samedi 16 août 2008
Mardi 19 août 2008
16 08 2008Après la fin du livre
Hamlet
Hamlet
ACTE I
Premier ver.
Dans un jardin souffle le vent.
Le soleil s’est levé après l’orage.
Petit matin.
Beauté du paysage.
Inondation de lumière à l’Est.
Des gris des sépias sur la mer retirée ce jour-là.
Des clochers, des synagogues, des mosquées, des temples :
Alignés, détachés au loin :
Qui grondent au fond du paysage.
Et la mer entre la terre de là-bas et l’île d’Ici où l’arbre se tient.
Un pommier vieux comme les siècles passés.
Large avec des bras enroulés pour porter tous ses fruits.
À terre, de la bouillie, des écorces, des feuilles, de la peau végétale.
Des pies qui chantent au jour nouveau, qui rient ensemble avec les cimes et le vent et l’herbe et toute la future pourriture que la terre nous prépare.
Les oiseaux du ciel qui attendent leur repas.
Un puit où je suis.
Un crapaud qui se gonfle et se dégonfle, couronné roi anciennement, méditant sur l’araignée qu’il s’apprête à bouffer : comme un lama da la I.
Un monde fou dans ce jardin.
Des milliers de langages.
Une tourterelle, une mouette qui rit cherchant des miettes.
Beaucoup d’oiseaux dans le jardin du château, à l’affût du moindre ver…
Dans la rosée, tout scintillant, c’est alors qu’il surgit :
Lui : le premier ver de cette nouvelle pièce :
Papa : Polonius…

A suivre...
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