mer 28 mai 2008
Mercredi 28 mai 2008
28 05 2008Avant de venir au monde, le désir de vivre est plus fort que tout.
Je n’avais pas réfléchi à certains détails comme de « gagner sa vie » en prenant le métro, par exemple.
Sans doute que certains détails nous échappent…
J’étais très poétique en ce qui me concerne.
Avant.
La muse au fond d’un ruisseau…
Cette image de vierge suicidée qui m’a bercée
La grâce d’Arthur…
Ce poète qui dit qu’aux rayons des étoiles je viens chercher la nuit les fleurs que je cueillis
Lui qui m’a vue sur l’eau, couchée en mes longs voiles…
Je suis sa blanche Ophélia
Celle qui flotte comme un grand lys…
Toute une dimension ce poème
Ma jeunesse littéraire après Papa Ier…
Moi j’étais amoureuse de Rimbaud quand je flottais encore…
L’arrivée sur terre, là : ici-bas
L’intégration de l’image de la matière
L’occupation d’un corps terrestre
La condition humaine, comme ça…
Les dualités de l’existence, tout ça
Une réalité à intégrer comme une société
Des sociétés
La société
L’entrée en matière devient si rock si roll parfois !
Hier, jour d’orage de partout.
Il grondait sur la ville comme il grondait sur mon coeur…
Aujourd’hui, je me remets de mes émotions du métro.
C’est très pratique cette chose qui ressemble à un gros ver pour grouiller sous le sol de Paris…
Mais quand on sort du ruisseau et des étoiles : c’est trash !
Hard au corps…
Il faut un courage extrême pour être un humain dans le métro.
Je ne sais pas s’ils se rendent compte…
Moi j’ai peur.
Je me sens toute petite au milieu de cette humanité si courageuse…
La notice du ver est un étrange poème en forme d'escargot...
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© Gérard Laurent © ratp © Gérard Laurent