dimanche 8 juin 2008
Dimanche 8 juin 2008
08 06 2008Nous sommes fous.
Y a-t-il plus de noblesse à l'âme à subir la fronde et les flèches de la fortune outrageante,
ou bien à s'armer contre une mer de douleurs et à l'arrêter par une révolte ?*
Une brise de folie dans le soir de juin.
Dormir et penser : rêver.
Mourir,... dormir, dormir ! Peut-être rêver !*
Souffrir : prendre des gifles : ouvrir toujours : ouvrir d’avantage : : comprendre admettre : accepter.
Et dire que par ce sommeil nous mettons fin aux mots du coeur et aux mille tortures naturelles qui sont les legs de la chair...*
Grandir avec des baffes dans la gueule.
Vieillir ce n’est pas décrépir. C’est le contraire :
S’ouvrir de plus en plus pour aller jusqu’à cela :
Admettre et regarder la machine en vie comme un fruit qui va pourrir.
Accepter :
Savoir se voir faire. Savoir se dire bonne nuit.
Bonne transformation.
Quel rêve peut-il nous venir dans ce sommeil de la mort, quand nous sommes débarrassés de l'étreinte de cette vie ?*
L'amour
Par exemple :
Bach violoncelle nuit beauté qui percera toujours à l’homme au cœur.
Musique pour saisir le sensible.
Etre inondé de Bach et dormir.
Sur quoi s’attarder si tout meurt ?
Par quoi se laisser bouffer ?
Si tout finit par pourrir…
Si quelque chose ne meurt jamais: il faut que ce soit très beau très pur :
Pour laisser tout de même Bach le soir pour s’endormir.
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© Jack Jacques
*W.S-Hamlet