lun 18 aoû 2008

Vendredi 29 août 2008

18 08 2008
Après la fin du livre

Hamlet

Laerte revient des profondeurs : il court depuis le dénouement tragique, en fidèle serviteur des passions, de toutes ses forces, il court pour échapper au tragique de situation : il porte un message…

Oiseaux/prêtresses – Que fais-tu à devancer la marée chien courageux …
Vers notre île as-tu l’intention d’aborder ?

Laërte – Aidez-moi, s’il-vous plait !
Retenez l’océan qu’il ne puisse m’avaler avant que mon message ne soit transmit dans l’oreille de celle que je cherche…

Oiseaux/prêtresses – Ta cause est à causer pour nous …
Qui est celle que tu cherches ?
Et réponds aux questions !
Veux-tu aborder notre île ?

Laërte – J’aborderai où elle sera et je ne sais encore où elle se tient !

Oiseaux/prêtresse – Réponds ! Qui est cette fille ?

Laërte – Ma sœur !

Oiseaux/prêtresse – Mais chaque âme en ce monde se vautre à terre dans l’espoir de trouver sa sœur :
Tu n’es pas le seul, pauvre bâtard...
Passe ton chemin si tu ne veux pas nous fâcher :
Rejoins la rive : ne reste pas entre deux mers ainsi :
Tu gênes nos projets et fais gronder les éléments…

Laërte – Mais je dois la trouver : j’ai le plus urgent des messages à faire passer :
Je cours pour quarante mille hommes depuis la fin de la pièce à la recherche d’Ophélie :
Ecoutez-moi, je vous en prie…

Oiseaux/prêtresse – De quoi s’agit-il ? De quoi ? De quoi ?
De quoi s’agite-t-il celui-là, là ???
Quel est le message de qui vient-il et quelle noble cause est urgente à tes yeux ?

Laërte – Loin de votre île, entre des pages noircies de drame, deux cœurs vibraient à l’unisson...
Mais par les méfaits d’un cours de loucheurs aveuglés, la communication fut brouillée et la mort a suspendu la pureté d’un amour à la démence d'une cour…
Hamlet m’a chargé de quelques mots qui auraient le pouvoir de reconnecter ces cœurs égarés!
Entendez-moi : c’est un sauvetage amoureux !

Oiseaux/prêtresse – Et toi ? Et toi ? Qu’y veux-tu prendre pour toi ?
On ne court pas ainsi comme un toutou face à la mer immense pour le seul bonheur d’un couple d’amoureux !
Que déguises-tu en prêchant un tel dévouement aux autres ?
Où est ton intérêt !
Parle sans mentir si tu ne veux pas périr : nous connaissons toutes les farces des cabots de ton genre !
Ne nous fait pas boire des couleuvres éclairées par des vessies, animal à quatre pattes !

Laërte – Je suis coupable coupable coupable !
Je suis damné damné damné... J'ai perdu mon âme...
Je suis à l’origine du drame : j’ai demandé à Ophélie de le fuir :
J’ai usé mon pouvoir fraternel et ainsi creuser sa tombe et sa folie…
Je dois me racheter, la retrouver, je suis condamné à précéder le drame que j’ai semé…
Aidez-moi !

Oiseaux/prêtresses – Nous causons, mon ami : nous causons et puis nous déciderons…
En attendant écoute : "Le bonheur est dans le pré, cours-y vite, cours-y vite, le bonheur est dans le pré, cours-y vite il va filer."
A moins que ce ne soit : "le bonheur est dans le près... Non, le prêt... Dans le près, cours-y vite, dans le prêt..."
A moins qu'il faille aller tout près dans le pré : cours-y, vite !



©Jak Jak
A suivre...                                                                                            

1 commentaire à Vendredi 29 août 2008

08 11 2008
OXYQJhNURpYZBveG :

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