lun 17 mar 2008

Lundi 17 maris 2008

17 03 2008

J’ai déchiré les livres. Pas brûlé, déchiré.
Aux déchirures, j’ai relu.
Tout était beaucoup plus clair.
Je fais tout de moi-même.
Même les livres des autres.
Surtout ceux des prophètes.
Si je ne fais pas comme ça, je ne peux pas lire.
Si je prends juste un truc en papier relié, je m’emmerde devant la signature et son auteur.
Je n’ai aucun respect pour aucun auteur.
De la passion, oui.
C’est comme un homme, un livre.
On le prend, on l’engloutit et on le digère au rythme que l’on peut.
Il peut s’étendre sur la vie entière ou s’oublier en un instant.
Le plus important étant de passer un moment.
Tous les livres sont des gens.
Plus ou moins lucides.
Toutes les lucidités sont des tournants. Plus ou moins ceux des gens.
Parmi tant de fantômes, je préfère être dedans.


© Consuelo Zoelly