mercredi 6 août 2008

Jeudi 14 août 2008

06 08 2008

Mes amours

Ils sont amis de mes nuits.
Mes rêves ensanglantés et translucides me mènent à tous mes amours.
Ils sont le fruit du mélange et de la visite.
De l’échange et de la magie.
Ils ne sont pas désirés, ne sont pas décidés, ils sont énergie partagée.
Compliqués ?
Pourquoi pas…
Pourquoi ne pas dire conjugués au temps de l’au-delà.
Mon amour est immense et continuellement il se balance.
De l’éternel.
Il se renouvelle.
Il crée de l’amour avec de l’amour.
Je vis pour lui, je suis chienne fidèle.
J'ai compris cela une fois, ça suffit pour toutes les autres fois.
Je viens et je vais dans des bras, j’échappe parfois.
Je fuis, je dis : je m’en vais.
Je comprends que tout reste.
Où ça ?
Là ou ici et puis temps pire.


©Jak Jak

Mercredi 13 août 2008

06 08 2008

Humourcontrehomme

Tu as vu ton visage ?
Il paraît qu’il commence à puer. Qu’il se met à suinter.
Il se trouve de plus en plus laid.
Il essaye de réparer, d’y poser des matières, des liquides et des courbes trafiquées par des mains pour des corps …
Il est laid. Quoi qu’il fasse. Il se défigure de lui-même par respect.
Il pue.
De toutes ses cavités, une odeur de pourrit s’échappe.
Une odeur particulière, une odeur loin de celle de la terre.
Ça lui échappe.
L’homme pue.
Il a beau masquer l’odeur, faire des efforts détruire ce qui suinte, laver avec de l’eau claire, il sent mauvais à l’intérieur.
C’est cette puanteur commune à tous les êtres qui fait d’un homme un homme.
Qu’il soit propre ou sale il est sale.
Qu’il ait du bon ou du mauvais, il pue quand même de tout le pu du monde.
De plus en plus dans le plus il va vers sa destruction.
Il est inculte et sourd aux histoires de sa nature.
Il laisse des traces derrière lui où qu’il passe.
Il est l’incarnation de la prétention.
L’homme est un pet foireux.
Un enfoiré de la création.
La fierté de Dieu.
Mais, oui l’homme peut aimer.
Alors ce qui pue se met à être l’odeur de l’amour.
Cela a beau lui déplaire quelquefois…
Il y retourne par devoir.
Il n’a qu’à se renifler un peu plus sauvagement le derrière pour se mettre à aimer l’amour.
Il pourrait tout de même avouer ses liquides, ses trous, admettre qu’il est ainsi fait.
De trous et de liquides…
Cela ne puerait plus s’il en avait conscience.
Il pourrait dire : j’aime l’odeur de ton sexe une nuit après macération des liquides de l’amour…
Au lieu de cela, il lave la preuve qu’il est puanteur et se fait croire qu’il est une image nettoyée gage de sa civilité.
Il pourrait observer le milliard d’insectes qui lui lèchent les organes nuit et jour…
Ces milliards de petites cellules vivantes qui le construisent qui le fabriquent, qui le mangent et qui lui chient dessus…
Des animaux sur son corps d’animal.
L’homme est un poème humoristique contre lui-même.
Mesdames et Messieurs, vous puez et vous n’êtes pas beaux et vous n’y pouvez rien.
Vous êtes ridicules avec vos faux visages en plastique, vos faux cheveux en nylon, vos fausses courbes prétentieuses.
Vous êtes ridicules car cela ne change rien à ce que vous êtes.
Dessous, ces fausses formes, vous sentez mauvais.


©Jak Jak

Mardi 12 août 2008

06 08 2008

Tu vois bien que l’homme est immense.

Attends que le silence te découvre.
Tu verras, ce sera ta fête.
Attends que le vide te trouble.
Il saura faire de toi un être.
Attends d’attendre l’espoir et tu comprendras les miroirs.

Attends de te perdre pour l’amour.
Tu tomberas dans un creux de toi.
Tu ne sais pas faire noir ?
Comme le désir est long à venir…
Comme tu lui ressembles déjà.


©Jak Jak

Lundi 11 août 2008

06 08 2008

Tu as perdu quelque chose qui est à l’intérieur.
Chercher.
Regarder avec ton cœur.
Inventer avec ta vie.
Le chemin de cette vie.
Vomir tes indigestions d’émotions par le geste inattendu.
Guidé par la lumière au fond du noir.
Majestueusement étendu sur des voiles blancs.
Mettre des points, des cimetières, des frontières, des ambassades, des terrains qui semblent éteints.

Faire du vide avec du vide et y accrocher des gens.

Mourir comme tu respires.

Un trou fermé ne demande qu’à s’ouvrir.

Faire tant de manières pour tant de vide.

Revenir partout n’est jamais pareil.
 

