mercredi 23 juillet 2008

Mercredi 23 juillet 2008

23 07 2008

L'intelligence humaine a de drôles de manières
Le humains oh ! les humains...
Ils savent des choses,  mais ils ne cherchent pas à découvrir qui est l’autre au fond d'eux-même.
Ils ne regardent que la carapace.
Leur hiérarchie se repose dessus comme une certitude et ils veulent toujours transmettre ce qu’ils savent.
Le humains oh ! les humains...
Mais non.
Moi je ne veux pas de ce qu’ils veulent me donner : ça pu.
C’est vieux, ça sent le renfermé, c’est plein de croûtes, ça souffre…
La poésie n’est pas libre chez eux :
Elle est apprise et répétée comme une connaissance démontrable :
Comme si c’était une valeur stagnante, figée, morte, rangée dans les livres… Mon cul !
La poésie s’échappe d’elle-même : on ne la retient pas.
Elle court.
Elle pousse où elle veut.
Elle est.
La poésie des fluides, fluide...
On ne peut rien pour elle, elle peut tout pour nous.
On y contribue en se prêtant à elle dans tous nos sens.
Si elle veut passer elle passe.
Si elle n’a pas de place elle contourne et va voir ailleurs car elle est partout.
Comme la grâce, la musique, l’essentiel, le laid et le beau.
La poésie essentielle...
Comme une peau volatile qui habille ou déshabille :

Comme une couturière d’avenir : une éclaboussure d’intelligence.
L'essence des sens se pose en peau...
Parle- moi comme ça
Elle s'élève en sève...
En suspension
Vole en vers...
Par l’aérien
Et passe son chemin loin de la mort
Laisser passer
La vibration des poètes
Un poétique instant

 © JacquesJak