vendredi 27 juin 2008

Vendredi 27 juin 2008

27 06 2008

La voix en contre jour : si elle suppose un être d’amour.

J’aime ton dos, tes mains, tes cuisses et tes chevilles.
Ton nombril sur la ligne qui mène à ton sexe.
J’aime ton sexe qui n’est pas le mien.
Je baise tes reins jusqu’à ta fente, ton unique, qui poursuit le creux, la chute…
Je prends ton cou, ta pomme, dans ma bouche. Je mords, je chatouille, les papilles en éveil…
Je provoque ton regard et souffle sur tes paupières douces. Je baise tes sourcils.
Je respire ton front, tes cheveux, ta peau.
J’aime ton sel.
Je touche l’ensemble de ta chaleur …

Un drap, une plage, un mur, une table, un tapis, un canapé, un lieu publique, un lieu dans le désert… Au milieu du jour et de la nuit : exactement : sous une éclipse…

Je pleure de ce retournement de toi à moi.

Le regard posé en douceur sur la chair de l’Autre, détendue, après avoir été attendue, puis entendue…

J’aime tes muscles qui crispent et qui desserrent quand ma bouche vient engloutir ton sexe…
J’aime ça que tu crois que je te prends tout de toi quand dans ma gorge il est venu se sauver de ton corps.
Tu disparais dans mes chairs entre mes lèvres et ta voix apparaît.
J’aime ton ventre.
Il ne sait pas.
Ton ventre ignorant se détend sous mes mains qui sentent à l’intérieur derrière la peau.
J’aime la peur qui habite à l’intérieur.


© JacquesJak