lun 23 juin 2008

Lundi 23 juin 2008

23 06 2008

Je suis la face cachée d’Hamlet.
Lui il ne sait pas.
Il fait comme s’il était tout seul.
Il fait sans moi.
Ce n’est pas triste mais c’est long d’attendre qu’il puisse comprendre…
Hier, j’ai basculée.
Encore tombée : renversée dans les eaux du renouvellement.
Comme une mort perpétuelle :
Depuis hier nous regardons l’hiver venir…
Au loin, il nous attend.
La nuit reviendra plus tôt chaque jour depuis.

Le soleil a rendez-vous avec la lune
Mais la lune n'est pas là et le soleil l'attend
Ici-bas souvent chacun pour sa chacune
Chacun doit en faire autant
La lune est là, la lune est là
La lune est là, mais le soleil ne la voit pas
Pour la trouver il faut la nuit
Il faut la nuit mais le soleil ne le sait pas et toujours luit

Je suis ta face cachée, Hamlet.
Tu es mon Astre.
L’amour reste pur dans le temps.
C’est ainsi qu’il se passe… D’envies en vies.
L’histoire nous conte que toujours il le restera s’il le fût.
L’histoire sous ses manigances et sa furie d’avancer sur le temps qui nous est compté nous fait perdre la vue…
Qu’est-ce que la vue ?
Qu’est-ce qu’on peut voir ?
Dis-moi Rimbaud qu’as-tu vu toi qui as lu mon désespoir ?
Et là-bas, cher Papa premier ?
Dans le livre du baroque ? Qui prend mes fleurs à la cour ?
Personne ?
Ne voient-ils pas tous ceux-là de la cour que je leur tend des fleurs ?
Le monde se contente de survoler mes épines…


© Jack Jacques