne sait pas choisir
Lui il tend toujours à se remplir


©Jak Jak
                                                                                                            A suivre...