mar 27 mai 2008
Mardi 27 mai 2008
27 05 2008L’humanité rassemblée dans les couloirs du métro est une humanité docile ! J’ai traîné mon corps fantôme dans ces artères souterraines et je n’en croyais pas mes yeux. Tout un troupeau au pas, végétant dans les odeurs mêlées, attendant sagement que les rames emportent et désemportent, s’emplissent et se désemplissent de tous ces corps étrangers qui n’en devenaient qu’un : la foule.
Et dehors les voitures font ce que dessous les humains font…
C’est donc cela une ville d’aujourd’hui ? La puissance des pays riches ?
Mais c’est d’une pauvreté absolue… Une laideur épouvantable…
Comment l’esprit peut supporter cela ?
Comment pouvons-nous nous satisfaire d’un concept inacceptable et faux : la modernité ?
Qu’y a t il de moderne dans le fait de devenir un troupeau ?
La vie des humains est affreuse pour la plupart…
Des esclaves de la société.
Il y a beaucoup trop de monde aux heures de pointe !
Et comment font-ils eux pour aller travailler ?
Pour aller chercher l’argent qui leur donne le droit de vivre au sein de ce complexe organisé ?
Ils acceptent sans rien dire ?
Je comprends mieux pourquoi tous ces médecins administrent tous ces médicaments qui isolent l’esprit du corps : c’est une souffrance insurmontable d’être un humain moderne dans une grande ville…
Je n’ai pas supporté, moi… Je voulais taper tout le monde !
Il me montait des rages et des envies de tuer…
Envie d’écraser tout ça… C’est affreux… Je ne suis pas adaptée à ce monde civilisé… Incapable de prendre sur moi : il en est hors de question…
Je ne prendrai plus le métro ! Je marcherai à pied ! Je ne gagnerai pas ma vie tant pis…
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© Gérard Laurent