mer 6 aoû 2008

Mercredi 6 août 2008

06 08 2008

Tous les livres sont des gens.
Plus ou moins lucides.
Toutes les lucidités sont des tournants.
Plus ou moins ceux des gens.
Parmi tant de fantômes, je préfère être dedans.
C’est rassurant.
C’est un mensonge qui est mon petit luxe à moi.
En réalité, je veux dire au fond de moi, je suis amour et douceur.
Je dirais même infinie douceur.
Mais en réalité…
Celle de tout le monde, je suis une emmerdeuse.
De vocation.
La réalité.
Ce mot est très mal écrit.
Il est mal placé.
Mal utilisé.
Si je le déchire, que je lie sa déchirure, il se transforme en verbe.
Et je peux enfin dire, je réalite de l’intérieur.
Ou bien tu me réalites toujours de l’extérieur.
Ça te choque de dire ça comme ça ?
Réalites-tu ?
Ce qui me choque, c’est que tout le monde réalite tout le monde de l’extérieur.
Et sois même aussi, de l’extérieur.
Fais ce que tu veux avec tes déchirures mais lucidifies quand même ton langage.

Ajouter un commentaire

Le code HTML dans le commentaire sera affiché comme du texte, les adresses internet seront converties automatiquement.