©Jak Jak

Dimanche 10 août 2008

06 08 2008

Je te demande

Tu connais ta tâche ? Tu l’as accompli ? T’as pas autre chose à faire ou des questions à te poser ? Tu déchires pas les livres pour les lire ?
Tu me prends pour une réalité ? Je ne suis pas nette ? Tu louches ? Tu as besoin de lunettes ? De vacances ? Tu te poses des questions ?
Tu dors en marchant ? Tu dors en vivant ? Tu es inéxistencialiste ? Tu ne sais pas ce que ça veut dire ? Tu veux que je me taise ?
Tu veux pas que je t’emmerde ? Tu es certain d’être bien dans ta peau ? Pourquoi faire la morale de tes parents ?
Pourquoi tu baises comme ça ? Pourquoi pas comme ça ? Tu dors tout le temps quand tu travailles ? Tu te souviens de tes rêves ?
Tu veux une glace aux orteils ? Tu ne déchires toujours pas tes livres ? Tu te fais tirer les cartes ? Les vers du nez ?
Tu te lasses facilement ? Tu as de l’humour ? Tu es aimé ? Pourquoi tu somnoles quand tu penses ? Tu aimes tes réalités ?
Tu crois que je suis homme ou femme ? Tu réalites ou tu penses ? Tu crois à quoi ? Tu veux devenir riche en Euros ? Tu dors ?
Tu as envie de devenir réalité avec moi ? Tu veux une fusion ? Une fusée ? Tu sais faire pipi sans verser une goutte dans l’air ?
Tu connais le goût de ton corps, de ta peau ? Tu veux pas faire une pause ?
Pause
Faire une marelle pour aller toucher terre jusqu’au ciel en poussant un petit caillou du bout du pied…
Tu m’aimes ?
Silence
Tu viens ? Tu déchires pas ? Tu vois avec tes lunettes ? Tu imagines ? Tu connais un air d’opéra en verlan ?
Tu veux pas essayer….
Fais un effort s’il te plaît.


©Jak Jak

Samedi 9 août 2008

06 08 2008

Tu veux encore devenir riche, alors multiplie.
Des millions de plis sur des millions de draps.
C’est exactement comme ça les sortilèges.
De l’amour.
De la peur.
Ensorcelés.
Les femmes avec les hommes dans le même corps.
Les enfants avec l’amour dans le même ventre.
La terre avec le ciel et l’eau dans le même corps.
Encore.
Formellement.
Sans aucun droit.
Sans rien d’autre que ça.
Juste tout.

La musique.
Le must de la terre et des étoiles.
Le seul poète possible.
Des mots fait de tous les mots de toutes les déchirures passées et à venir, la musique.
La seule phrase de l’unique poème.

Un vente et l’autre vie.

Mon dieu, mon si Mauvais Dieu.
Dans les rêves tuer Dieu.
Sinon pourquoi mourir ?


©Jak Jak

Vendredi 8 juillet 2008

06 08 2008

Rêve.
Air.
Va faire tes courses en volant.
Prends une bouche avec toi et gonfle au fond du fond.
Fait de la place avec de l’air pour y poser tes secrets.
Tes histoires.
Tes mémoires entassées.
Prends tout qu’il faut prendre dans les rêves et ramène au diurne pour invoquer ton passé.
Ne te crois pas vivant.
Tu es mort.
Mort dans le temps.
Perdu.
Tu as bien le droit de pleurer puisque tu as tous les droits.
Des rires et des éclats de voix.
Des étreintes qui te collent à la peau pour toujours.
Ne parle pas de droit. Cela n’existe pas.
Ne parle pas de justice.
Dévisses.
Décloues toutes les planches et fais-en des arbres.
Nettoies les couleurs et fais-en des fleurs.
Invente.
Tu es tout le monde.
Tuer tout le monde.

Dans les bras des sortilèges, tourne les manèges.
Alchimise les blancs, fais en de la neige.
Tu sais tout.
Tu peux tout déchirer.
Déchires tes écrits.
Invente la vie.
Un vente et l’autre vie.
Ne vends rien, donne tout.


©Jak Jak

Jeudi 7 août 2008

06 08 2008

Merde.

Il faut être un peu grossier pour être vu.
Sinon tu peux pas passer les barrières.
Merde.
Merde.
Merde.
Mère.
Mer.
De.
Deux.
Je vous aime.
Il faut toujours laisser passer jetaime quand il veut sortir.
Il ne faut pas l’étouffer, ne pas le laisser mourir au fond des ventres.
Il y a des jetaimes qui se meurent dans les gorges par pudeur et puis tout s’éteint.
Quelque chose ne pardonne rien.
Déchirer.
Mauvais Dieu.
Rime avec terre, l’air, la mer, le vert, se taire.


©Jak Jak

Mercredi 6 août 2008

06 08 2008

Tous les livres sont des gens.
Plus ou moins lucides.
Toutes les lucidités sont des tournants.
Plus ou moins ceux des gens.
Parmi tant de fantômes, je préfère être dedans.
C’est rassurant.
C’est un mensonge qui est mon petit luxe à moi.
En réalité, je veux dire au fond de moi, je suis amour et douceur.
Je dirais même infinie douceur.
Mais en réalité…
Celle de tout le monde, je suis une emmerdeuse.
De vocation.
La réalité.
Ce mot est très mal écrit.
Il est mal placé.
Mal utilisé.
Si je le déchire, que je lie sa déchirure, il se transforme en verbe.
Et je peux enfin dire, je réalite de l’intérieur.
Ou bien tu me réalites toujours de l’extérieur.
Ça te choque de dire ça comme ça ?
Réalites-tu ?
Ce qui me choque, c’est que tout le monde réalite tout le monde de l’extérieur.
Et sois même aussi, de l’extérieur.
Fais ce que tu veux avec tes déchirures mais lucidifies quand même ton langage.