mardi 22 janvier 2008

Mardi 22 janvier 2008

22 01 2008


«Ses vêtements s’ouvrirent,

Et telle une sirène, un temps, ils l’ont portée ;

Cependant qu’elle chantait des brides de vieux airs,

Insensible à sa propre détresse,

Ou pareille à une créature née dans cet élément

Et faite pour y vivre. Mais bientôt

Ses habits, lourds de ce qu’ils avaient bu,

Tirèrent l’infortunée de ces chants mélodieux

Vers une mort boueuse ».

Boueuse ! Merci Papa Ier, dit Mr Shakespeare... Quel héritage...

C'est  assez trash comme il me tue, c'est désagréable à entendre  :

Effrayant même peut-être...

Mais la boue, c'est la terre...

Il faut bien tomber quelque part, finir, se transformer.

Oui je chantais lorsque les eaux ont fait de moi une sirène.

Oui, je retournais à mon élément... Il n'y a pas de quoi en faire ce drame...

Ce n'était pas désagréable de finir doucement, en chantant avec les fleurs.

Je refuse la thèse du suicide qu'on trouve partout sur le net.

J'ai pensé sacrifice. Pas suicide.

Pour l'amour et en douceur... En chantant s'il vous plait !

Et la joie de mourir alors ?

Et pour vivre...


Avez-vous la joie de vivre ?