mardi 15 juillet 2008

Mardi 15 juillet 2008

15 07 2008

Tout se dissout peu à peu. C’est de moins en moins flou…
Plus aucune d’importance, finalement. Que mes pieds qui me balancent.
Seule chose que je sais : je te fais l’amour : il te transforme : et moi aussi :
J’en projette des tonnes de cet Amour qui passe en nous…
Je le fais ici aussi : je le fais encore :
Encore Encore Encore Encore Encore Encore
Je ne lui refuse rien à mon corps : je jouis de n’appartenir à rien d’autre qu’aux mots.
Je suis déculpabilisée de tout : de toi : de moi.
Je n’appartiens pas.
Les autres bras me renseignent sur moi et sur toi : Ils me font féline et je les griffe.
Je ne savais pas ça non plus : les marques que ça laisse.
Les marques du corps sont comme les fantômes de l’âme :
Tous nous hantent et nous construisent.
Tous ces bras venus à moi sous tous ces visages de toi.
Je les entends me parler de ce que j’ignore en moi.
J’apprends : tout l’or que je possède…
Je suis exploratrice de mon corps en vie.
Je me demande toujours si l’on reconnaît celui pour lequel on se prépare…
Si l’on a gardé cette mémoire en nous ?
Je me demande souvent si Toi existe.
Je sais que tu es là : présent à l’infini : je sais que nous ne savons pas : que nous sommes amnésiques :
J’entretiens la vie au fond de moi pour cet Amour que tu as pour moi.
Quel visage as-tu ?
Hamlet où es tu ? Hamlet où es tu ? Hamlet où es tu ? Hamlet où es tu ?
C’est très vivant de toute façon : c’est très vivant tout ça.
Quelques fois je pense à toi et je dis : je suis désolée.
Désolée. Désolée.

Juste après : Je suis bien.
Je suis bien. Je suis bien.

Souvent je prie vers toi.
Quelle saison !


 © JacquesJak