sam 7 juin 2008

Samedi 7 juin 2008

07 06 2008

Rien.
Vivre.
Puisque même rien se met à vivre.
Vivre sur rien.
Ce n’est rien de vivre.
On vit… Sur rien. On ne voit rien.
Des souvenirs passent avec leurs mots : En échos…

" A la céleste idole de mon âme, à la belle des belles, à Ophélia... Qu'elle garde ceci sur son magnifique sein blanc... "*

Dans le silence


Je sais !
Je m’en souviens !
Je t’aime trop pour te donner l’occasion de tâcher ce cœur tout pur que j’ai su te garder !
Je te veux ! ! !
Il te faut ! ! !
Je peux tout exiger de toi pour cette unique raison  !

"Doute que les astres soient des flammes,
Doute que le soleil tourne,
Doute que la vérité soit la vérité,
Mais ne doute jamais de mon amour !"*

Dans le silence en se taisant… Sous les paupières en s’endormant.

Tu es prince de mes désordres.
Accoucheur de mon désespoir.
Ma mélancolie habite l’ombre de ton passage sur moi.
Je reçois tous les feux que tes yeux ont de foudre.
Je sais que seules mes pluies ont le pouvoir de combler la canicule qui sèche ta vie.
J’ai soif pour toi.
Je ne te charge ni t’implore de rien.
Je crois en toi.

" O chère Ophélia, je suis mal à l'aise en ces vers : je n'ai point l'art d'aligner mes soupirs; mais je t'aime bien ! Oh ! Par-dessus tout ! Crois-le. Adieu !"*

Admettre alors. Tant mieux ? Tant pis ? Tant qu’à faire…
Tant de choses que je sais comme une vierge sait qu’elle est vierge.
Il faut s’endormir. Rêver.
Toujours couler d’entre les cuisses attendre d’être sèche.
Dormir et rêver.
Le repos comme accessoire du trouble.
Tout n’est qu’accessoires et décors
Il faut dormir pour pouvoir rêver.
D’un sommeil qui entretient le mystère.
Le grand mystère que je perçois de toi il me semble est le même que celui de moi qui te parviens.

" A toi pour toujours, ma dame chérie, tant que cette machine mortelle m'appartiendra !"*
"HAMLET"

© Jack Jacques

*W.S-Hamlet