dim 25 mai 2008

Dimanche 25 mai 2008

25 05 2008

C’est la fête des mères…
J’ai comme une angoisse : je n’ai pas de mère…
Il faut que j’en trouve une…
Qu’en dites-vous, vous : Mr Shakespeare, dit Papa premier…
C’est qui ma mère ?
Et qu’en pense papa Freud de ça : une fille sans créatrice ?
Une simple femme moderne, sans doute, puisque le créateur suprême a piqué la vedette au fond des inconscients…
De toute façon, papa Freud ne s’occupe que d’Hamlet sur son divan…
Les filles, c’est pas son truc.
Quel désordre…
Je suis morte à l’heure où je parle, et ressuscitée.
J’ai un père mort qui l’est resté.
Un amoureux mort qui m’avait déclaré de son vivant qu’il ne m’aimait pas et que malgré tout je cherche à faire revivre comme Isis son Osiris…
Le schéma n’est déjà pas si simple à avaler…
Mon frère chéri : mort en se tuant avec mon amoureux après mon soi-disant suicide (suicide à la Marilyne, ma rivière pour sa piscine : quand on est avec des types de pouvoir, on n’hésite pas à nous faire jouer les muses sacrifiées en plein jour)…
Mon frère, oui… Me demandant de trahir mon amour pour le piéger : ils se sont tous bien servit de moi…
Et moi : j’ai tout fait comme ils voulaient… Quelle naïveté…
Prendre conscience de son histoire après quelques siècles passés sous la vase, c’est violent…
Je précise que je ne gobe aucun produit chimique pour supporter : je dénoue seule les fils de mon histoire.
J’affronte ma dépression à coup de pardon…
Snif... Snif... Snif...
Maman, câlin !!!
Snif... Mouchoir...
Non : ça je ne peux même pas le dire…
Je vous ferais remarquer que je suis endurante …
Mes yeux pour pleurer au fond d’une rivière.
Je viens d’un ventre universel, sans visage et sans nom :
Mon créateur n’a posé que deux femelles en parallèle dans sa foutue pièce…
Gertrude, mon exe future-exe « belle » mère n’est que mon double pour le spectateur…
Bonne fête, oui…
Merci Monsieur Pétain, d’avoir inventer cette fête lénifiante pour les orphelins…
Bon dimanche à part ça !

© Consuelo Zoelly